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Vieux 16/11/2008, 13h15
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Traitement: " Il y a une normalisation dans l'espérance de vie des patients "

Traitement: " Il y a une normalisation dans l'espérance de vie des patients "

En 25 ans, les avancées dans le traitement médical des personnes vivant avec le VIH ont été permanentes. Depuis 2006 ont été développés des médicaments qui " permettent de remettre debout des gens qui étaient couchés ", explique le Pr Lang. Il existe aujourd'hui jusque 22 molécules pouvant être combiné pour le traitement des patients touchés par le VIH. " Cela permet plusieurs combinaisons. On peut même en faire à la carte ", ajoute le scientifique. Pour résultat, grâce au traitement médical: " Il y a normalisation dans l'espérance de vie des patients", ajoute le Pr Lang. Mais le traitement, rappelle-t-il est efficace du moment qu'il est respecté et, bien-entendu, disponible. Parce que les inégalités du système font qu'à travers le monde un nombre important de patients n'a toujours pas accès aux antiretroviraux (ARV). De son côté, le Pr Rozenbaum rappelle à Week-End que le traitement médical fonctionne que lorsqu'il y a l'encadrement social approprié. "Entre-temps, un autre défi se pose: il est estimé que sur chaque patient placé sur traitement aux antiretroviraux (TARV) 2 à 3 nouvelles infections interviennent", dit le Pr Lang. Le Pr Rozenbaum explique que des liens étroits existent entre le traitement et la prévention. En effet, les risques de transmission du VIH se retrouvent considérablement amoindris chez les patients sur TARV. Dans le cas de couples séro-différents, la procréation peut être envisagée, mais doit se faire en consultation avec le médecin traitant. Dans tous les cas de figure l'usage du préservatif reste vivement conseillé. Par ailleurs, il est désormais chose établie que " Le traitement peut réduire la contamination " affirme le Dr Catherine Gaud. "Plus il y aura de gens qui seront traités il y aura moins de morts et moins de contamination" dit le Pr Lang. Autant de raisons pour lesquelles le traitement devrait être rendu disponible au plus grand nombre. Dans son discours à la fin du colloque la présidente de Rive a aussi demandé que les patients soient traités " rapidement et correctement." Au cas contraire, les conséquences seront lourdes. Maurice, pour rappel a reçu, lundi, un appareil destiné à mesurer la charge virale des patients. Ce qui permettra aux médecins des prescriptions médicales mieux adaptées. Jusqu'ici, avec les moyens dont nous disposons, Maurice mesurait uniquement le taux de lymphocytes CD4 restant dans le sang des personnes infectées. Pour précision, en progressant, le VIH augmente en nombre dans le sang du patient alors que son système de défense (CD4) baisse. S'appuyant sur les résultats des tests sanguins, le meilleur traitement consiste ainsi à diminuer la virémie et de, parallèlement, restaurer le système immunitaire.
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Vieux 16/11/2008, 13h18
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Moncef Mouhoudhoire (Mayotte): " Je ne me suis jamais senti autant exclu "


Mercredi, il espérait prononcer un discours devant les participants au colloque. Pour dire que la situation chez lui ressemble à celle qui prévaut dans les autres îles de la région. Qu'en raison de la proximité et des voyages, ses problèmes sont aussi les nôtres, et vice-versa. Qu'il a des solutions à suggérer et des conseils à prendre. Mais quand il s'est approché du micro : " La parole m'a été refusée sans la moindre explication. " Moncef Mouhoudhoire l'attribue à un fait : il vient de Mayotte : " Pour des raisons politiques nous sommes exclus. Dans les discours, ils ont pourtant dit que les îles de la région devraient unir leurs forces pour combattre ce problème qui est commun. Mais là, c'est comme-çi on choisissait de ne rien dire au Mahorais alors qu'il y a une alerte à la bombe. " Si que Mayotte n'a pas été invité au colloque " Je m'y suis invité, j'y suis venu de moi-même dans l'espoir de participer. C'est la quatrième fois que je le fais. "
Se disant profondément blessé il ajoute : " Je ne me suis jamais senti aussi exclu. C'est de l'hypocrisie et ce n'est pas ainsi que l'on va vaincre le SIDA. Le virus fait son job. Moi, je fais le mien, j'exhorte les politiciens à faire le leur. " Moncef Mouhoudhoire est le président de l'association Nariké M'sada. "Il y a 173 patients dans la file active, mais seulement 1073 personnes se sont faites dépistées en 2007 sur une population de 186 452 habitants."Dans son discours il espérait entre autre dire : "Je ne veux aucunement embarrasser les organisateurs de ce 7ème colloque à qui j'adresse mes remerciements et mes félicitations. Mais il y a une telle concentration d'énergie et d'intelligence réunie ici, que je n'arrive pas à comprendre pourquoi et comment nous n'arrivons pas à dépasser la politique politicienne. Je suis associatif et j'avance avec force que, pour l'instant, la politique nous handicappe. Il y a une interpénétration régionale avec Mayotte qui est avérée. Même si cela est fait avec beaucoup de courtoisie, L'ignorer serait criminel, l'ignorer serait irresponsable, l'ignorer serait de l'exclusion, de la stigmatisation"




