1 lote K de brutalite policiere. - Page 2 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 06/09/2006, 12h41
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Ce fut presque une arrestation en flagrant délit. Et sans doute n'y avait-il pas d'aveux particuliers à obtenir de Thierry Michaud. Un Clear Case. Pourquoi a-t-il fallu que ce justiciable soit victime de la brutalité de policiers tortionnaires ? Alors qu'il est désormais établi que ces fonctionnaires de police se rendent dans des lieux retirés, dans des bâtiments abandonnés pour tabasser leurs victimes, jusqu'à quand le Commissaire de police et le pouvoir politique vont-ils tolérer qu'un escadron particulier, payé par le contribuable, bafoue les lois et la Constitution de ce pays ? De Meeah à Maigrot, de Ramlugon à Michaud, n'y a-t-il pas suffisamment de victimes de cette brutalité inqualifiable pour qu'on mesure que c'est l'ensemble de notre société qui va finir par entretenir un rapport de méfiance avec sa police ?
Il y a, au sein de la police, des officiers intègres et compétents, des hommes et des femmes, dont des jeunes Mauriciens ayant choisi d'y faire carrière, souhaitant eux aussi vivre dans une société civilisée, au sein de laquelle la Law Enforcement est une mission de service public visant à protéger le citoyen et non à le terroriser. Va-t-on permettre qu'une centaine de brutes, peut-être moins - possiblement des violents pathologiques trouvant dans leurs actes de brutalité gratuite un plaisir qui n'a rien à voir avec ce pour quoi ils sont payés - compromette de manière aussi désastreuse l'image de notre police et, partant, de notre pays ? La brutalité policière n'a pas attendu, hélas, l'émergence de M. Raddhoa pour se manifester. Mais il n'en reste pas moins que, aux yeux d'un grand nombre de Mauriciens, cet officier est arrivé à symboliser, à tort ou à raison, l'adoption des méthodes fortes au sein de la police. Serait-ce lui le nouveau commissaire de police ? Le suave et charmant M. Gopalsing a-t-il baissé les bras ?
Qu'on le veuille ou non, la police représente, pour de nombreux Mauriciens, le symbole le plus visible de l'État. Même si nous souhaiterions que cette révolte populaire n'ait jamais existé, même si nous souhaiterions delete de notre mémoire ces jours horribles de déchirement brutal de notre tissu social, nous n'avons pas pour autant oublié ce qui s'est passé en février 1999.
Les premiers incidents de février 99 ont visé la police. Cela fut certainement arbitraire, exposant des effectifs totalement innocents à une colère qu'ils n'avaient pas, directement, provoquée. Il ne s'agit pas de justifier ces incidents mais leur rappel nous permet de prendre conscience que, si les choses ne changent pas du côté des tabasseurs impénitents, une nouvelle vague de colère populaire pourrait bien, un jour, lorsqu'on s'y attend le moins, prendre pour cible de paisibles policiers. Ces derniers doivent être protégés. Et ils sont aujourd'hui menacés par les agissements de ceux de leurs confrères pour lesquels la violence semble être devenue une drogue, si ce n'est un substitut contre des frustrations plus intimes.
En cette période de paupérisation généralisée, de tensions sociales vives, d'insécurité grandissante, alors que notre société semble menacée de délitement, la moindre étincelle pourrait provoquer des troubles que nul ne souhaite. Et nous aurions atteint le comble de la dérision si on devait s'apercevoir que c'est l'action irresponsable et incontrôlée d'un petit nombre de policiers qui en venait à provoquer cet embrasement. Réforme économique, soit ! Mais précisément parce que cela a un coût social lourd, parce qu'on demande à des citoyens de ne pas perdre espoir, le minimum qu'on pourrait leur offrir en contrepartie serait un rigoureux État de droit. Pas le sentiment que le pouvoir élu tolère, si ce n'est approuve, la violence gratuite de quelques tortionnaires. Ce n'est pas pour financer la barbarie que nous payons la TVA et quelques autres impôts.


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Vieux 06/09/2006, 14h03
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dérive policiére

Combien de policiers y a-t-il à Maurice,surement plus que chez nous comparativement du nombre de personnes vivant de part et d'autre.
Doit-on les mettre tous du mauvais côté,je ne le pense pas.
La même chose avec les délinquants,toutes les personnes de votre pays ne peuvent pas être considéré comme eux.
Malheureusement,c'est cette minorité qui donne mauvaise opinion dans telle situation
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Vieux 08/09/2006, 16h34
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Thumbs down Bon ek mové

Dan la vie éna bon dimounn ek mové dimounn;dan la police oussi pareil.Ena 2 ou 3 bann la police dan nou l'il ki pé trop abizé la maniére zot pé fér zot travail de soi disant "LAW and ORDER".
Mo dimann mwa si zot pas bizin drogué zot mem arr amphétamine pou zot capav éna sa kalité comportement bebete la.
Enn dimoune dan so léta normale ,mem si li enn la police pa
kapav lesse li alle ziska sa kalité l'extreme la dann la violence pou fér so métier.
Mo kroir fermement ki éna enn bann CID bizin pas fér sa métier la parski zot pé gate l'image la POLICE en
générale dan MORIS,li pa bon ditou sa.

