Bouquin! - Page 12 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice
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Vieux 18/01/2007, 15h41
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sa livre ki mo ti passe commande lor fnac la, mo pankor gagne li mem... ziska mone bliye ki titre tou... mo bizin fouye sa poste la pou regagne titre la... livre la pankor vini mem... bez sha!!! ziska lheure li ankor swadizan out of stock!!
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Vieux 19/01/2007, 15h50
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SOCIÉTÉ : LECTURE

Les librairies, carrefours de spiritualité



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Phénomène de société prenant de l'ampleur, les petits bouquins à caractère religieux ou à vocation spirituelle, les livres de psychologie et autres publications promettant le bien-être constituent les meilleures ventes des libraires ces dernières années. Que cache la ruée sur ces nouveaux guides spirituels ? Nous avons tenté de comprendre.
La sérénité et même Dieu pourraient se trouver dans des livres. Du moins, c'est ce que donne à penser la tendance amorcée par de nombreux lecteurs de tous âges et de religions confondues en se tournant vers une lecture dite spirituelle. Chercheraient-ils à comprendre le sens de leur vie ou à trouver ce qui manque à leur existence ? Nous avons tenté d'appréhender ce qui motive la consommation de ces nouveaux guides spirituels.
Engouement. Cette littérature à caractère religieux, voire spirituel, intéresse beaucoup de Mauriciens depuis un certain temps. D'après Ahmad Sulliman, des Éditions Le Printemps, cette tendance s'accroît depuis plusieurs années déjà, avant même le Da Vinci Code. Cette propension se situe donc en amont de la polémique que devait provoquer le thriller ésotérique de Dan Brown. Les libraires trouvent des raisons diverses pour expliquer l'engouement que suscite une telle littérature.
Lectorat. Claudine Martial, de la Librairie Allot, note une demande pour les romans dits spirituels et autres guides de la spiritualité autant chez les personnes d'âge mur que chez les jeunes : "On prend conscience que le matériel n'est pas tout ce qui compte. Les gens sont à la recherche de bien-être et rejettent le matérialisme pour aller vers la quête de soi."
Psycho et éso. Ruby Cazeneuve (Le Trèfle) ajoute : "Beaucoup veulent essayer de vivre leur vie en avançant". Elle souligne que certains lecteurs vont plus loin en se plongeant dans l'ésotérisme. Et de relever que cette lecture, très dure, finit parfois par les miner. Aussi, les conférences populaires données par des religieux ainsi que les émissions radio évoquant le bien-être drainent-elles les foules. Il est également observé que les publications traitant de psychologie et de relations humaines ont une cote certaine.
Art de vivre. La même tendance est enregistrée chez Book Court, Trianon. Cependant, Ginny Lit Chung constate que les livres à caractère bouddhique sont aussi plébiscités. L'aspect "art de vivre" séduit plus d'un. La libraire estime que l'évolution de la société fait que les gens n'ont plus le temps de méditer. Soit. Mais on trouve néanmoins le temps de lire. Voilà qui, de prime abord, semble quelque peu contradictoire.
Accessibilité. Faudrait-il plutôt comprendre, comme le suggère Ahmad Sulliman, que la solution à tous nos problèmes réside dans la spiritualité ? Cela impliquerait-il pour autant que "la solution" se trouve dans une "spiritualité" distillée dans des bouquins s'apparentant à des romans de gare ou à des manuels du bonheur parfait ? À ce chapitre, Natacha Jodah (Espace Agora) fait valoir que ce genre de publications "est bien plus accessible à tout un chacun".
Prêt à penser. Le linguiste Arnaud Carpooran confirme que ces livres sont davantage accessibles, mais précise qu'ils correspondent à ce qui est désigné comme "le prêt-à-penser". Il soutient qu'on est submergé de questions fondamentales et qu'on n'a pas le temps d'aller chercher des réponses de façon profonde. Ainsi, certains "ont besoin de formules vite consommées".
Légitimité. Le professeur de philosophie Joseph Cardella voit, lui, une légitimité à cette tendance : "Chaque être humain demande à être heureux et cherche comment éviter la souffrance". Il est d'avis que les livres dits spirituels sont une manière de prendre de la distance du malheur. Ces bouquins offriraient même une solution pour l'éviter tout en échappant au quotidien : "On veut échapper à une vie routinière et stressante ainsi qu'à de nombreux soucis."
Réponse. Joseph Cardella observe que le "prêt-à-penser" est retrouvé en Europe et en Amérique du Nord ainsi que dans des pays qui ont connu "une perte d'identité religieuse ou un recul du religieux". Maurice ne semble donc pas y échapper. Il ajoute qu'il existe mille réponses aux questions que d'aucuns se posent relativement au vivre-heureux. Ainsi, les livres dits spirituels et autres guides du bonheur peuvent constituer une réponse.
Observation. Arnaud Carpooran de renchérir que ce serait néanmoins un peu trop facile de s'enfermer dans ce type de lecture en pensant que toutes les réponses à nos questions s'y trouvent. Le linguiste prévient qu'à long terme, "s'en contenter pour donner un sens à sa vie pourrait être dangereux par rapport à la vision que le lecteur peut avoir de lui-même et de ce qui l'entoure".
Peur. La théologienne Danielle Palmyre-Florigny estime que le craze pour les livres dits spirituels pourrait - au contraire du recul religieux mentionné plus haut - être un indice que le religieux est bien vivant. Ce, dans le sens où les humains éprouvent le besoin de se relier à quelque chose de transcendant qui donne un sens à leur vie. Toutefois, relève-t-elle en évoquant cette lecture : "Ce type de rapport religieux est conditionné par la peur. Celle de vivre et de l'avenir."
Aussi, la théologienne voit-elle dans cette lecture une recherche de force protectrice : "Plusieurs types de recours sont possibles dans ce registre. Mais dans un chemin spirituel bien tracé, on n'a pas besoin de se tourner vers d'autres voies. Car dans une spiritualité bien tracée, la peur n'est pas prédominante ; c'est au contraire le chemin de la confiance." Or, la recherche de spiritualité sur des voies parallèles, s'avère être "un levier d'inquiétude…"



