Bouquin! - Page 25 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 20/08/2009, 22h43
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Foreman
 
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Nouvelle publication: Le sari vert d’Ananda Devi


Le dernier roman d’Ananda Devi, Le sari vert, vient de paraître. Une tragédie familiale qui tourne autour de la violence. Violence des sentiments, mais aussi des actes.
Un mari qui battait sa femme et se défend de l’avoir tuée. Qui a plus que probablement commis l’inceste sur sa fille. Et se prépare à mourir du cancer dans un déchaînement de colère.
Une tragédie plus collective qui évoque une grève sanglante et les troubles raciaux de la fin des années 60 à Maurice.
«Le sari vert» est une tragédie contemporaine universelle, qui s’interroge sur les crimes les plus atroces dont on entend parler: «comment l’amant a mangé l’amant, comment la femme a congelé ses petits?» Et cette fin terrible: «Il n’y a qu’un nom pour la violence. C’est la violence.»
Ananda Devi maîtrise plus que jamais son écriture. Et elle pose des questions auxquelles chacun devra trouver sa propre réponse.

merci sis, mo kroire Véro bizin achete ène de plus pou mwa ahahah
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Vieux 06/09/2009, 09h08
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Prix Révélations 2009 à la Forêt des Livres

Des Lauriers Verts pour Alain Gordon-Gentil


Le troisième roman d'Alain Gordon-Gentil, Devina (Julliard 2009) a reçu le Prix Révélations 2009 lors de la manifestation la Forêt de Livres, le 30 août dernier en Touraine, en France. Au centre du roman : un meurtre mystérieux. Une affaire qui rappelle une autre et la servante Devina qui mène son enquête au péril de sa vie. Un roman court mais dense sur fond de conflits inter communautaires.
L'histoire : Devina, une jeune femme d'origine indienne, servante et confidente de Rébecca, est la seule qui puisse faire éclater la vérité sur le meurtre mystérieux de cette jeune fille blanche qu'elle a élevée et aimée comme son propre enfant. Ce meurtre et le mystère qui plane autour du meurtrier vont pousser la jeune femme à mener l'enquête. Qui est Rébecca? Une jeune femme débordante de vie retrouvée sauvagement assassiné un soir dans sa baignoire. Rébecca était le symbole d'une double culture dans un pays miné par des communautarismes raciaux et sociaux : celle de sa famille, les Martin-Régnaud, de riches planteurs blancs et la culture hindoue de Devina. Lorsque Jérôme Martin-Régnaud découvre le meurtre de sa jeune soeur Rébecca, il essaie de corrompre la police pour étouffer l'affaire. Les lieux du crime sont nettoyés, la victime incinérée. Un coupable est désigné : Raju, un jeune pêcheur hindou, ami de Rébecca, le dernier à l'avoir vu vivante et qui a pris la fuite. Acculé, il passe aux aveux. Il aurait voulu violer la jeune fille sous l'emprise de l'alcool. Mais Raju ne buvait pas et sa relation avec Rébecca était platonique. Celle-ci était amoureuse d'un certain Jason à qui elle s'était donnée. Ce dernier a été éloigné d'elle et envoyé en Afrique. Devina sait que Raju n'est pas coupable et que cet homicide cache beaucoup plus que ce que révèle l'enquête officielle. Devina s'engage alors dans un combat pour comprendre ce qui s'est passé réellement ce mystérieux soir où Rébecca a perdu la vie. Surviennent des affrontements entre communautés. Les Blancs et les Hindous vont prendre position sur cette affaire. Des émeutes menacent un territoire fragile. Alain Gordon-Gordon Gentil dépeint une île Maurice, loin des cartes postales, évoquant la question complexe des situations post-coloniales. Les séquelles de la colonisation : une situation qui peut interpeler le lecteur occidental.



