Brutalité policiere...... suite - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 19/09/2006, 20h04
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Brutalité policiere...... suite

MENACES ALLÉGUÉES: Contre Me J.C. Bibi


ASP Raddhoa : " Fou li dan cell ! Montre li ki nou pa per avoka "







Me Jean-Claude Bibi remettant, à 13h aujourd'hui, au nom de "Justice", à Jobst Von Kirchmann, de la Délégation Européenne, un memorandum sur les actes de brutalité policière à être transmis au commissaire européen au Développement, Louis Michel










De graves menaces ont été proférées par le surintendant Prem Raddhoa de la Major Crime Investigation Team (MCIT) à l'encontre de Me Jean-Claude Bibi, dont les services avaient été retenus dans l'affaire des arrestations de Pétrin (Grand-Bassin). Elles étaient également assorties d'allégations de complot et d'atteintes à l'intégrité des membres du judiciaire et du State Law Officie, soit entre autres les juges Eddy Balancy et Saheeda Peeroo, le Directeur des Poursuites publiques (DPP), Me Abdurrafeek Hamuth, et du Principal State Counsel, Me Iqbal Maghooa, suite à la décision de la Cour suprême de condamner Prem Raddhoa à Rs 400 000 de dommages suite à l'affaire Martine Desmarais.
Ces agissements du responsable de la MCIT en date du 11 juillet dernier avaient déjà été évoqués lors d'une précédente réunion du conseil des ministres et ont été catalogués avec détails dans une correspondance de Me Jean-Claude Bibi adressée à l'Attorney General, Me Rama Valayden, en début de semaine. Des copies de cette lettre ont été adressées à toutes les missions diplomatiques accréditées à Port-Louis, au Comité des Droits de l'Homme à New York au UN Human Rights Council à Genève et à une série d'autres institutions internationales engagées dans la défense des Droits de l'Homme.
La nouvelle affaire d'actes de brutalité et de menaces policières avait surgi dès le premier appel téléphonique de Me Bibi pour une prise de contact. Ayant reconnu la voix de l'homme de loi au téléphone, le surintendant Raddhoa devait se lancer dans un chapelet d'insultes et d'invectives avant de raccrocher. Des démarches furent entreprises auprès de l'ACP Seeboo, qui n'a pu que déclarer à l'homme de loi : " Ayo, Misye Bibi, ki mo pou dir ou ? "
L'inspecteur Lazare fut désigné pour s'occuper du cas de l'arrestation de Bahim Aejalee, recherché dans le cadre des arrestations de Le Pétrin par l'ADSU.L'inspecteur de police devait ordonner la détention provisoire du suspect vu qu'il ne pouvait consigner sa déposition en raison d'autres engagements. Mais la situation devait se dégrader quand le suspect demanda d'inscrire dans le Dairy Book de la police que toute séance d'interrogatoire devait se dérouler en présence de son avocat.
Invectives
Le policier, qui était en compagnie de l'inspecteur Lazare, devait sortir de ses gonds pour s'en prendre à Me Bibi en raison de son engagement contre les actes de brutalité policière. Il devait dénigrer personnellement et professionnellement l'homme de loi. " He threatened me in a very obscene language that he would beat me up, stating inter alia : kan vinn isi, pa kone ki manyer pou sorti ". Sur ce, le policier devait quitter la salle tout en continuant à proférer des insultes et des invectives.
Peu après, une dizaine d'autres policiers devaient faire leur entrée dans la salle où se trouvait Me Bibi. Ils devaient reprendre en chœur les insultes tout en reprochant à l'homme de loi ses critiques contre les méthodes Raddhoa. " I have attempted to describe what was quite a riotous scene. I was in fact scared and I was conscious that my heart beat had quickened and I felt cold inside my body ", devait-il ajouter pour faire état de son expérience entre les mains des hommes de Prem Raddhoa. Mais ce n'était que le début.
Après le départ de la Shouting and Kicking Brigade de la MCIT, le surintendant Raddhoa devait faire son entrée. " : E ou la, ou vinn fer tapaz dan mo biro, ou permet ou donn lord mo bann ofisye, fer atansyon, sa mo na pa aksepte sa ", devait-il faire comprendre en guise d'entrée en matière. Mais tout de suite après, la tension devait monter. " He denounced me as somebody worse than some criminals he had arrested, accusing me of being a racist… ", ajoute Me Bibi dans la lettre.
A ce stade des insultes et des invectives, le surintendant Raddhoa devait s'attaquer à des juges de la Cour suprême et des membres du State Law Office au sujet des conclusions de l'affaire Martine Desmarais. Il a soutenu que " this decision was a result of a conspiracy of (…) such as as Judge Balancy, DPP Hamuth and Principal State Counsel Maghooa and myself, that he was not scared of Barrister Assad Peeroo whose mother was not worthy nor competent to be a Judge of the Supreme Court, that I would wait in vain for Bérenger to become again Prime Minister, that he (Raddhoa) and his men worked very hard and that I should be ashamed of obstructing his work, that I was no mo more a than a vile mercenary who got money from Islamic terrorists ".
" Tir so kravat "
Poursuivant son monologue, le patron de la MCIT devait décider de l'arrestation de Me Bibi sans aucune raison apparente. " At one point, he shouted in English : "Arrest him !" Then in Kreol : "Fou li dan cell. Montre li ki nou pa per avoka". None of his men moved and he shouted again : "Arrest him e tir so kravat, taler li met pandi dan kaso e pou dir mwa ki finn touy (kill) enn Kreol". I had remained seated throughout. I stood up, started to take off my watch and my mobile phone from my pocket as I know that suspects under arrest should surrender their personal property ", devait faire ressortir Me Bibi au sujet des incidents du 11 juillet dernier au poste de police de Curepipe.
Me Bibi prend la peine de relever : " The account I have given above of the contents of his ranting is by no means exhaustive and does not include the many obscene references he made to my dead mother. His vociferations, to put it mildly, were meant to humiliate and intimidate. I can, with little risk of exaggeration, affirm that the obvious objective was to terrorise me and his efforts, added to the earlier ones of his subordinates, were not entirely unsuccessful. "
Réalisant après coup qu'il avait dépassé les limites du tolérable et de l'acceptable, le surintendant Raddhoa devait tenter de rectifier le tir mais avec des menaces. " He said that if I were to make a complaint against him he might at the very worst, at the end of the day, pay a fine on a charge of "insults" but I should bear in mind that he had twenty witnesses who were police officers present and that all his men would support him. I told him that he was right : a charge of insults, if it ever materialized, would carry a fine of Rs 500 ", a souligné Me Bibi.
Les choses devaient en rester là jusqu'aux récentes délibérations du Conseil des ministres où l'Attorney General avait évoqué ces incidents et la correspondance officielle de ce début de semaine. Me Bibi fait ressortir qu'en quittant les locaux de la MCIT de Curepipe, il devait se rendre au tribunal de Curepipe pour se confier au magistrat Seebaluck au sujet de ces incidents impliquant le surintendant Raddhoa et son équipe. L'affaire fut également portée à l'attention de Mgr Maurice Piat, la représentante du PNUD à Maurice, Aase Smedler, et le Pr Carlson Anyangwe, expert en Droits de l'Homme, ces derniers rencontrés par M. Bibi, fortuitement, à proximité de son bureau.