Petites religions et petits livres


Les bouquins à caractère spirituel sont en passe de remplacer le travail de communication qui se faisait autrefois. Ce, au même titre que les dénominations qui ont vu le jour un peu partout à Maurice. Ces petits groupes qui aident à se déstresser et remplacent en quelque sorte le rôle du psychologue en apportant des éléments de réponses à leurs adeptes. Ils jouent le rôle des grandes religions qui n'ont pas su écouter les gens. Tel est le constat de Vina Ballgobin, chargée de cours en enseignement de langues et de culture.
L'universitaire poursuit qu'on est à un tournant de l'histoire. Elle estime que les grandes religions ont besoin de se moderniser au lieu de ne s'occuper que du culte. Le problème, insiste-t-elle, est que beaucoup de personnes sont à la recherche de solutions aux questions fondamentales qu'elles se posent et auxquelles aucune réponse ne leur est fournie dans leur environnement immédiat.
Vina Ballgobin déplore le fait qu'on assiste aux cérémonies religieuses qui ne répondent pas aux problèmes de la société moderne. Les grandes religions ne répondent pas, selon elle, aux besoins psychologiques et sociologiques de notre époque. À cela, s'ajoute une jeunesse qui ne maîtrise pas le minimum culturel requis par rapport à la connaissance de leur propre religion. Cela a pour effet que les jeunes se retrouvent sans repères, tandis que les parents ne sont concernés que par le matériel.
Vina Ballgobin relève encore que beaucoup rechercheraient des solutions faciles aux questions fondamentales. Elle concède que la lecture n'est pas une activité prisée des Mauriciens. Aussi, les rares lecteurs veulent-ils comprendre immédiatement, sans avoir à faire beaucoup d'effort. D'où cet engouement pour les livres dits spirituels, dont le vocabulaire accessible invite à une lecture rapide et à moindre effort.
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Vieux 29/01/2007, 14h56
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Mythe littéraire de l'océan Indien

LE DODO

(Les auteurs, le Dr Sheila Gopee - chargée de cours au MGI - et Christophe Cassiau - conservateur au Centre Culturel Charles Baudelaire - s'interrogent sur le processus narratorial qui consiste à faire revivre le dodo de ses cendres. C'est un exercice qui s'est étendu à la littérature de l'océan Indien. En effet, les écrivains sont nombreux à s'atteler à cette tâche avec ferveur)