Extrait du contenu


Riche héritière d'une famille de sucriers, la belle Rébecca Martin-Régnaud est retrouvée morte dans sa baignoire. Un jeune Indien avoue être l'auteur du crime. Devina, la servante hindoue de Rébecca, n'est pas convaincue par la version officielle du drame. Nul ne connaissait Rébecca aussi bien qu'elle, et certains détails ne collent pas. Naïve, modeste, opiniâtre, Devina relève une à une les zones d'ombre de l'enquête et reconstitue peu à peu les faits. Des tentatives maladroites pour étouffer l'affaire n'ont pour effet que d'empirer la situation en alertant l'opinion publique. Tout le pays se met en ébullition. Les milieux politiques, le monde des affaires, la presse, les chefs religieux, ne peuvent rien pour endiguer les houles qui se lèvent. Rébecca devient le cri symbolique de toutes les douleurs, de toutes les couleurs. Sa mort coule sur l'île comme un filet de sang, irriguant des violences que l'on croyait à jamais enfouies. Au fil d'une investigation qui cristallise les haines et fait ressurgir des rancœurs assoupies, se dessinent d'un côté la personnalité rebelle et passionnée de Rébecca, de l'autre l'abnégation de sa servante. Et puis un jour, tout s'arrête. Le calme revient sur l'île. Devina, qui connaît désormais toute la vérité, choisira pourtant de se taire. Dans une société multiethnique, prête à imploser à la moindre occasion, s'il s'agit de protéger un équilibre aussi vital que précaire, quel est le prix d'une vie ? Rébecca disait souvent à sa servante que vivre à l'île Maurice, c'était choisir entre le mensonge qui construit la paix, et la vérité qui déclenche la guerre. À travers cette intrigue policière et amoureuse, Alain Gordon-Gentil dresse le portrait émouvant de deux femmes que leurs conditions, pourtant opposées, vont réduire au silence.
Bio L'auteur est né en 1952 dans le village de Pamplemousses à Maurice. Alain Gordon-Gentil a fait carrière dans le journalisme. Rédacteur en chef d'un magazine Le Mag, il a occupé ensuite plusieurs fonctions. Il dirige aujourd'hui sa propre maison de production. Il a publié chez Julliard, Quartiers de pamplemousses et Le Voyage de Delcourt. Devina est son troisième roman.
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Vieux 22/09/2009, 19h05
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TRACY PONEN :


Qui a dit qu’on ne pouvait pas écrire un bouquin à 15 ans ? Pas Tracy Poinen en tout cas. Cette jeune fille, à l’air tout timide, a lancé son premier roman, Tanisa, le secret de mon cœur, le samedi 19 septembre. «Ce livre parle de la vie de tous les jours d’une jeune fille qui doit faire face aux différentes épreuves d’une vie d’adolescente. Elle parle de sa famille, de ses amis, de ses passions, ses rêves et de son premier amour. Au fil de la lecture, on peut découvrir le secret que cache le cœur de Tanisa», explique cette étudiante au SSS College de Forest-Side, véritable romancière dans l’âme.
Pour Tracy, l’écriture est plus qu’une simple passion : «Écrire m’aide à exprimer mes sentiments. J’ai commencé avec des petites histoires et des poèmes alors que j’étais en primaire. À travers l’écriture, je me projette dans un autre univers. C’est en quelque sorte mon échappatoire.» L’ado, qui se définit comme une «grande rêveuse», avoue que l’idée d’écrire un livre a germé dans son esprit quand l’une de ses amies de classe, Nikhita Obeegadoo, alors âgée de 13 ans, a lancé son Mahima’s Story. «Cela a comme un déclic. Avant, je n’osais pas penser que c’était possible mais quand elle a lancé son livre, je me suis dit que moi aussi, je pouvais le faire», lance-t-elle, radieuse.
Tracy puise son inspiration dans tout ce qui l’entoure mais également dans ces séries pour jeunes qu’elle regarde à la télé. La jeune fille a aujourd’hui «le sentiment d’avoir accompli quelque chose» et affirme que c’est grâce aux encouragements de sa famille, de ses amis et d’une «personne spéciale» qu’elle a pu en arriver là.
La mère de l’adolescente, Love Ponen est «très fière» de celle-ci : «Elle n’est pas du genre à wait for things to happen mais plutôt du genre à make things happen.» Émilie, la sœur de Tracy, souligne, quant à elle, que cette dernière «a toujours été une fille créative et ambitieuse qui ne se sous-estime pas et qui ne baisse jamais les bras».
Pas pressée d’écrire un second bouquin, Tracy se consacre désormais au piano et à la couture, ses deux autres passions, tout en savourant le bonheur d’avoir réalisé son rêve.
Amy Kamanah
(Source : 5-Plus Dimanche)
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Vieux 12/11/2009, 14h15
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Trois femmes puissantes (Prix Goncourt 2009 )

Trois femmes puissantes
Marie Ndiaye

Roman (broché). Paru en 08/2009
Marie Ndiaye est née à Pithiviers (Loiret) en 1967. Elle a étudié la linguistique à la Sorbonne avant d’être pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. Elle a reçu le Prix Femina en 2001 pour son roman Rosie Carpe.


