Quand l'invalidité n'est pas reconnue - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 15/09/2006, 11h58
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Quand l'invalidité n'est pas reconnue

Quand l'invalidité n'est pas reconnue


Pour être financièrement aidé par l'État, tout malade ou handicapé doit être reconnu souffrir d'une incapacité estimée à 60% ou plus. Non reconnus comme tel par le board médical appelé à se pencher sur les requêtes, certains se disent victimes d'injustice. Parmi, ceux qui sont dans l'incapacité physique de subvenir à leurs besoins ainsi qu'à ceux de leurs proches. D'autres, alors qu'ils sont bien portants,figurent sur la liste des bénéficiaires de la Basic Invalidity Pension (BIP), grâce à leurs "contacts" politiques…
La pension d'invalidité est destinée à aider financièrement les adultes de moins de 60 ans dont la capacité de travail est réduite suite à une maladie ou un handicap. À août 2006, à Maurice, quelque 25 969 personnes touchaient une pension d'invalidité de Rs 2 130. Avaient droit à une aide sociale 11 000 autres. Les sections 8, 21, 28 (3) et 26 du National Pension Act (NPA) comporte des provisions permettant à ceux qui se retrouvent dans une situation d'invalidité, suite à un accident ou une maladie, de bénéficier d'une pension.
Toutefois, de nombreuses zones d'ombre existent quand il s'agit d'accorder une pension à quelqu'un, qui, souvent, essuie un refus catégorique parce que le médecin traitant ne lui reconnaît pas un taux d'invalidité prévu par la loi. Et comme la loi ne prend pas en considération la situation familiale du demandeur, il est voué à la misère. C'est le cas de Maligaye Batour.
Contraintes. Mère de trois enfants dont le dernier prend part aux examens du CPE cette année, Maligaye Batour dit vivre un véritable calvaire depuis qu'elle s'est fracturée la main droite, sept ans de cela, alors qu'elle faisait la lessive. Elle aurait pu continuer une vie normale s'il n'y avait pas eu de séquelles qui la privent de sa main droite. Avec un époux alcoolique qui ne travaille pas, elle est souvent contrainte de se rendre chez des proches pour leur demander de l'aide, afin de nourrir ses enfants et trouver de quoi pour les envoyer à l'école. Ce jour-là, après son accident, "à l'hôpital Victoria, on m'a plâtré la main. Le lendemain, comme j'avais les doigts enflés et que j'ai pleuré toute une nuit parce que la douleur était atroce, j'y suis retournée. Même si je ne pouvais bouger mes doigts, on m'a remplacé le plâtre. Puis, on m'a demandé de laisser passer les jours et assuré que cela irait mieux. Mais, ma main droite n'est jamais redevenue comme avant. Je n'arrive pas à faire la lessive et la vaisselle ou même à cuisiner pour mes enfants. J'ai des difficultés pour prendre mon bain, pour m'habiller…", raconte-t-elle.
Ne pouvant travailler, Maligaye Batour a fait une requête pour l'obtention d'une pension à la Sécurité sociale de Rose-Hill. Comme son médecin de l'hôpital ne lui accorde pas le taux d'incapacité prévu par la loi, elle doit se tourner vers des proches qui, souvent, rechignent à l'aider.
Refus. Christian R., lui, ne peut marcher convenablement depuis 15 ans. Un panneau de brique est tombé sur sa jambe droite, alors qu'il aidait un cousin dans la construction de sa maison. Étant donné qu'il n'a pas été blessé sur son lieu de travail et qu'il a passé plusieurs mois à l'hôpital, il a perdu son emploi dans une compagnie de construction. Même s'il marche péniblement, car souffrant de son pied, le médecin ne lui accorde aucun pourcentage d'invalidité. "Pendant 15 ans, ils m'ont refusé une pension. Même si je ressens des douleurs persistantes, je me suis efforcé à continuer à travailler. Il faut bien subvenir aux besoins de mes trois enfants ! Je souffrebeaucoupet je dois chaque semaine faire des pansements à l'hôpital, car le diabète que j'ai développé entre temps n'arrange pas les choses. Et on ne me trouve toujours pas digne d'une pension…"