Passant des ornithologues aux anthropologues-biologistes, le dodo retient également l'attention des mythologues et des littéraires en ce qu'il fait partie de l'imaginaire de l'écrivain mauricien et, dans une certaine mesure, de l'écrivain réunionnais. De surcroît, dans un second temps, le dodo s'intègre dans une littérature qui a pour lectorat les enfants. Mais les adultes n'en sont pas exemptés. Son inscription se situe beaucoup plus dans une littérature de jeunesse. D'ailleurs, ce qui nous intéresse le plus c'est d'interroger toute la diégèse qui contribue à faire perdurer le souvenir du dodo. A cet effet, peut-on faire du dodo une figure littéraire qui serait mythique ? La fonction de l'histoire est de travailler contre l'oubli : faire resurgir le souvenir du patrimoine animalier de l'île Maurice. Ce devoir de mémoire collective s'étend tout aussi bien aux écrivains. Le dodo, comme le lièvre, le cabri, le chien, s'illustre comme faisant partie du bestiaire mauricien d'autant plus que son inexistence renforce encore plus son importance dans la littérature. L'allusion au dodo a même transcendé le terroir mauricien pour atteindre les côtes réunionnaises. L'évocation du dodo, même limitée dans la littérature, mérite une attention particulière. Le corpus porte sur des textes :

1) Le Nectar magique d'Amarnath Hosany, Editions Le Printemps, Vacoas, 2003.

2) L'Ile Maurice des cultures : mythes et légendes d'Issa Asgarally, ELP, Vacoas, 2006. La partie (p. 48-49) réservée au dodo est une traduction de Mauritius : its people, its cultures, MSM, Les Pailles, 1988, (p. 35-37). Les auteurs en sont I. Asgarally, A. Unnuth, S. Selvon.

3) The Dodo, extrait de Short stories from Mauritius d'Abu Alladin, ELP, Vacoas, 2000.

4) Larzor et autres contes créoles de Jean-Louis Robert, l'Harmattan, Paris, 1999.

5) L'Ile d'Ali Baba de Berthe du Pavillon, Petite Ourse, Phœnix, 1991.

L'apport du folkloriste russe Vladimir Propp, qui a identifié les fonctions des contes, est indispensable à la démarche méthodologique, notamment, si l'on veut cerner le rôle du dodo, des animaux et des êtres humains qui ont un lien direct avec l'histoire. C'est la raison pour laquelle on va étudier le phénomène dodo. Dans un premier temps, il est question de la contribution de l'histoire dans la mise en place fictive du dodo. Ce dodo est sujet à une idéalisation dont l'amorce se trouve être la victimisation. Or, l'imaginaire prête main forte à la peinture du dodo qui se veut un phénomène dynamique, du moins, dans l'espace littéraire.
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Vieux 29/01/2007, 14h59
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La contribution de l'histoire

La contribution de l'histoire

La retranscription du dodo dans la fiction s'inspire de l'histoire. La situation temporelle sert d'introduction à l'animal et, simultanément, contribue à la construction de l'atmosphère inhérente à la fiction. Le contraste, avant et après le XVIIe siècle sous-entend l'existence d'un espace paradisiaque, voire même, d'un monde édénique précédant La Chute. Or, les colonisateurs qualifiés d'opposants s'attribuent le rôle des prédateurs du dodo. Ce schéma objet (dodo) - opposants (colonisateurs) se reproduit dans l'Ile Maurice des cultures où les Hollandais détiennent le rôle de l'opposant. L'anéantissement de la famille du dodo est un microcosme de l'extermination générale. Or, l'histoire ne joue qu'une part limitée puisque le dodo dont il est question dans Le Nectar magique n'est que " le seul rescapé ". Ainsi, ces différents actants témoignent de la récurrence des rôles qui s'inscrivent dans une tendance classique.

L'idéalisation du dodo

L'imagination de l'écrivain est telle que des explications d'ordre littéraire sont fournies pour que le lecteur puisse comprendre le parcours du dodo. Les étapes qui mènent vers l'idéalisation du dodo varient de la nouvelle, The Dodo à l'Ile Maurice des cultures dans la mesure où tous les attributs positifs se cristallisent autour du dodo, faisant de celui-ci une figure non seulement littéraire mais également mythique. Selon la méthode contrastive, les traits héroïques sont attribués au dodo et ce, à la différence du solitaire. Celui-ci agit comme un opposant dont les caractéristiques, l'égoïsme et l'arrogance renforcent la générosité du dodo qui s'illustre grâce à son côté majestueux.

