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Vieux 23/07/2006, 09h04
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Ile Maurice :Tourisme sexuel : La troublante vérité


Le tourisme sexuel à Maurice. A priori, on aurait tendance à le nier. Mais quand un rapport, de l’United States Department of States (voir ci-dessus) cite Maurice comme un lieu de trafic et d’exploitation de personnes, dont des enfants, cela fait tiquer. Nous avons mené notre enquête en nous faisant passer pour des amis d’un étranger voulant s’encanailler. Nous choisissons comme point de départ l’aéroport, où certains chauffeurs de taxi agissent comme intermédiaires entre les touristes et l’univers de la prostitution.

Les taximen, attirés par l’afflux de touristes en cette fin de matinée, ne semblent pas prêter attention aux autres clients qui attendent un peu plus loin. Nous décidons donc de les approcher quelques instants plus tard pour une « course » vers Blue-Bay. Un dénommé Sanjay se dévoue.

Âgé d’une cinquantaine d’années, l’individu inspire confiance. En route, nous lui présentons notre « ami étranger » et nous lui expliquons que nous voulons lui organiser une petite « fête » et que nous sommes à la recherche de filles pour « égayer » la soirée.


« Je peux vous trouver des filles de 16 à 17 ans »

Après une brève hésitation, Sanjay nous confie qu’il peut nous mettre en contact avec « bann ti 35 ». Il demande toutefois quelques jours pour réunir les filles car, précise-t-il, ces dernières seraient des employées d’hôtels et de restaurants du littoral sud, et cherchent simplement à arrondir leurs fins de mois. « Ban dimounn serie sa, pa pou ena problem ar zot », assure-t-il. Pris de court par ces propos, qui confirment par ailleurs l’exactitude du rapport américain, nous lui disons que nous le rappellerons, la date de la fête n’étant pas encore fixée.

Une fois à la plage de Blue Bay nous nous renseignons aussitôt sur les pensionnats qui jalonnent le morcellement. Mais cette piste ne nous mènera nulle part, car il nous manque un élément capital : les intermédiaires que sont les chauffeurs de taxi. C’est ainsi que nous nous tournons une fois de plus vers certains d’entre eux, basés non loin de là. La deuxième tentative s’avère être la bonne. Le chauffeur nous parle d’une habituée de la région et propose de nous la présenter.

S’engouffrant dans le morcellement, le taximan nous indique la personne en question qui se dirige vers un pensionnat, situé à une cinquantaine de mètres. Du haut de ses 40 ans, Banu, nous explique qu’elle compte regagner son domicile et nous propose de rencontrer une de ses amies à Rivière-des-Créoles. Nous décidons de suivre cette piste et nous nous retrouvons, quelques heures plus tard, en présence de deux autres quarantenaires. Elles expliquent qu’elles sont disponibles, quel que soit le jour de la « fête ». C’est ainsi que devant notre réticence manifeste, le nom d’un certain James est mentionné. Après moult hésitations, Banu accepte de nous donner les coordonnées de James.

Ce dernier se trouve aussi être un chauffeur de taxi ! Opérant dans la région de Mahébourg, le dénommé James saurait, nous dit-on, où trouver des filles plus jeunes. Sur la « recommandation » de Banu, un rendez-vous est pris pour lendemain aux alentours du marché de Mahébourg. « Je peux vous trouver des filles de 16 à 17 ans. Mais il faudra partir les chercher une par une parce qu’elles ne traînent pas sur le trottoir », nous explique notre interlocuteur lors d’une conversation téléphonique la veille de la rencontre. James est un habitué du business ; il ne pose pas de questions, mais pèse constamment notre crédibilité. « Je vous ai aperçus dans la région hier. Vous étiez sans doute à la recherche de filles », dit-t-il tout en nous dévisageant. Nous acquiesçons. Il propose alors de nous emmener faire un tour des villages périphériques pour nous présenter quelques filles.

Jouant à fond notre rôle, nous en profitons pour lui poser des questions sur celles qu’il compte nous présenter. Tout comme Sanjay, il nous explique que ces filles se font de l’argent de poche ainsi. Devant la requête de notre ami qui affirme préférer des « jeunes filles », James nous propose une fourchette de 17 à 22 ans.

Notre appréhension monte d’un cran quand le taximan se faufile dans la ruelle sans issue apparente d’une cité. S’arrêtant à la hauteur d’une bicoque, il klaxonne en appelant le nom d’une fille. Aucune réponse. Une voisine lui dira finalement que celle-ci est allée travailler à Port-Louis. James s’arrête quelques ruelles plus loin et klaxonne à nouveau. Les membres de la famille de la fille jettent un regard méfiant avant de disparaître derrière leurs fenêtres.

