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Vieux 16/09/2006, 08h01
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Education à Moris :Calcul mental

Calcul mental
Les admissions à la Mauritius Mental Health Association ont eu lieu cette semaine. Des places sont toujours disponibles dans cet établissement gratuit, qui suit l’enfant de la maternelle à l’atelier, voire au «day care centre». Ambiance à Stanley, Rose-Hill.

Atelier de menuiserie, de lecture est parmi les activités proposées par le Mental Health Association. En bas, la directrice Hélène de Cazanove.Aline GROËME

Avec application, Andy lace son soulier. Tirant un peu la langue à cause de la concentration. Au dernier oeillet, quand ses petits doigts d’enfant de cinq ans ne suffisent plus, Andy s’aide de ses dents. Ne s’épargne aucun effort. Courbe le dos dans sa chaise pour porter le lacet à ses lèvres et le faire passer par le trou.

La bouche pleine de salive, le gamin sourit. Tout fier d’être venu à bout de ce soulier dessiné sur une ardoise. Jeu éducatif assorti d’un vrai lacet, casse-tête pour tous les jeunes enfants. Plus encore pour les élèves de la section maternelle de la Mauritius Mental Health Association ( MMHA).

Banales en apparence, ces actions sont essentielles au quotidien. S’occuper de soi. être autonome. Quel parent ne souhaite pas cela pour sa progéniture ?


Faciliter la socialisation

Le voir progresser : manger, s’habiller, se laver, aller aux toilettes seul. Si en temps «normal» ces étapes semblent aller de soi, leur apprentissage demande plus de temps aux enfants souffrant de déficience intellectuelle ou atteints de trisomie.

D’où l’une des missions de la maternelle de la MMHA, qui accueille des élèves de quatre ans et demi à huit ans. «Le toilet training facilite la socialisation, à la fois celle de l’enfant et de ses parents. Ils évitent les remarques désobligeantes quand ils vont chez quelqu’un. Ils ne sont plus obligés d’entendre que leur enfant est mal élevé, qu’il ne sait pas aller aux toilettes, qu’il est désobéissant. La formation que nous dispensons donne aussi un répit aux mamans qui n’ont pas besoin d’être là en permanence. Elles ont plus de temps pour s’occuper d’elles-mêmes.» Propos de Hélène de Cazanove, directrice de la MMHA.

C’est elle qui nous guide dans les diverses sections de l’établissement. Première étape : la maternelle et ses bouts de chou mignons tout pleins. Chant, danse, musique, mais aussi découpage, travail de la motricité.

Begum Fareedun est institutrice à la MMHA depuis 1997. Diplômée du Mauritius Institute of Education, elle a reçu un Certificate of Proficiency in Early Education.

L’une de ses satisfactions : «ses élèves sont moins turbulents. Kan rakont zistoir zot byen atentif.» Selon elle, son travail est plus «structuré, parce que l’enfant souffrant d’un handicap mental n’a pas d’impulsion pour faire une activité par lui-même».

Nous laissons l’univers douillet de la maternelle pour celui, plus adulte du cours de musique. Assis en cercle, ils font de la percussion. Les adolescents battent la ravanne et le tambourin. Attentifs, on sent qu’ils s’écoutent jouer. Qu’ils prennent plaisir à cette pulsation régulière. Aptitude développée grâce à deux heures de musique par semaine avec Jean Claude Emilien.

Autre ambiance, au son de la musique succèdent les bruits de l’atelier de menuiserie. Le papier sablé frotte sans relâche. Le rabot n’interrompt pas son va-et-vient. Du bois récupéré au chantier Amical, les mains habiles des pensionnaires de l’établissement tirent des tablettes, des tables à repasser, des berceaux. Une série d’objets vendus à un prix modique tournant autour de Rs 100.


Une concentration améliorée

«Nous les préparons pour un emploi. Ils apprennent la culture du travail», explique Rajendra Hurday, responsable de l’atelier. La directrice poursuit en affirmant que le fruit de la vente sert à acheter du matériel. «Nous ne rémunérons pas les pensionnaires car la somme recueillie n’est pas suffisante pour couvrir les frais.» Ce qui ne les empêche pas de s’adonner également à la vannerie. Corbeilles, plateaux assortis de miroirs comptent parmi leurs réalisations. Hélène de Cazanove précise que «selon certaines études, les personnes souffrant d’un handicap aiment le travail routinier».

Le bénéfice des pensionnaires : améliorer la concentration, apprendre à suivre un modèle. Avec fierté, Hélène de Cazanove affirme que depuis le début de l’année, une dizaine de pensionnaires du MMHA ont pris de l’emploi chez Craft Aid.

Dans tout cela, l’attitude envers les handicapés mentaux a-t-elle évolué ? «Je pense que l’on se moque moins d’eux. Le traitement à l’hôpital s’est aussi beaucoup amélioré», selon Hélène de Casanove. «Nous encourageons les parents à sortir les enfants. Nous, de notre côté, organisons des sorties au jardin Balfour par exemple.» Une occasion de se rendre compte que souvent les autres enfants ne savent pas comment communiquer avec les pensionnaires de la MMHA.





























Offrir un répit aux parents

Fondée en 1959, la Mauritius Mental Health Association s’occupe de la scolarisation d’enfants de 5 à 16 ans. Passé cet âge, les élèves sont dirigés soit au «day care centre», soit à l’atelier.

Le «day care centre» qui accueille des personnes de plus de 18 ans, se veut un répit offert aux parents. Ce service est ouvert à ceux qui ne s’adaptent pas à l’atelier parce que souffrant de handicaps moyens ou sévères. Cet espace leur offre un environnement stimulant en poursuivant les activités de «self-help» : travail sur l’autonomie (comment manger, s’habiller, se prendre en charge). «Nous organisons des activités pour les garder en mouvement, pour qu’ils utilisent continuellement leurs facultés.»

À l’atelier, les pensionnaires sont appelés à développer leurs aptitudes manuelles, que ce soit à travers la vannerie, les travaux de menuiserie et le jardinage. De 5 à 16 ans, ils sont appelés des élèves. Quand ils ont plus de 18 ans, ce sont des clients profitant de services gratuits.

La MMHA n’est pas à but lucratif. Elle bénéficie de subventions annuelles des ministères de l’Education et de la Santé.
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