Par ailleurs, l'impuissance légendaire du dodo fait qu'il suscite l'admiration et la pitié des personnages à la manière de Maurice qui lui voue une protection sans bornes. Au mieux de ses capacités, Maurice s'octroie le rôle de l'adjuvant, le protecteur qui empêche les Hollandais de jouir du dodo.

Néanmoins, l'aspect majestueux est prolongé dans Le Nectar magique en ce que le "vieux Dodo" arbore le rôle du maître, par extension, celui du sauveur de l'humanité. Le parallélisme entre le dodo et le roi de la jungle peut être vague mais toujours est-il que le dodo s'impose à Calou et à Jacquot de par sa connaissance de la vie. Prodiguer des conseils convient à la génération riche en expériences. Aussi le dodo se voit-il "humanisé" et associé au "vieux sage", rôle détenu par le lion dans la littérature des animaux.

De contes à contes, de nouvelles à nouvelles, les étapes vers l'idolâtrie du dodo se poursuivent à la mesure de son insertion au monde utopique. L'insularisation du dodo se confirme dans l'espace littéraire si bien que cela lui confère une dimension atypique. Les spéculations vont bon train au sujet de l'appellation de l'animal, qui devient le nom d'un pays dans Larzor et autres contes créoles :

Il y avait dans le temps les plus reculés un grand pays entouré par la mer. Le pays Dodo. (1)

En effet, l'esthétique du merveilleux dans le conte, Revtoultan et Siklone est telle que l'aspect édénique est mis au grand jour :

Ses habitants disposaient de tout ce qu'il fallait pour vivre heureux. Aucune pomme de discorde (2).

L'intention est délibérée : l'association au mythe d'Adam et Eve s'inscrit dans une cohérence thématique : le bonheur. Innocence et plénitude riment pour révéler le fait que le dodo n'est qu'un tremplin pour transmettre le message du bonheur. Or, c'est l'humour qui prédomine dans L'Ile d'Ali Baba où il est question, une fois de plus, de l'Ile du Dodo-pays féerique (p. 15-16). L'ambivalence caractérise la démarche de l'écrivain comme si le dodo était vivant (p. 27)

La redynamisation du rôle du dodo

Les narrateurs sont à l'unanimité pour acclamer non la mort mais la re-naissance du dodo, du moins, à travers la fiction. Alors que l'histoire des faits confirme la mort du dodo, The Dodo, célébrant l'art de la taxidermie, met en exergue le dodo empaillé et exposé à la galerie d'art de Londres. Sans pour autant être actif, le dodo demeure une entité indélébile même s'il a été statufié. En revanche, son excès d'énergie est concrétisé à travers la mission que le dodo confie à Calou et à Jacquot.

Le rôle de médiateur entre le monde de la civilisation et le monde de la bestialité est alloué au dodo qui a pour fonction celle d'enlever l'aspect diabolique chez l'animal et chez l'homme. Il est paradoxal de constater que le dodo encourage les bêtes et les hommes à délaisser leurs défauts. Cet objectif ne peut être atteint sans l'adjuvant Calou et son auxiliaire Jacquot. La métamorphose de l'île en une île arc-en-ciel revient au dodo dont la réputation de sauveur ne cesse de s'accroître.

Nous pouvons constater que le dodo n'est pas qu'une réalité gadgétisée puisque les narrateurs de la littérature de jeunesse s'appuient sur des stratégies de l'écriture des contes de telle sorte que le dodo fait l'objet d'un processus d'humanisation. Aux enfants et aux jeunes de s'y reconnaître ; pour le lectorat des adultes, l'écrivain mythifie le dodo. L'animal en question est sujet à une territorialisation limitée aux îles. Sa re-naissance est d'autant plus retentissante en raison de sa perpétuation dans la littérature de l'océan Indien
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Vieux 30/01/2007, 08h48
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PUBLICATION
Laval Ng s’attaque au chik
“Tous contre le chikungunya” est une bédé realisée dans le cadre de la lutte contre la résurgence du chik. Elle est parrainée par la MCB et est présentement distribuée dans les écoles primaires.

Le bédéiste Laval Ng a prêté son talent à la réalisation d’un mini album de 22 pages sur le chikungunya. Le scénario est de Maëva Poupard.