Catégorique. Aussi longtemps que l'invalidité d'une personne n'est pas reconnue, le ministère de la Sécurité sociale - qui ne prend pas en considération le fait qu'elle soit sans ressources et ne peut, par conséquent, nourrir sa famille - ne lui accorde rien. Le Dr Veenoo Basant Rai, responsable de la section médicale du National Pension Fund, est catégorique à ce propos : "Au niveau de la Sécurité sociale, nous ne faisons que respecter le National Pension Act où il est stipulé clairement que pour qu'une personne soit éligible à une pension d'invalidité, il faut qu'il y ait un handicap de 60% ou plus. Quand c'est reconnu par le board médical, la personne a droit à une pension de Rs 2 130. D'autres, qui ont un taux d'incapacité de 30 à 59%, peuvent bénéficier d'une social aid." Le board médical se base uniquement sur le certificat médical du médecin traitant.
Anomalies. Néanmoins, plusieurs anomalies prévalent, concernant aussi bien ceux qui méritent une pension mais n'en reçoivent pas, que ceux qui en reçoivent mais pourraient aisément s'en passer.
Sam demande l'anonymat avant de dévoiler comment il a bénéficié d'une pension. "J'ai aidé un ex-politicien durant une campagne électorale - mo ti so tapère - et à la fin de la campagne, il m'a demandé si je voulais de l'argent et je lui ai fait une requête pour une pension à vie. Il lui a suffi d'un coup de téléphone et c'était chose faite." Propriétaire d'une maison, d'un 4x4 flambant neuf et d'un business, Sam n'a certainement pas besoindes Rs 5 000 qu'il touche mensuellement. Par ailleurs, Francine, célibataire, fait le trajet Camp le Vieux-Rose Hill à pied pour aller travailler comme employée de maison. Elle dit toucher, en parallèle, une pension pour rhumatisme parce qu'elle "avait des contacts au niveau de la Sécurité sociale."
Revers. Entre temps, la fille aînée de Maligaye Batour a dû abandonner ses études en Form 3 pour travailler dans un restaurant. Sa cadette, actuellement en Form 2, est parallèlement danseuse d'hôtel. La mère avait rendez-vous mardi dernier avec un médecin pour savoir si elle aurait finalement le fameux "papier" qui lui permettrait d'avoir une pension. Résultat : elle se fit rabrouer par le médecin de service quand elle tenta de lui expliquer sa peine : "Sa pa concerne moi sa, mo pas rentre dans ou problème, moi !", lui aurait-il lancé.
Marie Josian Thomas a également été malmenée quand elle a été faire une requête de pension suite aux brûlures graves infligées, dit-elle, par son ex-mari. "J'ai des brûlures tout le long de mon corps et je n'arrive pas à fermer mes mains. Comment puis-je travailler ? On me refuse une pension parce que j'ai épousé légalement mon concubin, qui, toutefois, ne travaille pas car il souffre de plusieurs maladies."
Pourtant, à entendre la ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo, une porte reste ouverte à ceux qui se sentent lésés. "Venez nous voir. Mon ministère est là pour aider ceux dans le besoin. Nous avons des officiers attachés à la Sécurité sociale qui font des enquêtes sur le terrain. S'il y a vraiment le besoin d'une pension et au cas où le médecin traitant n'accorde pas les 60% d'invalidité, le demandeur peut bénéficier d'une social aid."
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Vieux 15/09/2006, 12h03
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Ici zote faire dimoune handicaper marche par fesse, zote rode tous laille pou pou coince malheureux. Dimoune besoin demanne chariter lor radio priver pou gagne chaise roulante.
Mauritius is the tiger of the African continent.