7è Colloque VIH de l'Océan Indien: Les avancées notées, les lacunes décriées


La situation dans la région de l'océan Indien peut encore être contrôlée. Mais d'importantes failles dans le système inquiètent. Tenu du 10 au 12 novembre à Maurice le 7è Colloque de l'OI a permis aux acteurs de la lutte dans la région de faire le point et de resserrer les liens.
Sur une population de 1. 2M, Maurice compterait 13 000 personnes vivant avec le VIH (pvvih). La prévalence locale a été calculée à 1. 8%. Depuis 1987, 3133 cas ont été officiellement enregistrés dans le pays. À Madagascar, on compte 577 cas officiels. Les estimations parlent d'une prévalence de 0.13%, soit 14 000 individus sur une population de 19.7M. À la Réunion, la prévalence est à 0. 2%, 0. 5% aux Seychelles et 0. 8% aux Comores. La région a une population estimée à 22. 6M et le nombre de pvvih est estimé à 30 000, la prévalence à 0. 2%. Pour Yves Bourny, de l'ONUSIDA ; "La situation dans la région est encore gérable. Les systèmes de santé doivent pouvoir absorber le choc et offrir les services nécessaires." La région a les moyens pour faire face : "Ce serait inadmissible si on n'y arrive pas." Si ce 7è Colloque VIH de l'Océan Indien a donné l'occasion aux acteurs de la lutte de noter les progrès réalisés, il a aussi permis à tout un chacun de s'exprimer sur les lacunes qui persistent. D'où la situation de vulnérabilité dans laquelle demeure l'océan Indien. Autour du thème "Réduisons les risques", le colloque aura permis de situer les priorités qui demeurent. Cet exercice imaginé par le Dr Catherine Gaud de Rive, il y a 7 ans, garde tout son sens.
Du 10 au 12 novembre quelques 500 acteurs de la lutte étaient réunis à La Plantation pour discuter. Les objectifs étant l'harmonisation des actions contre le VIH, le SIDA, l'ignorance, la discrimination et la stigmatisation. L'exercice a été une occasion de franc dialogue tout en ayant été une opportunité pour les participants de se tenir informés des développements dans différents secteurs : traitement, prévention, dépistage, communication, entre autres. Ce colloque a vu la participation de quelques éminents scientifiques engagés dans la lutte contre le VIH au niveau mondial. Parmi, les Professeurs Jean-Marie Lang, Willy Rozenbaum, Eric Oksenhendler, de même que le Dr Catherine Gaud, présidente de RIVE, entre autres. Plusieurs ONG étaient aussi représentés. Et cette année, une trentaine de personnes vivant avec le VIH étaient aussi présentes pour faire entendre leurs voix.
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Vieux 16/11/2008, 13h18
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"Un message d'amour et d'humanité"


À travers les îles, des défis majeurs demeurent pour rendre efficace la réponse qui doit être apportée pour contrer le VIH. Au cas contraire, ont précisé les différents intervenants, les conséquences seront lourdes. Compte tenu de la gravité de la situation à Maurice, un appel spécial a été lancé au gouvernement pour que les mesures appropriées soient prises afin de permettre au système de fonctionner. Lors du colloque, les approximations dans le traitement des patients et pour la réduction des risques à Maurice ont été décriées.
Présent pour la cérémonie d'ouverture, Navin Ramgoolam a parlé de la nécessité de coordonner les actions. À cette même occasion le Dr Gaud a rappelé : "Nous avons une responsabilité écrasante pour chaque vie qui est unique. C'est de la qualité de notre travail dont dépend la vie de ceux que nous soignons."Et lors de la clôture du colloque elle a lancé un appel à tout un chacun pour "donner un message d'amour et d'humanité qui manque de plus en plus dans notre société." En 2009, c'est Madagascar qui accueillera le colloque.