Il raconte la “fabuleuse aventure de la famille Fricitère”.

L’histoire commence par une belle journée d’été. La famille Fricitère vaque à ses occupations dans le jardin. La mère arrose les fleurs, le père lit, le fils joue au ballon et la fille s’amuse avec le chien. Soudain, un bourdonnement. Des moustiques attaquent. Ce sont des Aedes, ceux qui peuvent transmettre le chikungunya !

La famille Fricitère se rue chez le professeur Gecko, spécialiste de la lutte antimoustique... Il leur inculque les préceptes de base pour mieux connaître le chikungunya et combattre le moustique. Les membres de la famille Fricitère se transforment alors en des super héros et s’attellent à la tâche. Nettoyage, éradication des larves, protection antimoustique…

La bédé a une portée essentiellement pédagogique. “C’est une première expérience pour moi. Au début je ne savais pas trop comment m’y prendre”, confie Laval Ng. C’est Maëva Poupard qui a imaginé les personnages, les transformant en super héros. “C’est ce qui les rend plus intéressant pour les enfants”, précise Laval Ng.

La bédé a été réalisée dans le cadre de la campagne du ministère de la Santé pour la prévention contre le chikungunya. Elle est parrainée par la Mauritius Commercial Bank et distribuée dans les écoles . “Au départ, l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice et l’Alliance française m’ont approché pour réaliser cette B.D.”, précise Laval Ng. Il a été contacté en septembre 2006.

Textes et dessins ne font pas forcément dans le détail et c’est probablement voulu. Ils ont le mérite de parler du chikungunya de façon claire et plutôt ludique. On est loin cependant du travail auquel nous avait habitué Laval Ng, surtout depuis son association avec Pierre Makyo.

Le dessinateur se remet d’ailleurs à ses planches pour boucler la trilogie de La Balade au bout du monde. Après Les Pierres Levées et Les Pierres Invoquées, Laval Ng s’attelle à la réalisation du dernier tome, de la trilogie, déjà paru en France.
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Vieux 09/02/2007, 16h31
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LIVRE : PARUTION


Hannibal Lecter
Lituanie en 1945. Hannibal Lecter est encore tout jeune quand il assiste au massacre de sa famille et de sa petite sœur par les nazis. Le drame marque à jamais le garçon. Il est recueilli par son oncle. Ce dernier l'emmène à Paris. Hannibal Lecter devient le plus jeune étudiant admis en faculté de médecine. Mais la violence dont il a été témoin dans son enfance le poursuit toute sa jeunesse. Des images récurrentes le perturbent. Hannibal devient solitaire et enclin à la violence. Vient un jour où la scène de l'assassinat de ses parents lui apparaît clairement. Sa vie prend alors une autre tournure. L'histoire de Lecter est surtout celle d'une vengeance.
Thomas Harris raconte l'enfance de l'illustre cannibale dans ce quatrième tome des aventures de Lecter. Il n'est plus question des conséquences, mais des causes de son cannibalisme. Le romancier s'attaque donc à l'origine de la déviance anthropophage de celui qui se délecte de la chair humaine. À l'inverse des adaptations cinématographiques, le présent ouvrage cherche à comprendre le protagoniste. Hannibal est-il un monstre ou juste une victime ? Toujours est-il que Hannibal est réhabilité par son côté humanisé… en dépit de ses dérangements psychologiques et ses réflexions perturbées. Notons que cet opus des aventures du cannibale est également porté à l'écran sous la supervision de Thomas Harris.
Le silence
Simon Leibowitz n'a plus prononcé un mot depuis 1944. Il avait alors 10 ans. Livia, une étudiante française, décide de lui écrire. Celle-ci est fascinée par ce mutisme et le mystère qui entoure cet homme. Ils échangent quelques lettres avant que Simon ne mette brutalement fin à leur correspondance. Livia n'aura de cesse de comprendre. Le mutisme de Simon est-il un refus du monde ou au contraire la décision d'un sage ? Des vieilles photographies dans son dernier courrier attisent d'autant plus la curiosité de la jeune femme. Une église; un portrait d'enfant aux côtés d'un chien, un homme au sourire figé; un groupe de jeunes gens armés… Où ont été prises ces photographies ? Pour quelle raison Simon l'écrivain s'enferme-t-il dans son silence ? Pourquoi quelques années auparavant a-t-il tiré en pleine rue sur un ancien officier allemand ? Avec l'aide de son meilleur ami Ignatio et des souvenirs du père de ce dernier, Giorgio, ancien résistant italien, Livia plonge dans le passé de l'écrivain, au cœur des Alpes et de la seconde Guerre mondiale. À son insu, c'est son propre passé que Livia explore…