Rocco
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Vieux 26/09/2008, 09h49
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Vouer sa vie aux handicapés



MÉTIER : AUXILIAIRE DE SANTÉ

Vouer sa vie aux handicapés


Ils ont choisi pour métier de s'occuper des personnes vivant avec des handicaps sévères. Prisca battour, 20 ans, et Amrita Laddu, 37 ans, expliquent ce choix et le bonheur qu'elles ressentent à oeuvrer pour les autres.
Rencontrées sur leur lieu de travail les deux femmes ont la mine radieuse. Nous sommes dans le nouveau Centre pour les handicapés sévères et les personnes âgées à Pointe aux Sable. Ici, Prisca Battour, Amrita Laddu et leurs collègues côtoient quotidiennement des personnes sévèrement handicapées ou très âgées dont les proches ne peuvent plus s'occuper. "C'est un travail difficile. Il faut être au chevet de nos patients dès qu'ils ont besoin de nous", indique Amrita Laddu. Plusieurs des patients éprouvent du mal à communiquer et ont besoin d'une assistance permanente. La tâche semble éprouvante :"Mais quand vous avez choisi ce métier et que vous êtes heureux de porter cet uniforme, tout devient beaucoup plus aisé", poursuit-elle.
Cours. Nos deux interlocutrices bénéficient d'un cours offert par le ministère de la Sécurité Sociale et de la Solidarité Nationale. C'est d'ailleurs à travers ce cour qu'elles se sont retrouvées à exercer au centre pour handicapés. C'est en avril 2009 que les cours prendront fin et ce n'est que là que Prisca Battour et Amrita Laddu sauront si elles vont continuer à travailler dans ce centre pour handicapés. "Si on m'offre un emploi ici, je veux bien rester. Je m'y sens bien, je me suis habituée avec les patients. Sinon j'intégrerais sûrement un hôpital ou un autre centre de santé", dit Prisca Battour.
Rôle. Prisca Battour et Amrita Laddu jonglent entre les classes et leur travail. "On suit des cours 4 fois par semaine et le reste du temps nous sommes au centre avec les patients. Ce cours est gratuit, c'est une bonne chose pour nous même. Nous passons énormément de temps dans le centre. On travaille quelques dimanches également", disent-elles. À l'heure actuelle le tout nouveau centre pour handicapés comporte moins d'une dizaine de patients. Le rôle des auxiliaires de santé est de prendre soin de ces personnes, leur donner leur bain, les nourrir ou les aider à le faire, les aider à faire des exercices ou, s'ils ne peuvent pas, des petits mouvements pour compenser et aussi surtout s'assurer qu'elles ne manquent de rien. Une tâche prenante qui nécessite beaucoup de patience et de compréhension. "Il faut avant tout comprendre nos patients. Ils ont besoin de nous. Il ne faut surtout pas faire ce métier que pour avoir un salaire. Il faut l'aimer et être heureux quand vous le faites. Moi je fais mon travail avec le sourire", dit Amrita Laddu. Et Prisca Battour d'ajouter, "on n'est pas seulement là pour les soigner mais également pour leur parler, les écouter. Les patients ont souvent besoin d'une oreille attentive pour se sentir mieux."Si l'on en croit les deux dames, la seule difficulté dont elles ont à faire face est quand il faut soulever les patients pour les faire prendre leur bain. "C'est en gros la seule difficulté que nous avons, surtout qu'on est petite", sourit Prisca Battour.
Parcours. Prisca Battour parle de son métier comme celui qu'elle a toujours voulu faire. "Depuis que je suis enfant, je voulais faire un travail comme celui-ci. Aider les gens qui en ont besoin a toujours été un désir. Quand j'allais rendre visite aux malades à l'hôpital, j'adorais voir les infirmières s'occuper d'eux. C'est ce que je me voyais faire plus tard." C'est ainsi que pendant ses vacances scolaires, alors qu'elle touche à la fin de son cycle d'études secondaire, Prisca Battour suit un stage à la clinique De Lorette à Curepipe. Trois mois de stage durant lesquels elle acquiert de l'expérience. "On m'a montré comment prendre la tension des patients, faire un test de diabète ou vérifier le sérum. J'étais très contente d'apprendre tout ça." Ses études secondaires terminées, la jeune fille suit un cour de Health Assistance où elle décroche un certificat. Pour sa consœur, Amrita Laddu, il en est tout autre. Travaillant dans une usine textile jusqu'à tout récemment, elle décide de changer de voie quand elle prend connaissance de la tenue de cette formation. "Je n'ai jamais pensé que je pouvais faire ce travail-là. Mais je ne regrette pas mon choix. Je suis ici depuis un mois et demi environ et je m'y plais. C'est un travail que je découvre et qui me rend heureuse."


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Vieux 26/09/2008, 10h04
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Centre pour les handicapés sévères et les personnes âgées


LeCentre pour les handicapés sévères et les personnes âgées situé à Pointe aux Sables qui ouvrira officiellement ses portes prochainement est un projet émanant de 1996. Conscient de la nécessité d'un tel centre pour répondre aux besoins des handicapés sévères, le gouvernement d'alors décide de créer cette structure qui s'étale sur 2 arpents. À noter que qu'il y a environ 45 000 personnes sévèrement handicapés à Maurice selon le gouvernement. La création de cette structure a nécessité des investissements de Rs 55 millions, incluant la fourniture et la mise en place des équipements sophistiqués par le gouvernement de Luxembourg. Le centre est cogéré par le ministère de la Sécurité Sociale et de la Solidarité Nationale et le Arya Sabha qui a favorablement répondu à un appel du gouvernement. Le centre comprend 2 Living Units qui pourront accueillir 32 personnes. Chaque unité est composée de 4 chambres avec 4 lits chacune ainsi que des salles de bains et des toilettes spéciales pour les handicapés. Chaque unité est munie d'une Special Care Unit. Un médecin est présent en permanence ainsi qu'un staff médical composé de 6 infirmières sans compter les auxiliaires de santé.



Formation

Ils sont 25 comme Prisca Battour et Amrita Laddu dont une grande majorité de femmes à jouir de ce cours de formation de 44 semaines qu'offre le ministère de tutelle. Ils sont dispersés dans le centre, dans les hospices, les institutions charitables et résidences pour personnes âgées sous gestion du secteur privé. Durant la formation, les stagiaires bénéficient d'une allocation mensuelle de Rs 3000. À la fin du stage, l'évaluation finale sera sanctionnée par une attestation qui éventuellement leur garantirait un emploi permanent
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