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Vieux 19/09/2006, 20h05
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Me Bibi : " La volonté politique fait défaut "


Avant d'entrer dans le vif du sujet au sujet des attaques du surintendant Raddhoa et des membres de la MCIT, Me Bibi commente la performance de la Commission nationale des Droits de l'Homme pour expliquer sa réticence de consigner une déposition formelle contre l'équipe Raddhoa auprès de cette institution.
" My confidence in the ability of the National Human Rights Commission to investigate such an incident effectively can be rated as not far from zero and I do not wish to give the police the opportunity to pretend they are effectively investigating offences committed by other police officers against my person. The masquerade has gone far enough. A previous and somewhat similar complaint made by me in February 2006 is supposedly still being investigated ", écrit Me Bibi.
L'homme de loi, qui a été victime d'actes de brutalité et d'intimidation entre les mains des hommes du surintendant Prem Raddhoa, fait état de la " mollesse " du commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, à l'encontre de ce surintendant de police. " I am attaching relevant correspondence to the Commissioner of Police whose silence is as usual deafening in cases of police violence involving MCIT officers. He does not even pretend any more to have disciplinary jurisdiction, least of all control, over ASP Raddhoa and the MCIT ", écrit-il.
Me Jean-Claude Bibi regrette que tous ses efforts en vue de rencontrer le Premier ministre, Navin Ramgoolam, depuis avril de cette année, ont été vains jusqu'ici. " So far, the political will to deal with serious human rights violations is lacking such as the killing of Ramlogun in a police cell by a few MCIT officers. The MCIT has a system anchored in human rights violations. There must be a political will to eliminate the system. ASP Raddhoa is but the most visible prime mover of the system ", devait-il conclure à ce chapitre.