Sur les rayons des librairies


Allot:
Les saisons du bonheur. Belva Plain. Éd. Pocket
The Encyclopedia of the Indian Diaspora. Brig Lal. Éd. EDM
Book-Court:
Hannibal Lecter, Les origines du mal. Thomas Harris. Éd. Albin Michel
Voyage aux pays du coton. Erik Orsenna. Éd. Fayard
Éditions Le Printemps:
Anges et démons. Dan Brown. Éd. Pocket
Ma vie. Jane Fonda. Éd. Pocket
Le Trèfle:
Le silence. François Leotard. Éd. Grasset Les échos du passé. Danielle Steel. Éd. Pocket


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Vieux 10/02/2007, 06h17
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PUBLICATION “Revi Kiltir Kreol”,

PUBLICATION

“Revi Kiltir Kreol”, entre réalité et façon d’exister


Jocelyn Gracieuse est le président du conseil d’administration du Centre Nelson Mandela.
Diaspora et culture. Créole pluriel. Créole marginalisé. Créole qui ne demande qu’à être approprié. Par îles. Par elles. Un monde au front luisant. Des sueurs de la lutte. De la chaleur d’un hommage. Vibrant. à Léopold Sédar Senghor.

Diaspora et culture. Créole pluriel. Créole acharné. Qui se dit, se peint, se crie. Dans les colonnes de la Revi Kiltir Kreol. La sixième édition, celle de février 2007 vient tout juste de sortir. Publication du Centre Nelson Mandela pour la culture africaine, elle s’est orientée cette fois vers les subtilités de la diaspora et de la culture créole. Dans tout ce qu’elles ont de marginal. Dans tout ce qu’elles ont de communautaire.

Confronté à un long processus de marginalisation

Négritude, créolité. Le débat est forcément passionné. Jean Jacques Arjoon trouve la parade. évite de s’enliser. Et nous emmène sur les terres de l’“africanitude”, ce paradoxe qui ne tolère pas de “métissage totalitaire”. Africaine attitude qui “n’est pas un mouvement qui créolise le pays”. Paradoxe qui est à la fois l’espace où le Créole opère un “repli légitime quand il est confronté à un processus de marginalisation” et lieu d’ouverture pour “l’appropriation des valeurs symboliques des autres ethnies en place ”.

La plume de l’auteur-compositeur-interprète postule que “la reconnaissance du groupe créole dans son africanitude, sa prise en compte comme sa prise en charge par la Constitution apportera un dynamisme économique pour l’ensemble du pays”.

Créole, ton combat est reconnaissance. Pour que l’on reconnaisse tes chances. Jocelyn Gracieuse, président du conseil d’administration du Centre Nelson Mandela fixe l’objectif principal de l’institution : “aider les Créoles à prendre en main leurs destinées économiques (…) aider les Créoles à être plus conscients de leur potentiel et avoir plus de confiance en l’avenir.”

Plus qu’un signe, c’est un état d’esprit. Un cap sur lequel on s’est tellement focalisé, que les thèmes de la Revi Kiltir Kreol ne sont pas indiqués en couverture de ladite revue. Ce qui n’empêche pas la vingtaine de collaborateurs – poètes, écrivains, peintres, sculpteurs – d’analyser “une réalité qui nous tient lieu de façon d’exister”. Résumé pertinent signé Lilian Berthelot, présidente du comité éditorial.

Montrer comment la “diaspora africaine esclave est parvenue à forger une culture nouvelle, métisse”, comment elle s’est affirmée “parfois avec violence”, comment elle se crée encore. Panorama signé notre collègue Gilles Ribouët.


Être cohérent dans sa créolité

Un papier qui balaie la culture créole de sa naissance à sa construction à travers le territoire en passant par un retour à l’africanité. Avant de constater que la diaspora africaine “a accumulé tant de frustrations qu’une curasse lourde de honte a longtemps pesé sur la culture créole. Néanmoins, suite au malaise créole un réveil identitaire s’est opéré (…) L’état doit tenir compte de ce réveil identitaire”.