PVVIH: Témoigner pour le respect


Ils se prénomment Sabrina, Niven, Regi, Cindy, Josianne, Albertine, Patrick, Paul. Ils viennent des Comores, de Maurice, de la Réunion, des Seychelles, de Madagascar. Mercredi, ils ont été de la trentaine de femmes et d'hommes à s'être mis debout devant les participants au colloque pour parler. Parce qu'en se faisant entendre, ils espèrent voir les choses changer. Et ces changements, c'est dans leur quotidien déjà qu'ils veulent les voir intervenir.
Les préjugés, la stigmatisation, la discrimination qui entourent les personnes vivant avec le VIH apportent des blessures profondes aux âmes de ces dernières. Certains parlent de suicides, d'autres cherchent les mots pour exprimer le désespoir profond, las d'être jugés, d'être critiqués parce que malades. Plusieurs souffrent aussi de l'extrême précarité dans laquelle les a plongés la pauvreté ou encore la consommation de drogue. Et les défaillances du système les y ont abandonnés. Comment alors penser à se soigner?
Derrière chaque visage, une histoire. Parfois des drames qui en cachent d'autres. Il y a ceux que les circonstances avaient conduits à la drogue ou à la prostitution. Ils ont ensuite choisi de refaire surface, pour leurs enfants, par amour. D'autres ont été contaminés à cause de l'amour. Le SIDA se transmet beaucoup chez des partenaires vivant en couple. Il y a aussi ceux qui s'efforcent d'avancer en dépit de l'injustice. Parmi ceux qui ont témoigné, une collégienne adolescente contaminée après un viol. Parce que la société tend trop souvent à se croire en position de juger pour mieux rejeter, nombreux sont-ils à choisir la clandestinité. Y compris vis-à-vis de ceux qui leur sont proches. D'autres vivent des regrets et tentent de trouver la force pour avancer. Il n'y a pas lieu d'offrir de la pitié, avait précisé plus tôt, le Dr Gaud. Ceux qui vivent avec le VIH, avait dit Nicolas Ritter, ont avant tout besoin que leurs droits et leur dignité soient respectés. L'encadrement reste primordial. L'appui et le soutien doivent exister dans l'ensemble du système appelé à se professionnaliser. Pour bousculer les choses, Vivre +, l'association des pvvih de Maurice a été relancée. Au niveau de l'OI, Ravanne + battra le tambour pour faire monter leurs voix de ceux qui vivent avec le virus. Il y a eu de l'émotion, des larmes. Mais aussi de l'espoir. Lundi, Elysa avait raconté comment tout en étant séropositive, elle a voulu être mère. D'origine malgache, elle a été vigilante sur son traitement. Dans trois mois, elle accouchera.
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Vieux 22/11/2008, 12h34
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Elle est au bout du rouleau après une existence difficile sous l’emprise de la drogue et de la maladie. Mais la jeune femme qui vit avec le virus du sida essaye de s’en sortir et de se construire une nouvelle vie.

L’enfer. Elle l’a connu, dit-elle. Et n’en est pas encore revenue. Cindy, 29 ans, attend un «miracle» pour «revivre», enfin. Un tout petit coup de main du destin pour reprendre le cours de sa vie. Maman de quatre enfants de deux pères différents, elle est dépendante de la drogue dure, «depuis l’âge de 15 ans» et est séropositive. Aujourd’hui, elle souhaite avoir «un job, un vrai, et une maison.» Pour l’instant, la jeune femme se prostitue pour «s’en sortir». Elle a partagé son histoire avec ceux présents lors du VIIe Colloque VIH Océan Indien (voir hors texte) qui a eu lieu à Maurice cette semaine. Un témoignage émouvant. Car, depuis que Cindy est sortie de prison, il y a quelques semaines, les temps sont durs : «J’avais été arrêtée pour prostitution.» Cindy n’a pas de maison. Elle n’a non plus de parents prêts à l’héberger. Elle vit au jardin de la Compagnie, se lave dans les toilettes publiques