Résumé du livre



Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Norah, la quarantaine, arrive chez son père en Afrique. Le tyran égocentrique de jadis est devenu mutique, boulimique, et passe ses nuits perché dans le flamboyant de la cour. Fanta enseigne la français à Dakar, mais elle a été obligée de suivre en France son compagnon Rudy. Rudy s'avère incapable d'offrir à Fanta la vie riche et joyeuse qu'elle mérite. Khady Demba est une jeune veuve africaine. Sans argent, elle tente de rejoindre une lointaine cousine, Fanta, qui vit en France. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible.
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Vieux 13/11/2009, 16h25
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Une nouvelle revue littéraire mauricienne depuis juin 2009

Paroles de Barlen Pyamootoo, écrivain et directeur de la revue :

"L'Atelier d'écriture est une revue littéraire qui prolonge un atelier d'écriture que j'anime le samedi de 10 heures à midi au Centre Charles Baudelaire à Rose-Hill, île Maurice. Y participent Christine Ah Fat, Didié Aza, Jean-Clément Cangy, Catherine Capponi-Langlois, Christophe Cassiau-Haurie, Neerusha Chuttoorgoon, Claudette Commarmond, Elizabeth Commarmond, Bhimsen Conhyedoss, Shenaz Currimjee, Amina Issack, Bruno Jean-François,
Sabir Kadel, Yusuf Kadel, Evelyn Kee Mew, Sandrine Koa Wing, Dini Lallah, Brigitte Masson, Monica Maurel, Dominique Merven, Sandy Murden, Munavvar Namdarkhan, Brinda Pillai, Véronique Pompon, Olivier Précieux, Olga Savannah, Claudine Sohawon, Umar Timol et Jean-André Viala.

Dès les premières séances de l'atelier en novembre 2008, j'ai été frappé par la qualité des textes présentés, et j'ai compris qu'une nouvelle génération d'écrivains était à l'œuvre au cœur des êtres et des choses, parfois obscurément, et j'ai voulu, comme éditeur, les accompagner dans leur quête littéraire. Nous avons donc décidé de poursuivre l'atelier, qui aurait dû prendre fin le 28 mars 2009, et de créer une revue pour permettre de découvrir chaque mois des textes lumineux, inédits ou méconnus. D'autres auteurs nous ont rejoints, de Maurice et d'ailleurs, porteurs d'œuvres singulières, en français surtout, mais aussi en créole et en anglais, comme autant d'éclairages qui s'énoncent dans leur vitalité originelle.

Vous pouvez nous aider à élargir cet espace de liberté et de diversité en vous abonnant à l'Atelier d'écriture. La revue sera dans votre boîte aux lettres dès sa parution : et ça vous changera des prospectus."

Barlen Pyamootoo

abonnement à la revue L'ATELIER D'ÉCRITURE - Parution mensuelle :
Maurice 1 an (12 numéros) 1 200 Roupies
Étranger 1 an (12 numéros) 96 Euros

Le bulletin d'abonnement se trouve sur le net comme par exemple sur le lien : Africultures - Murmure - Une nouvelle revue littéraire mauricienne

Vous pouvez également contacter la revue ou l'écrivain Barlen Pyamootoo en les retrouvant sur Facebook.
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Vieux 14/11/2009, 19h30
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INTERVIEW : LAURENCE RENOUF (Éditions de l'Olivier)

"Les auteurs mauriciens ont quelque chose en commun"



Elle est de passage à Maurice pour le lancement du cinquième numéro de l'Atelier d'Écriture. Laurence Renouf est responsable d'une partie du catalogue français et francophone des Éditions de l'Olivier. Maison où sont publiés cinq auteurs mauriciens. L'éditrice évoque une littérature mauricienne qui essentiellement reposerait sur les personnages qui peuplent les romans de ces écrivains.