De Merina malgaches aux Makwa-Lomwé du Mozambique, le défi est non seulement d’être Créole mais d’être cohérent dans sa créolité. “Le vivre créole est une chance considérable face à l’emballement du monde neuf.” Opinion de Percy Maury, qui enseigne maintenant à la Réunion. Partagée à coup sûr.


Aline GROËME-HARMON
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Vieux 10/02/2007, 06h24
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ene question xtra facile du fait ki mo fine lire ene seul livre(apart greys anatomy ou ben live physiology. microbio n rest)
The Davinci code.....ene livre ki pa bizin intro mo kroire
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Vieux 10/02/2007, 06h39
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A Paraître

A PARAÎTRE
Benjamin Moutou file vers le Nord

Benjamin Moutou espère dévoiler quatre siècles d’histoire avec son nouvel ouvrage.
Quatre siècles d’histoire. Celle de Pamplemousses-Rivière du Rempart. Voilà le nouveau défi que se pose Benjamin Moutou, historien. Ce sera en tout cas le sujet du prochain ouvrage qu’il prépare pour ce début d’année.

Son leitmotiv : “ratisser l’Histoire pour en améliorer la compréhension”. Point culminant de cette fouille méthodique, la prise de l’île par les Anglais le 29 novembre 1810. C’était du côté d’Anse Mapou. A l’époque, l’île de France a encore en mémoire la bataille du Vieux Grand-Port. Les Français victorieux, menés par le Général Isidore Decaen pensent que s’ils contrôlent les estuaires, l’ennemi ne pourra débarquer. D’autant plus que la période cyclonique est déjà entamée, et qu’une flotte de voiliers risque gros à s’engager dans la bataille.

Un risque que les Anglais prendront. C’est à bord de petites embarcations qu’ils débarquent, par le Nord-Est, du côté de Cap Malheureux. Cette fois, ils sont venus en force : 26 000 hommes, environ 64 navires de guerre pour bouleverser le cours de l’histoire de l’île de France.

Le Nord quartier chic, là où habite d’ailleurs Mahé de Labourdonnais. Le Nord, aussi synonyme du naufrage du St Géran. Drame qui n’est pas que la fin tragique de la romance de Paul et Virginie mais qui verra aussi la mort de 120 esclaves. “Combien de gens savent que ce bateau transportait des chaudières pour l’usine de la Villebague mais aussi un contingent d’esclaves venu d’Afrique de l’Ouest, dont la Guinée et le Bénin ?” s’interroge l’historien.

Un auteur pour qui quatre siècles d’histoire de Pamplemousses-Rivière du Rempart, équivaut à s’intéresser à l’histoire des terres. Et à celle de l’immigration indienne. “Mais l’immigration dans sa chair, dans sa réalité, celle des camps sucriers, sans le côté folklorique”.

Benjamin Moutou promet également des chapitres consacrés à la vie des chemins dans cette région de l’île, ainsi que des lignes consacrées aux grandes épidémies, dont la malaria. “Je veux raconter la transformation radicale du Nord, qui s’est opérée grâce au tourisme.”

Auteur prolifique, c’est en novembre 2005 que Benjamin Moutou nous proposait son dernier ouvrage : Les vents de la colline Candos, un roman historique. Il y racontait l’histoire d’une famille dans le Quatre-Bornes des années 1940. Socio-économiste de formation, c’est après une vie de travail qu’il se met à l’histoire. Pour sortir Les chrétiens à l’Ile Maurice en 1996. Deux ans plus tard, Benjamin Moutou publiait L’Ile Maurice, 15 leçons d’histoire avant de revenir en 2000 avec L’Ile Maurice, récit de son histoire contemporaine. Enfin, il y a deux ans, l’auteur nous proposait Rivière Noire, 400 ans d’histoire.

Aline GROËME-HARMON
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Vieux 25/02/2007, 10h07
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Malcolm de Chazal: De l'enfant de Cockerney à l'ingénieur

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Posté par brunoyaka Voir le message
En ce moment Moris ena bann comemorasyon lor enn ekrivin morisyen, Malcolm de Chazal. Eski kikenn ena pliss l'info lor la...