Nous en profitons pour lui demander si ce n’est pas dangereux de se présenter ainsi devant les membres de la famille. Sa réponse est catégorique : les familles n’approuvent pas les visites de n’importe qui, sous-entendant qu’on le connaît. « Mo abitie vinn rod ban ti 35 la », glisse-t-il. Quelques secondes après, on s’entend dire que la fille n’est pas chez elle. James s’excuse et affirme qu’aucune de ces demoiselles n’a de portable, ce qui ne facilite pas les choses quand on veut les rencontrer.

Direction la cité dite « sans loi ». Anju, une fille d’apparence fébrile, répond aux appels de James et s’approche de la voiture. James la met au parfum de notre course, et la fille acquiesce en précisant que cela ne la dérange pas de « travailler » la nuit, mais pas jusqu’à trop tard.


Des collégiennes qui se prostituent

Notre intermédiaire en profite pour lui demander si d’autres personnes seraient intéressées. Elle énumère une liste de cinq noms, dont une opère dans un pensionnat de Blue Bay où nous étions la veille. James nous explique alors qu’Anju est âgée de 22 ans, et qu’il va nous présenter une fille de 19 ans. Cette dernière, Vania, accepte immédiatement, mais précise qu’elle ne pourra pas se libérer si la fête est organisée la nuit. James lui demande alors si sa sœur cadette serait de la partie. Vania répond par la négative, mais assure qu’elle pourra trouver d’autres personnes. C’est sur ces entrefaites que s’achèvera notre course, et James nous reconduit à Mahébourg.

En route, nous lui posons des questions sur des filles encore plus jeunes, des étudiantes. James nous répond que cela n’est pas impossible. De plus il précise « qu’il n’y aura pas de problème si tout se fait dans les règles établies auparavant ». Poussant les questions jusqu’au bout, nous apprenons que certaines collégiennes du coin se prostituent, mais elles opèrent dans des agglomérations éloignées – Rose-Hill, Beau-Bassin et Curepipe – où elles ne risquent pas d’être reconnues. « Ces filles sont encore à l’école et acceptent de participer à ce genre de soirée pour se faire un peu d’argent », explique notre intermédiaire.

Notre guide en profite pour nous proposer des « danseurs de séga » d’un genre particulier, mais nous déclinons son offre. Abasourdis par la tournure et l’ampleur des événements de ces deux jours, nous réglons la note et mettons fin à notre démarche. En l’espace de deux jours, nous avons pu nous rendre compte qu’un grand nombre des prostitués dans la région Sud de l’île sont en fait des étudiantes ou des jeunes filles en rupture scolaire.

Au-delà de l’hypocrisie entourant la question du tourisme sexuel, et même de la prostitution infantile, les informations contenues dans le rapport de l’US Department of States se sont avérées être plus que tangibles. L’on ne peut s’empêcher de se poser des questions sur l’étendue des implications de ce rapport, sachant que les touristes à la recherche de cet « exotisme » consultent souvent ce genre de documents pour se renseigner.





Ce que dit le rapport de l’« United States Department of States »

« Mauritius is a source country for children internally trafficked for the purpose of sexual exploitation. The scope of the trafficking problem is limited to children engaged in prostitution, through numbers of this child trafficking victims are estimated to be in the hundreds. Increases in prostitution are likely the result of school girls engaging in prostitution, possibly with the support of their peers. Other children may be introduced into prostitution through older female family members. Taxi drivers are reported to provide transportation and introductions to both the girls and the clients. The Government of Mauritius does not fully comply with the minimum standards for the elimination of trafficking ; however, it is making significant efforts to do so. To enhance its anti-trafficking efforts, the government should advance comprehensive anti-trafficking legislation, provide additional police training in detecting and responding to instances of trafficking in persons, and expand public awareness-raising efforts on the dangers of children engaging in prostitution. »

Source : US Department of States et Lexpress

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Vieux 23/07/2006, 10h43
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ZahoOl, merci tone partage ca l'artik la avec nou, kand meme, nou moriciens rode cachiette tou banne inperfection nou tizil. Etranger zote lizier bien ouvert et zote mediatise tou ceki zote trouver dans nou tizil paradisiaque.

Rocco,
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Vieux 23/07/2006, 11h04
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Cuma ena promouvoir Moris comme ene spot de vacances , ena autres ki fer promotion moris comme ene sex island , capow ine grand ler fer prostitution vine legal (Tourist amene euro/pound/dollar) mais lor ene ton plis serieux li triste ki fleo la exister
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  #4 (permalink)  
Vieux 23/07/2006, 13h17
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Hello !!!
Sa devrait même pas existé.
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ile, maurice, sexuel, tourisme, troublante, vérité

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