et dort dans le jardin tous les soirs, ou presque : «Quand un client est prêt à me payer une chambre, j’y reste.» Le fait de vivre avec le sida, elle le cache à ces hommes à qui elle vend son corps pour quelques centaines de roupies : «Mais je leur dis de mettre un préservatif. Ils ne le font pas toujours. Mais, je n’y peux rien. Je demande à Dieu de me pardonner pour cela.» Ce rythme de vie l’empêche de suivre correctement son programme de désintoxication à la méthadone et de prendre les médicaments nécessaires pour survivre avec le virus du sida. Ceux-ci servent à contrôler son niveau de Cd4, le taux de globules blancs qui protège le corps d’infections : «Je prend des antirétroviraux que l’on me donne au centre Bouloux à Cassis. Mais, il faut les prendre à des heures régulières et après avoir mangé. Je n’ai pas toujours de quoi me nourrir.» Elle vit avec le VIH depuis deux ans. Du moins, c’est en 2006 qu’elle a appris qu’elle était atteinte de cette maladie auto-immune incurable : «Mon compagnon était malade. J’ai fait un test. Il était positif.» Aujourd’hui, Cindy ne voit plus ses trois premiers enfants dont le père serait, selon elle, mort : «Le plus grand est âgé de dix ans. Ils vivent avec des gens bien.» Elle est toujours en contact avec son petit dernier qui a 16 mois : «Son père à lui est en prison. Je vois mon fils de temps en temps. Mais, pour le moment il vit chez une copine. Je ne peux pas m’en occuper.» Elle rêve de pouvoir reconstruire sa famille, devenir une «femme bien» et mener une «existence normale». Néanmoins, comme l’indique la travailleuse sociale Gilberte Némorin, la réinsertion pour des personnes comme Cindy est difficile : «Elles n’ont que des jobs comme cleaner. Mais, les séropositifs ne peuvent pas travailler avec des produits chimiques. Il serait temps de penser à un réel système d’encadrement pour leur redonner une place dans la société.» Cindy, elle, espère que sa participation au colloque donnera un nouveau sens à sa vie : «Je veux changer. J’aimerais qu’on me tende la main, qu’on m’aide pour une fois…» Les points forts du colloque VIH océan Indien Le dépistage. Le Pr Willy Rozenbaum, un des scientifiques à avoir découvert le virus, a parlé de «banaliser» le dépistage. Ainsi, plus de personnes feront le test visant à déterminer leur état sérologique. Cela pourrait aider à diminuer la propagation du virus. Pour le Dr Catherine Gaud, initiatrice du premier colloque en 2002, savoir si on est atteint du VIH peut aider à sauver des vies. Le dépistage devrait être accessible. La stigmatisation. Des personnes vivant avec le VIH, venant de différentes îles de l’océan Indien, ont parlé de leur vie lors de la dernière journée du colloque (NdlR : mercredi). Un moment émouvant qui démontre que le regard stigmatisant des autres est éprouvant pour ces personnes, selon le Dr Catherine Gaud. La synergie. Lors de son discours, prononcé à l’ouverture du colloque, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a déclaré : «Il est indispensable que les actions soient coordonnées et qu’il y ait une synergie réelle à différents niveaux.» Il a donc salué «la régularité de cet événement» car «il a permis les rapprochements entre le corps médical et les organisations sociales et humanitaires.» L’ampleur. «À Maurice, depuis la détection du premier cas en 1987 jusqu’en septembre 2008, 3 721 cas de personnes infectées par le VIH ont été enregistrés.» Dixit le Premier ministre lors de son discours. Néanmoins, les ONG présentes estiment, elles, que ces chiffres ne sont que des données officielles et que le nombre de personnes vivant avec le VIH est beaucoup plus important. Madagascar. C’est dans la Grande Île qu’aura lieu le huitième colloque VIH océan Indien.
Par Yvonne Stephen
Paru le 17/11/2008 dans - 5-plus Dimanche