Pourquoi ce voyage à Maurice ?

C'est tout un enchaînement. C'est la cinquième fois que je suis à Maurice. L'origine de ces venues, et de la publication des écrivains mauriciens au sein de l'Olivier, repose entièrement sur un manuscrit que nous avons reçu un jour. Un manuscrit qui nous a énormément plu, et que j'ai trouvé formidable. L'auteur s'appelait Barlen Pyamootoo et habitait à l'île Maurice. Le texte était accompagné d'un numéro de téléphone et d'un petit mot.
Je voulais répondre à ce monsieur pour lui dire à quel point son texte était impressionnant, intéressant du point de vue littéraire. Je me suis dit que ça devait durer un temps fou d'écrire à Maurice. J'ai pris mon téléphone et j'ai eu Barlen à l'autre bout du fil. On a discuté, et on a publié son premier livre. C'était Bénarès. Et après, Barlen voulait faire une sorte d'atelier d'écriture express. Je suis venue une semaine pour ce qui était davantage un atelier d'édition, puisque je recevais les auteurs, je lisais leur texte et j'en parlais avec eux.

Qu'est-ce qui vous a plu dans Bénarès ?

L'écriture et l'univers… ce sont toujours ce qui frappe quand on lit un texte qui sera retenu pour édition. Pourquoi ce texte alors qu'on en reçoit vingt par jour ? C'est tout simplement parce que ce texte a une personne à l'intérieur. Il y a une histoire mais surtout un ton, une voix. C'est extrêmement envoûtant, et on est enthousiasmé à lire tout le livre d'affilée. On est juste des lecteurs un peu spéciaux, puisqu'on fait un tri qui passe par nos critères à nous. Je ne dis pas que c'est un tri objectif.

Cinq écrivains mauriciens sont publiés à ce jour aux Éditions de l'Olivier…

… Barlen Pyamootoo, Carl de Souza, Shenaz Patel, Bertrand de Robillard et Nathacha Appanah. Ce qui nourrit la ligne éditoriale de l'Olivier de façon consciente ou inconsciente… repose sur la sensibilité de trois personnes principalement. Le choix des textes et la ligne éditoriale passent par Olivier Cohen ; Alix Penan, qui est éditrice de littérature française avec moi.

Quelle est la vocation de l'Olivier ?

À l'origine on publiait principalement des textes anglo-saxons - de grands auteurs américains ou anglais comme Cormac McCarthy, Richard Ford, Jay McInerney - et un catalogue français. Ce qui rassemble tous ces textes est peut-être une envie de découvrir de nouvelles voix, des écritures assez fortes, c'est une chose à laquelle on est très sensible ; un projet de roman ou de nouvelle ou de récit, mais avec un vrai projet littéraire.
On ne publie pas du tout de romans de genre. Des romans qui répondent à un certain nombre de codes : roman historique, thriller ou roman de science fiction. On est clairement dans des projets beaucoup plus littéraires ; non pas que le roman de genre ne puisse pas être littéraire. Tous nos livres sont inscrits dans notre époque et ont toujours pour thème des sujets plutôt contemporains : que ce soit une problématique sociale ou personnelle.

Les auteurs mauriciens ont-ils quelque chose en commun ?

On écrit avec ce qu'on est, et on est évidemment avec l'endroit d'où l'on vient. De ce point de vue, les auteurs mauriciens ont quelque chose en commun. Sans doute dans l'imaginaire, dans leur univers ; même s'ils ont tous des écritures très différentes. C'est au niveau de l'imaginaire et de l'univers qu'ils ont des points communs. Ne serait-ce qu'à travers leurs personnages. Si on prend Shenaz Patel et Barlen Pyamootoo, a priori, ils n'ont rien à voir, sauf que leurs personnages sont issus principalement de Maurice. Peut-être, eux font partie d'une grande famille mauricienne. Les liens de ces auteurs sont peut-être plus à travers ce qui leur échappe qu'à travers ce qui leur est propre.