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Vieux 20/02/2007, 21h44
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Un étudiant victime de brutalité policière pour une cigarette


Dans une déposition à la Commission Nationale des Droits de l'Homme, Sébastien Orange, 19 ans, un étudiant d'une institution privée de Curepipe, allègue avoir été victime de brutalité policière. Le 23 janvier dernier, à la gare de Curepipe, deux éléments de la CID, qui étaient en civil, l'auraient passé à tabac parce qu'il avait une cigarette en sa possession, soutient-il. " Akoz monn aste enn sigaret ki zot inn tap mwa. Akoz zot mo nepli anvi kontinye al lekol, mo per. Sak fwa mo ferm mo lizye mo repans bann kalot ki monn ganye ", a-t-il confié au Mauricien hier.


Sébastien Orange, qui souffre d'épilepsie, nous a affirmé que ce jour-là, il avait pris un autobus vers 8 h 30 pour se rendre à son école. En arrivant à la gare de Curepipe, il achète une cigarette. À un certain moment, un homme portant un t-shirt gris lui demande de le suivre au poste de police de Curepipe. L'homme lui montre son insigne de la CID de Curepipe, et lui demande aussi s'il est majeur. Le jeune homme lui montre alors sa carte d'identité. " Il m'a dit que je n'avais pas le droit de fumer une cigarette à la gare. Le policier en civil m'a aussi dit de jeter ma clope. Je lui ai répondu c'est interdit par la loi. Après avoir saisi ma carte d'identité, il a mis sa main sur mon épaule et m'a emmené en direction des locaux de la CID, en face du nouveau poste ".
À la hauteur du Collège Royal, le policier l'aurait agrippé avec violence, jusqu'au bureau de la CID. " Linn koumans donn mwa kalot dan mo figir. Letan monn rod pran mo portab pou telefonn mo mama li pann dakor e finn kontinye bat mwa. Linn koumans pous mwa lor leskalye e finn met mwa asize lor enn sez dan enn lasam. Ti ena dimounn ki ti pe ekrir dan sa biro la ", soutient le jeune homme, encore traumatisé par les événements. Là, le policier le force à vider son cartable. " Letan monn rant dan enn lasam, linn dir mwa tir mo sak poz anba. Tir to kaye. Samem ki to aprann lekol ". Les coups auraient plu à nouveau et un deuxième homme, portant un costume et qui avait une bague à son doigt, se serait joint au premier pour l'agresser. " J'avais mal et je ne savais toujours pas pourquoi le policier m'avait dit de le suivre au poste. Les deux hommes, que je pourrais identifier, m'ont frappé pendant un bon moment ", affirme notre interlocuteur, qui ajoute qu'à un moment, sa vue a commencé à se troubler et il a ressenti des vertiges. Le policier qui l'avait arrêté l'a ensuite emmené se rincer le visage, avant de le placer dans une plus petite salle. " Là, le policier qui portait un costume a exigé des excuses. Je voulais en finir et sortir de cette salle une bonne fois ". Dans la même pièce, un troisième homme était en train d'écrire dans un grand livre. " On m'a forcé à signer quelque chose. Après, ils m'ont dit de partir. J'avais un début de crise, je voulais sortir du bureau ". Le jeune homme s'est alors rendu à son école. " Je me suis dit qu'à mon école, au moins, ils sauraient quoi faire si j'avais une crise ".


Joue gonflée
Le jeune homme affirme avoir un témoin oculaire de la scène de violence devant le poste de police : sa tante, qui passait devant les locaux de la CID. Cette dernière est entrée dans le poste de police pour empêcher les policiers de frapper son neveu, affirmant qu'il est malade. Elle devait également informer la mère de Sébastien, Linda Orange. Aussitôt alertée, cette dernière s'est rendue en compagnie de sa fille au poste de police en vue d'avoir des explications. " Monn dimann zot kot mo garson, kifer zot finn aret li. Bann la dir mwa ki linn rant lekol. Monn egzize ki mo trouv enn sef e enn serzan finn vinn koz avek mwa e finn dir mwa ki Sébastien inn gayn enn kalot akoz li ti pe fime lor lagar. Monn dir li lerla, si zame mo garson gayn kiksoz mo pou al lwin ",affirme-t-elle. À l'école, elle découvre son fils avec la joue gonflée et le cou couvert de griffures. Elle se rend une deuxième fois au poste de police pour des explications, accompagnée de Sébastien, qui tombe dans les pommes.
Les policiers en civil, affirme-t-elle, ne réagissent pas. " Amenn li lot kote (au poste de police qui se trouve en face, ndlr) ", devait lancer un policier. " Ils ont refusé de porter secours à mon fils. C'est alors qu'un policier m'a aidée à le transporter au dispensaire dans un véhicule de police. Il n'y avait qu'un policier en uniforme. Avant de partir, un policier en uniforme a déclaré que "zot fane e nou, nou gayn problem" ".
Au dispensaire de Curepipe, une doctoresse appelle une ambulance pour emmener d'urgence Sébastien Orange à l'hôpital Victoria. Une forme 58 y sera retirée, car il porte des traces de blessures au visage. Souffrant de douleurs à l'estomac, le jeune homme est admis pour trois jours. Selon ses parents, un des médecins les a conseillés de faire voir Sébastien par un psychologue. Une déposition a été faite au Police Complaints Bureau après son hospitalisation.
Depuis cet incident, Sébastien Orange dit ne pas avoir le courage de continuer sa scolarité. Il comptait prendre part aux examens du HSC cette année. " À chaque fois que je me concentre, je suis comme bloqué. Je repense à ces moments ", dit-il.
Rajni Lallah, de l'association Justice, qui a rencontré Sébastien Orange hier, demande aux trois députés de la circonscription N° 17 (Curepipe/Midlands) d'interpeller le PM sur la brutalité policière. Elle annonce une campagne intensive sur ce sujet dans les jours à venir.



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brutalité, lote, policière

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