le cas de Cindy ne peut laisser personne indifférent, c'est un drame humain qui existe pour pleins de gens dans son cas.......
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Vieux 28/11/2008, 11h03
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INTERVIEW : DHIREN MOHER

La stigmatisation demeure


Le traitement est gratuit, mais il y a encore beaucoup à faire pour aider à améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH. Moins d'hypocrisie, plus d'actions, et surtout qu'elles soient efficaces. C'est ce que demande l'activiste Dhiren Moher à quelques jours de la Journée Internationale de la lutte contre le VIH qui sera observée le 1er décembre.
Alors que le World AIDS Day sera observé pour la 20e année, il est des plus significatif qu'il n'y a à Maurice que deux personnes vivant avec le VIH toujours disposées à parler et témoigner à visages découverts?
Il n'y a pas à chercher loin pour expliquer cela. Ici comme dans d'autres pays, la stigmatisation vis-à-vis des pvvih reste très forte. C'est une situation sur laquelle on doit impérativement s'attarder. La stigmatisation demeure alors qu'il y a eu tellement de campagnes de sensibilisation qui ont été menées. Il faut se questionner sur la pertinence de ces actions. La meilleure façon de lutter contre la stigmatisation est la dissémination de l'information auprès du grand public. Ces messages doivent amener un changement dans le regard que porte la société sur les pvvih. Il doit aussi encourager un plus grand nombre à être conscient de la réalité du VIH/SIDA et à se sentir concerné. Si la stigmatisation persiste, cela démontre qu'il y a toujours une méconnaissance et des lacunes qui existent toujours. Il faut donc mieux mesurer l'impact des campagnes et l'ensemble des actions de sensibilisation.
Le constat fait que nous ne sommes jusqu'ici qu'à deux à parler à visages découverts témoigne de toutes les lacunes qui existent.
Comment les pvvih avec qui vous travaillez vivent-elles cette stigmatisation ?
Quand on parle de discrimination il s'agit souvent d'actions par lesquelles les droits de l'individu sont violés. La stigmatisation n'est pas une action visible. Elle est ressentie dans le regard, la parole, la manière de faire des autres vis-à-vis de soi. La stigmatisation affecte considérable l'individu qui en est victime dans plusieurs aspects de sa vie. Le 7e Colloque VIH OI a été une occasion pour des pvvih de la région de mieux exprimer cette situation. C'est ce qu'elles ont fait en prenant la parole pour témoigner. La stigmatisation devient un obstacle, elle empêche la personne de vivre, elle provoque la peur. Pour lutter contre, il faut sensibiliser et éduquer. Le sujet du VIH est constamment présent dans l'actualité à Maurice à travers les médias, les activités organisées, etc. Mais l'ignorance perdure. Le fait que l'épidémie est concentrée au niveau des consommateurs de drogues injectables (CDI) rajoute aux préjugés à Maurice. On fait des associations faciles, on croit pouvoir juger.
Cette situation est souvent décriée pour dire qu'elle est aussi un obstacle au traitement alors que plusieurs patients restent loin des services de santé ?
Ils sont nombreux à le faire. Et serait une erreur de croire que c'est parce qu'ils sont des toxicomanes et que la drogue est plus importante pour eux qu'ils ne suivent pas de traitement. Moi, je n'y crois pas. Nous savons tous à quel point la stigmatisation est forte dans le pays. Le traitement n'est disponible que dans un centre et beaucoup craignent qu'ils n'y soient vus. Car cela risque de relever leur statut sérologique à des personnes qu'ils ne souhaitent pas. Ce problème affecte beaucoup de femmes. C'est aussi un fait que le SIDA est souvent présent chez des patients déjà touchés par la pauvreté. Ils se retrouvent à se démener pour trouver une place où habiter ou pour trouver à manger pour eux-mêmes et pour les membres de leur famille. Leur état de santé devient alors secondaire. Il ne faut pas oublier que le SIDA vient nous révéler toutes les faiblesses d'une société. Il y a beaucoup d'urgence auxquelles il faut répondre. Quand penserons-nous à l'empowerment des pvvih et à leur bien être pour leur permettre de vivre correctement? D'accord il faut sensibiliser le grand public, mais il ne faut pas oublier que la prise en charge efficace du patient et le traitement font aussi partie de la prévention. C'est aussi une façon de limiter l'expansion de l'épidémie.
Dans quelques jours vous fêterez vos 42 ans, cela fait 7 ans que vous vous savez contaminé, comment vivez-vous votre séropositivité ?
C'est souvent une vie difficile. Tout n'est pas aussi rose que l'on pourrait penser. Je me suis souvent retrouvé à donner beaucoup de moi-même pour aider dans la cause. Je suis souvent cité comme exemple et cela implique une grande responsabilité. Dans tout cela, je dois trouver le temps de m'occuper de moi. Je dois savoir où trouver de l'appui. Heureusement que ma famille est avec moi. Vivre avec le VIH n'est pas une vie en rose. C'est difficile. Il faut savoir se gérer tant au niveau médical qu'au niveau psychologique. En même temps, il me faut être solide pour gérer la détresse humaine à laquelle je suis confronté dans mes responsabilités. Souvent, il me faut trouver des réponses rapides aux problèmes qui me sont exposés pour que la personne ne se perde pas. Tout cela est difficile à vivre. Mais j'ai pris la décision de m'engager. À ce niveau, disons que la vie m'est devenue positive.
Comment?
Après mon dépistage, j'ai découvert une autre facette de la vie. Comme tout le monde, je croyais aussi tout savoir de la vie avant. Mais quand je me suis engagé dans le combat, quand j'ai commencé à côtoyer toutes les catégories de personnes j'ai appris à mieux comprendre. On s'apitoie sur soi, mais souvent il y a des gens, qui à cause de la précarité, vivent des situations de vrai désespoir. On catalogue les gens de prostitués, de drogués, de sidéens. On les juge disant que ce sont eux qui l'ont voulu. Mais personne n'a souhaité cela. Ce sont les circonstances de la vie qui rendent les gens vulnérables. Cette vulnérabilité est très présente chez ceux qui vivent dans la pauvreté. Dans la mesure de mes capacités, j'ai appris à être à l'écoute, à essayer d'encadrer ceux que je rencontre. Et si la personne est séropositive, j'essaie de l'encourager à vivre encore. Mais c'est souvent difficile. D'accord le service et le traitement sont là. Mais sommes-nous sûrs que le patient a de quoi manger et les moyens pour améliorer sa qualité de vie? Je ne crois pas.
Quel est votre constat de l'action mauricienne dans la lutte contre le VIH/SIDA ?
Je dirais qu'il y a quand même eu des améliorations. Par exemple, avant on ne parlait du SIDA qu'à l'occasion de 1er décembre. Le sujet lui-même suscitait une curiosité surtout si un malade était de l'avant. Aujourd'hui, il a été banalisé. Mais parfois à un point où certains l'ignorent. On est davantage exposé à cette réalité, mais en même temps les gens ne se sentent toujours pas concernés. Cette réaction est inquiétante quand on considère les ravages que provoque le SIDA à Maurice. Personne ne peut dire que le sujet ne le concerne pas. Pour commencer, nul ne peut se prétendre à l'abri du virus. On ne doit pas s'arrêter aux 3700 cas officiellement recensés et dire que tout est sous contrôle. Il y a une majorité qui vit avec le virus sans le savoir et un grand nombre de personnes qui ont déjà été affectées dans leur quotidien parce que le virus a touché un de leurs proches. Quand j'entends certains dirent que ce n'est pas leur problème cela me rappelle qu'il y a toujours un nombre de personnes qui n'a rien compris. Le VIH a un impact direct sur la société et sur l'économie d'un pays. Le SIDA peut détruire une société si on ne fait pas attention.