Brutalité policière : un dossier complet soumis à Bruxelles


En début d'après-midi, la Délégation de la Commission européenne à Port-Louis a reçu une délégation de Justice : Association Against Violence by Officers of the State, menée par Me Jean-Claude Bibi. Le but de ce rendez-vous était de remettre officiellement à Jobst Kirchmann de l'Union européenne un mémorandum détaillant les actes de brutalité policière enregistrés au cours de ces dernières années.
Ce dossier devra être transmis au commissaire européen au Développement, Louis Michel, dans le cadre du débat sur la bonne gouvernance pour l'allocation des fonds sous le Xe Fonds Européen de Développement (FED). D'autre part, la Commission européenne a également été informée que les actes de brutalité et d'intimidations policières contre Me Jean-Claude Bibi en date du 11 juillet dernier (voir texte plus loin) font l'objet d'une enquête urgente initiée par la Commission nationale des Droits de l'Homme et le commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh.
Le catalogue d'actes de brutalité policière a été dressé depuis février 1999 avec l'affaire Kaya. " Well documented cases of torture by the team led by Prem Raddhoa include that of Cehl Meeah (at present unable to return to Mauritius for fear of further torture, living in exile in Saudi Arabia), M. Maurice Tostée and M. Bernard Maigrot (both of whom have civil cases for torture in the Courts), M. Jerry Cadine (whose case was thrown out by the National Human Rights Commission because of the well-used ruse of having a police officer involved in the torture, while at the same time being in the register of off duty, the NHRC has made no attempt to expose and denounce this kind of ruse) ", souligne le dossier soumis à la Commission européenne.
Les principales demandes de Justice concernent l'interdiction du surintendant Prem Raddhoa et des inculpations criminelles logées contre lui et les membres de son équipe et la mise en place d'un Directorate of Prosecutions à la place du Directeur des Poursuites publiques (DPP).
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Opinion

The same questions


Si cette affaire devait être entendue par un tribunal, si M. Raddhoa niait les accusations portées contre lui par Me Bibi, le magistrat ou le juge aurait, au bout du compte, à mettre en balance la parole sous serment d'un citoyen mauricien et celle d'un autre. Le policier serait, par ailleurs, susceptible de faire témoigner ses collègues présents au moment des incidents rapportés par l'avocat, du moins, peut-on penser, ceux n'ayant pas activement pris part à l'intimidation d'un homme de loi s'étant rendu dans un poste de police pour assister un de ses clients. Pour l'instant, toutefois, il n'y a pas d'affaire logée devant la justice, il n'y a pas de sub judice et le commentaire est encore permis.
Nous savons, aujourd'hui, que l'Union européenne n'exclut pas de conditionner une partie de son aide, sous le dixième FED, aux conditions de gouvernance à Maurice, la brutalité policière et les atteintes aux droits de l'homme étant susceptibles d'être sévèrement notées par Bruxelles. Si la seule satisfaction de diriger un pays de libertés, où les droits de l'individu sont scrupuleusement respectés, ne suffisait pas pour inciter nos pouvoirs publics - et, en tout premier lieu, le ministre de l'Intérieur et l'Attorney General - à combattre la violence policière, la perspective d'un manque à gagner en euros serait-elle plus efficace en la matière ?
Sans doute serait-il un peu triste qu'un État de droit ait besoin d'une menace financière pour faire cesser des pratiques plus courantes dans les États-policiers que dans les démocraties mais, s'il fallait passer par là, cela aurait, au moins, le mérite de soustraire les Mauriciens à une menace de plus en plus inquiétante. Car, l'affaire que rapporte Jean-Claude Bibi - largement évoquée ci-contre - est susceptible d'illustrer ce à quoi peut s'attendre le citoyen ordinaire, celui qui n'est pas protégé par son statut d'avocat, qui ne sait pas à quelle porte frapper après une agression similaire.
Précisément parce que Me Bibi est souvent en première ligne pour dénoncer leurs méthodes, Raddhoa et ses sbires ne peuvent prétendre qu'ils pensaient que l'avocat en resterait là, que leurs menaces et agressions verbales ne finiraient pas par être sur la place publique. Comment se fait-il qu'ils aient, en dépit de l'identité de leur victime, donné libre cours à leurs instincts vengeurs ? N'est-ce pas le signe qu'ils se croient - ou se savent - bénéficiaires d'une totale impunité ? Cette conviction relève-t-elle uniquement de la paranoïa de quelques policiers se croyant investis d'une mission ou sont-ils assurés d'être " couverts " ? Est-ce au commissaire de police ou au ministre de l'Intérieur qu'il faut poser la précédente question ?
Au-delà de Jean-Claude Bibi, c'est l'ensemble de la profession d'avocat qui se retrouve sous la menace de policiers qui considèrent, sans doute, que les membres du barreau sont devenus de fort gênants empêcheurs de tabasser en ronde. On veut croire que le Bar Council, quitte à ce que ce soit avec des formules plus policées que celles qui viennent spontanément à Me Bibi, saura saisir les diverses instances concernées. Car ce serait un des fondements de notre système de droit qui serait atteint si l'on devait se résigner à ce que, désormais, la sécurité des avocats se rendant dans un poste de police ne soit plus garantie. À chaque nouvelle information quant à la brutalité - et l'apparente impunité allant avec - de l'équipe Raddhoa, on en revient aux quelques mêmes questions, the same questions : jusqu'à quand ? Jusqu'à quand, cela sera-t-il toléré ? Cela est-il uniquement toléré ? Quelqu'un, quelque part, serait-il victime d'une forme quelconque de chantage, l'empêchant d'assumer ses responsabilités ? Si cela était le cas, quelle est donc cette personne ? Réponses attendues à Port-Louis. Mais sans pertinence pour Bruxelles.


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