La Fondation Malcolm de Chazal en attente d'un président


Située dans la Maison du Poète à Port-Louis, la Fondation Malcolm de Chazal existe légalement depuis 2002 mais fonctionne pour l'instant sans conseil d'administration ni de président depuis que l'ancienne présidente, Lilian Berthelot, a reçu sa lettre de destitution. La Fondation est gérée par un officier du ministère des Arts et de la Culture. Cet organisme ne demande qu'à être réorienté par la nomination d'un président.




Malcolm de Chazal:


De l'enfant de Cockerney à l'ingénieur

Le premier d'une série de huit documentaires réalisés par le MCA sur Malcolm de Chazal est prêt. Récit de l'histoire rayonnante de ce génie mauricien du 20e siècle qui a essaimé grandes idées et petites ouvertures sur son œuvre. Un premier document de douze minutes explore l'enfance et l'âge adulte. Quelques images en exclusivité avant le projet final prévu pour septembre 2007.

Tout a commencé par un accord conclu avant 2005 avec la Fondation Malcolm de Chazal pour de petits films visant à rendre ce dernier accessible aux collégiens d'abord. Comme entrée en matière, un scénario de Robert Furlong rédigé pour sa voix et de manière à fournir des clés pour comprendre la pensée chazalienne, voire provoquer la réflexion. Ceux qui craignent s'enfermer dans la sphère privée et la subjectivité seront détrompés. C'est juste un document touchant, un vivant documentaire qui tente de replacer l'homme dans son contexte.

Disons-le d'emblée, l'équipe technique qui a imaginé la mise en images à partir du scénario (Enrico Permal, Rashid Nabee, Soobiraj Beeharry) et Robert Furlong à l'antithèse des acteurs professionnels, ont privilégié la chronologie pour relater les faits autour de Malcolm. "C'est quelqu'un de linéaire. On passe de l'économie politique à l'écriture, le théâtre, la peinture", explique Robert Furlong. Mais "il n'est pas exclu que les autres documentaires soient thématiques ou qu'on y insère des événements sociopolitiques de l'époque", ajoute Enrico Permal, concepteur du projet.

Point de départ du sujet concerné: la rue du Vieux Conseil à Port-Louis qui porte le nom de Malcolm et où hommage lui est rendu à travers des extraits de ses propres textes ou citations. On voit ensuite un dédale de tableaux, livres, photos, à la Fondation Malcolm de Chazal, chargée de faire connaître sa vie et son œuvre. Cap ensuite sur Cockerney à Allée Brillant où Chazal est né et a passé environ deux ans. Un autre lieu symbolique nous est montré: Mesnil aux Roses où Chazal a passé son enfance. La caméra de Soobiraj Beeharry est partout prête à débusquer les scènes pouvant restituer ce lieu qualifié de magique et évoqué dans Sens plastique.

C'est une surprise et à la fois ambitieux dans le fond: restituer en mouvement une tranche de la vie de cet écrivain, poète, peintre, chroniqueur, citoyen engagé. Furlong, homme de théâtre, raconte spontanément les faits. Des documents sonores sont insérés dans le film. On entend, par exemple, la voix de Malcolm évoquant la nature (extrait d'archives de Radio France, 1970). L'épisode concernant le passage de Malcolm au Collège Royal de Curepipe est illustré par un extrait de Pré-natal, texte inédit de 1976. D'autres commentaires didactiques permettent de suivre le départ pour l'Amérique et le parcours du brillant étudiant qui deviendra plus tard ingénieur en technologie sucrière. Grâce à un filmage long et patient en extérieur, respectueux des faits mais pas complaisant, émerge une esquisse de la vie de Malcolm - de l'enfance jusqu'à son retour à Maurice en 1925. Robert Furlong a choisi une mise en scène symbolique du personnage de Malcolm sur les conseils de Rashid Nabee et Enrico Permal.

Le tournage du deuxième documentaire commence cette semaine. La mise en images se fera à partir de documents provenant de collections personnelles et de la Fondation Malcolm de Chazal, images extérieures, manuscrits, photos. Les concepteurs font appel à tous ceux qui possèdent des documents visuels, sonores et autres pour dresser en action les grandes étapes de la vie de Malcolm. Le produit final, un DVD en coffret, sera disponible d'ici septembre. Il existe aussi un projet de manuel d'accompagnement pour les huit documentaires réalisés.
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