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Vieux 28/11/2008, 11h03
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Il est désormais établi que si les moyens pour vaincre le VIH/SIDA existent mais que c'est la mauvaise gouvernance qui permet au problème de perdurer. Vos commentaires?
C'est ce qui fait que le SIDA a pris une ampleur catastrophique dans certains pays. À Maurice les décisions prises maintenant porteront leurs fruits dans quelques années. Mais certaines décisions politiques ont été prises avec du retard. Parce que des politiciens ; pour des raisons politiques, ont eu peur d'introduire la Méthadone, l'échange de seringues, ou encore certaines lois. Il y a eu un retard, mais le réveil s'est finalement opéré. Ils ont été sensibles à la cause et ont lancé des actions. Dans la lutte contre le VIH, la bonne gouvernance ne concerne pas un parti, mais la classe politique dans son ensemble. Chacun a les mêmes responsabilités pour faire avancer la cause. Le politique doit avoir pour objectif d'améliorer la qualité de vie de tout un chacun en misant sur les best practices.
Quelle devrait être la responsabilité de la société civile ?
Elle a un rôle important puisqu'elle fait partie du système de lutte. C'est pourquoi les membres de la société civile doivent se former et travailler de manière structurée. C'est facile de dire que l'on est membre d'une ONG ou qu'on souhaite en former une. Toutes les ONG ont leur mission/vision. Mais ont-elles l'expertise et la connaissance pour répondre aux besoins de leur plan de travail, parce que c'est ainsi que l'on répond aux besoins exprimés par la société. Si le personnel n'est pas formé, le système ne fonctionnera pas correctement.
Il y a quelque temps, vous aviez mis en garde contre la AIDS Mafia, ce système par lequel certains cherchent à assouvir leurs intérêts personnels en rejoignant la lutte contre le VIH. Pourquoi cette inquiétude?
J'étais au Nairobi lorsqu'une étude est venue dire qu'il y avait 10 000 ONG qui y étaient engagées dans la lutte contre le VIH/SIDA. Cela nous avait tous étonné. Surtout que le bilan touchant au VIH au Kenya est catastrophique. Les recherches nous ont permis de voir qu'un nombre d'associations avait été monté uniquement pour permettre à leurs membres de se faire de l'argent. Dans la lutte contre le VIH/SIDA, il y a beaucoup d'argent engagé. Les donateurs sont prêts à financer les projets surtout s'il y a un service direct destiné aux patients. Mais on note que ce n'est qu'une partie de la somme qui arrive jusqu'aux patients. La lutte contre le SIDA fonctionne d'après un même système de par le monde. D'où ma crainte qu'une mafia ne se développe à cause de l'aide financière disponible. Nous avons recensé quelque 3700 patients à Maurice, quand je vois les conditions de vie dans lesquelles certains sont abandonnées et quand je vois que l'on n'arrive pas à répondre à certains de leurs besoins de base, je me pose des questions. Cela me fatigue surtout que je vois que de grosses sommes sont engagées dans la lutte.
Comment faire preuve de vigilance?
Il y a quelque temps, je suis tombé sur une liste indiquant qu'il y a 87 ONG engagées dans la lutte contre le SIDA à Maurice... 87 ? Les patients auraient dû être dans une situation nettement plus confortable. Moi cela m'inquiète. Il y a des questions qui doivent être posées. Certains auront des comptes à rendre. En même temps il faut reconnaître le gros travail abattu par certaines ONG. Il y a un réseau mauricien d'ONG engagées dans la lutte qui se constitue. Ce sera une façon d'assurer une certaine vigilance, parce que ceux qui sont ne sont pas clairs dans leurs actions n'y auront pas leur place. Nous ne nous sommes pas regroupés pour dire que nous avons l'exclusivité sur le SIDA. Nous l'avons fait pour être plus efficace dans notre travail.
Votre message dans le cadre du 1er décembre ?
J'ai un souhait : qu'il n'y ait plus d'hypocrisie dans cette lutte. Trop de personnes profiteront encore une fois du 1er décembre pour prononcer de grands discours avant de disparaître. Ils viennent avec des messages d'espoir, mais ensuite rien n'est fait. En tant que patient cette manière de faire me fait mal au cœur. Mon appel ; c'est au Premier ministre que je veux le lancer : Le traitement, la prise en charge son gratuits à Maurice, nous avons aujourd'hui davantage de moyens pour que les soins deviennent meilleurs, nous avons des médecins formés. Il faut revoir le système, décentraliser le service, installer un centre d'immunologie et répondre aux besoins exprimés. Nous avons des priorités qui doivent être considérées et les moyens doivent être recentrés. Il faut encourager les patients vers le service, pour que l'on s'occupe mieux d'eux, dans la globalité.
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Vieux 28/11/2008, 11h05
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1er décembre : 20e Journée mondiale du SIDA