Avez-vous pu évaluer le potentiel littéraire local notamment à travers l'Atelier d'Écriture ?

Je ne pense pas qu'un pays ait un potentiel littéraire particulier. Je pense qu'il y a de grands écrivains partout dans le monde. Ce qu'on peut dire de l'Atelier d'Écriture, des quatre premiers numéros qui ont paru déjà, c'est qu'il y a une vraie qualité d'écriture. Mais je ne sais pas si cela tient tant au pays qu'à la personne qui choisit les textes.

Peut-on parler d'une littérature mauricienne ?

On peut parler d'une littérature mauricienne, comme on parle de la littérature américaine ou française. En l'occurrence, cette littérature se décline en plusieurs langues. Elle existe à ce titre-là, comme la littérature allemande, italienne ou espagnole. Après, dans chaque domaine on peut tirer de vagues généralités. Trouver une spécificité à la littérature mauricienne serait l'enfermer dans une représentation qu'on se fait avec des a priori, et je trouve ça toujours dommage.
Néanmoins, on sent une présence mauricienne dans l'imagination, dans certains objets. Des choses minuscules qui sont impossibles à identifier. Elles donnent une espèce de colorature à une littérature.

Qu'est-ce qu'un bon roman ?

Un bon roman est un roman qui sait capter son lecteur, qui ensuite l'emmène quelque part, lui donne à penser et propose une écriture qui aussi incite à la réflexion. Ce sont pour moi des critères de bons romans, dans la mesure où ils remplissent un certain nombre de fonctions auprès du lecteur : du côté du rêve, de l'étonnement, de la curiosité. Ce sont les qualités propres à un bon roman. Par ailleurs, quand on est éditrice on a un certain nombre de critères. On s'arrête plutôt sur la qualité d'écriture, le fond du roman. J'aime les livres qui ont une certaine profondeur et qui ont plusieurs niveaux de récit.

Comment se faire publier chez l'Olivier ?
Comme dans toutes les maisons d'édition. C'est assez simple, même si ça paraît difficile de l'extérieur parce que cette maison a un nombre de titres limité - une quarantaine par an. Et sur ces quarante titres on en publie une petite dizaine en langue française. Les autres titres sont des traductions. Ce qui restreint considérablement les places. Il y a nos critères personnels pour la sélection. Et pour se faire publier, il suffit d'envoyer son texte. On en reçoit à peu près une vingtaine par jour. Mais les chiffres sont cruels. Arrivé par la poste… on n'en publie jamais plus d'un par an. Si on reçoit dix manuscrits absolument extraordinaires ou qui nous éblouissent dans l'année, on publiera les dix. Simplement on n'en reçoit jamais dix dans l'année.

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  #247 (permalink)  
Vieux 14/11/2009, 19h34
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l'Atelier d'Écriture

l'Atelier d'Écriture



Le cinquième numéro de la revue littéraire mensuelle a été lancé officiellement hier en présence de Laurence Renouf et des auteurs publiés dans la présente édition. Après un des chefs-d'œuvre de la littérature mauricienne (Polyte de Savinien Mérédac), l'Atelier présente quatre textes qui emmènent le lecteur dans des univers singuliers. Place est aussi faite à une certaine causticité. Ce numéro comprend les écrits de Bertrand de Robillard, Umar Timol, Henriette Wiehe et Amitha Zehn. Celle-ci signe L'île Putain. La quatrième de couverture indique un puissant texte d'Umar Timol, qui ne saurait laisser insensible.


P o i n t B a r r e




Humour noir pour se remettre de Six pieds sous terre. Après avoir fait rimer la poésie avec la mort, le prochain numéro de Point Barre sera moins sombre. La revue de poésie sera dédiée à l'humour (sous toutes ses formes : humour noir, autodérision, satire, parodie, burlesque, cocasserie, traits d'esprit), et aura pour titre " … RIEZ, MAINTENANT ". Les propositions d'une longueur maximale de 50 vers seront adressées en pièces jointes à l'adresse électronique suivante : barre.point@gmail.com. Chaque auteur ne proposera qu'un texte inédit. La date limite pour les envois est le 15 janvier 2010 (sortie du numéro 8 en avril 2010).
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