Le 1er décembre 2008 marquera le 20e anniversaire de la Journée mondiale du SIDA. Depuis 1988, les efforts déployés pour contrer l'épidémie ont eu des résultats positifs ; pourtant, le dernier rapport de l'ONUSIDA sur l'épidémie mondiale indique qu'elle n'est encore jugulée dans aucune des régions du monde.
En collaboration avec ses partenaires, la Campagne mondiale contre le sida a fixé pour thème cette année Mener - Responsabiliser - S'activer , développant ainsi le thème de l'an dernier Appel au leadership. Mettre en évidence le leadership comme thème de la Journée mondiale sida 2007-2008, c'est offrir une occasion de rappeler l'importance à la fois du leadership politique nécessaire pour remplir les engagements pris dans la riposte au sida -en particulier la promesse d'un accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien dans le domaine du VIH d'ici à 2010 - et de célébrer le leadership manifesté à tous les niveaux de la société.
Le concept d'une Journée mondiale sida est né en 1988 lors du Sommet mondial des Ministres de la santé sur les programmes de prévention du sida. Depuis lors, chaque année, les institutions des Nations Unies, les gouvernements et tous les secteurs de la société civile dans le monde entier se rassemblent pour faire campagne autour de thèmes particuliers liés au sida.
(source : onusida)




PRÉVENTION : Posters et théâtre


"Sa seringue qui drogue toi là kapave donn twa SIDA." Ce message sera affiché dans plusieurs coins du pays prochainement dans le cadre du World AIDS Day. Après la campagne de PILS contre la stigmatisation, celle des Zarbiens et de Linzy Bacbotte pour soutenir les femmes vivant avec le VIH, l'initiative du Centre Idrice Goomany ramène le sujet vers le public. Parce que le SIDA reste d'actualité. Parallèlement à la campagne de billboards, l'autre message du centre sera : SIDA pas guete figir! C'est le titre de la pièce qui sera présenté au Théâtre Serge Constantin, Vacoas, le 1er décembre. Dans ce texte écrit par Ally Lazer, les jeunes comédiens parleront de la souffrance engendrée par la stigmatisation et la discrimination. L'un des personnages principaux de la pièce est inspirée de Malini. Première mauricienne a avoir parlé de sa séropositivité à visage découvert cette dernière a été victime de terribles discriminations et préjugés. Elle est morte, quelques mois à peine après avoir pris la parole un 1er décembre. Ally Lazer avait écrit ce texte quand Malini était encore en vie pour rendre hommage à son courage. La pièce a depuis été revue. Le Centre Goomany espère le soutien des autorités pour que des représentations puissent avoir lieu dans d'autres parties du pays.
L'occasion est aussi pour le centre de demander aux autorités d'ouvrir l'accès à la Méthadone à un plus grand nombre de consommateurs de drogues injectables. Il y a quelques mois, pour des raisons purement administratives, le gouvernement a pris la décision de réduire l'accès à la Méthadone mettant ainsi en péril l'ensemble de ce programme.



JEUDI À L'UOM : KISS


Un concert pour mieux faire comprendre la réalité du SIDA aux jeunes de l'université de Maurice. L'initiative revient à la Keep It Safe Society, KISS dont le président est le dynamique Guffran Rostom. Le rassemblement est prévu ce jeudi 27 novembre à l'Auditorium Octave Wiehié de 12h à 16h. Les artistes participants seront : Bruno Raya, Eric Triton, Dylan Gooriah, Corky, Yannick Nanette, Doushan, des étudiants de Lorette Bambous-Virieux, Subsequence, Aartee, Sirop, Shelley, Kevin et Yannick Turenne.
Des interventions sur la prévention sont prévues et l'occasion sera donnée à ceux présents de se faire tester. Le site web de PILS sera lancé à cette occasion. Des préservatifs seront aussi disponibles.



Pedale kont SIDA


Ils seront une centaine de jeunes à vélo qui traverseront plusieurs villes et villages du pays pour attirer l'attention du grand public sur les questions liées au VIH/SIDA. Cette manifestation est organisée par Youth Alive en collaboration avec Noubaz, Pedale Kont SIDA. Au cour du trajet qu'ils couvriront, les participants iront à la rencontre du public avec des messages de prévention. Ils espèrent responsabiliser un plus grand nombre et mettre en garde contre les dangers de la drogue. Le 29 novembre le trajet sera comme suit : Curepipe - Belle Rive - Valetta - Quartier Militaire - Mont Ida - Camp de Masque - Ecroignard - Olivia - Bel Air. Une animation spéciale sera prévue durant la nuit. Le lendemain, les cyclistes traverseront Bel Air - Beau Champs - Grande Rivière Sud Est - Quatre Sœurs - Grand Sable - Bambous Virieux - Bois des Amourettes - Rivière des Créoles - Mahébourg . Le programme prendra fin à la Cité Tôle.



Vivre +


Il y a déjà leur état de santé qui fait appel à de la responsabilité et de la vigilance. Mais il y a surtout ces regards destructeurs et ses attitudes négatives qui rendent pire leur condition. 21 ans après l'explosion d'intolérance autour du premier cas enregistré à Maurice, discrimination, stigmatisation et préjugés affublent toujours les personnes vivant avec le VIH. C'est dire à quel point la bêtise est pronfondément ancrée chez ces gros malins qui persistent à croire que le VIH les autorise à juger (et souvent condamner) ceux qui vivent avec. À cela s'ajoute les nombreux manquements d'un système frileux et qui n'est toujours pas prêt à s'adapter aux besoins des plus vulnérables. Parce que souvent les pompeux discours prononcés à l'occasion ne servent qu'à masquer l'absence de volonté ressentie dans la réalité.
Dans un tel contexte d'absurdité, Vivre + prend tout son sens. Le 7e Colloque VIH OI a été l'occasion de démontrer le nouveau dynamisme qui anime désormais ce collectif mauricien de personnes vivant avec le VIH. Associé à PILS, Vivre + se veut une plateforme d'entraide, de soutien, mais aussi un espace pour dire.
Lors du Colloque, vêtus du même t-shirt noir, la dizaine des membres de Vivre + avait rejoint les autres pvvih de la région pour prendre la parole devant les 400 délégués présents. Prendre la parole pour dire leur réalité. Au-delà de l'émotion suscitée, Vivre + est venu briser le silence en permettant que des tranches de vie soient racontées dans l'espoir d'un changement.
Chacune de ces histoires concerne une femme, un homme, un ado, un enfant. Des êtres humains. "Nous sommes nous aussi des êtres humains." Ce message est souvent revenu adressé aux membres du public, au personnel de l'hôpital, aux décideurs. Le SIDA est souvent lié aux circonstances rencontrées : lors d'un acte d'amour, à travers la dépendance aux drogues. Une des personnes qui avait témoigné était une adolescente contaminée lors d'un viol. Même là, elle a été jugée.
Vivre avec le SIDA, c'est surtout une question de savoir comment faire pour se protéger des autres, de leurs regards, de leurs préjugés. Quelques-uns ont pensé au suicide. D'autres, profondément marqués, cherchent les mots pour s'exprimer. Plusieurs laissent paraître un sentiment de révolte. Il y a souvent la drogue, la prostitution, la précarité, la pauvreté, l'absence d'opportunité, l'inaccessibilité physique du traitement et des services, les contraintes de la clandestinité, etc. Et Vivre + est aussi venu rappeler l'essentiel : du respect, pas de pitié.
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Vieux 29/11/2008, 19h20
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Je ne crois pas que l'on doive juger cette triste maladie car il suffit d'un mauvais contact avec un ustensile non controlé pour être contaminé.Actuellement, les personnes responsables doivent donner les pouvoirs au niveau médical pour ératiquer sinon diminuer ce genre de maladie.les dépenses inutiles de part le monde pourraient être utilisées pour améliorer cette situation.
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Vieux 30/11/2008, 07h52
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Posté par fergeo Voir le message
Je ne crois pas que l'on doive juger cette triste maladie car il suffit d'un mauvais contact avec un ustensile non controlé pour être contaminé.Actuellement, les personnes responsables doivent donner les pouvoirs au niveau médical pour ératiquer sinon diminuer ce genre de maladie.les dépenses inutiles de part le monde pourraient être utilisées pour améliorer cette situation.
Je suis d'accord avec toi , il faut parler de maladie triste ou honteuse, je connais beaucoup de personnes que j'ai cotoyé et qui avaient le virus du VIH et je me bats à leurs cotés pour qu'ils s'en sortent, j'ai déjà perdu mon meilleur ami avec cette maladie en 1987.
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Vieux 01/12/2008, 09h44
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Ce 1er décembre, le monde célèbre la Journée mondiale de la lutte contre le sida. Cette année, la campagne a pour thème «Mener-Responsabiliser-S’activer». A Maurice, les initiatives prises sont loin de répondre aux besoins de personnes atteintes et encore moins à sensibiliser la jeune génération sur les risques d’une sexualité débridée. Nous vous proposons un tour d’horizon sur la situation à Maurice et les efforts consentis par les uns et les autres pour faire reculer l’épidémie.
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