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Vieux 22/10/2008, 10h14
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Rambo Morisien
 
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Nuit blanche pour 160 ouvriers chinois à l'ambassade de Chine

OUVRIERS ÉTRANGERS A Belle-Rose hier


Nuit blanche pour 160 ouvriers chinois à l'ambassade de Chine







Ils sont plus d'une centaine d'ouvriers chinois à camper dans la cour de l'ambassade de Chine à Maurice, depuis, hier matin, réclamant le remboursement des Rs 50 000 versées par chacun d'eux à l'agence de recrutement Chinese Jiangsu International Economic & Technical Cooperation Corporation










160 des 200 ouvriers chinois engagés sur quatre chantiers de construction - deux à Ebène, un à Quatre-Bornes et un à Vacoas pour le compte de la firme Super Construction Co Ltd- et qui sont en grève depuis jeudi dernier, ont passé hier une nuit blanche au siège de l'ambassade de Chine à Maurice, à Belle-Rose. Et ce matin, massés dans la cour de l'Economic & Commercial Counsellor's Office, ils réitéraient leur demande de remboursement des Rs 50 000 versées par chacun d'eux à l'agence de recrutement Chinese Jiangsu International Economic & Technical Cooperation Corporation (CJIETCC). Selon nos renseignements, des risques de rapatriement pèsent sur eux suite à une demande dans ce sens formulé par le contracteur. Présent ce matin dans l'enceinte de l'ambassade de Chine à Maurice, le représentant de la CJIETCC (Mtius), Robert Li, donne sa version des faits (voir hors-texte). De même, le ministre du Travail, des Relations Industrielles et de l'Emploi, Jean-François Chaumière, s'est voulu rassurant (voir plus loin).
" We are all still in the Chinese Embassy since yesterday morning. We have has no food to eat and no place to sleep. Everybody feels cold and hungry… ", lançaient ce matin des ouvriers chinois dans un appel de détresse. " We will stay here until we get back our dues ", soutenaient d'autres, en colère. " The Chinese Ambassy in Mauritius tells us to wait, because they would have to check our claims before the recruitment agency ", ajoutent-ils. Selon nos renseignements, les grévistes voulaient se rendre au siège de leur ambassade depuis dimanche, mais vu que la chancellerie était fermée, ils ont dû se raviser.
Tout en réclamant que l'agence de recrutement Chinese Jiangsu International Economic & Technical Cooperation Corporation (CJIETCC), basée en Chine, leur rembourse chacun leur dépôt de Rs 50 000, les ouvriers en grève réitèrent qu'ils n'ont rien à reprocher à la firme de construction qui les emploie à Maurice, à savoir Super Construction. " The recruitment agency Chinese Jiangsu International cheated us. For three months we have been working here in Mauritius for Super Construction. It is Chinese Jiangsu International who introduced us to the contractor ", affirme un porte-parole des ouvriers. " Avant de venir à Maurice, on nous a demandé d'effectuer chacun un versement de Rs 50 000 (ndlr : 12 000 yens) à la firme Chinese Jiangsu International, contre promesse que cette somme allait nous être restituée à Maurice. On nous a leurrés ", ajoute-t-il. En effet, les grévistes estiment qu'en vertu de la loi de la République populaire de Chine, ces sommes d'argent devraient leur être restituées.
Cependant, d'autres observateurs proches des ouvriers chinois à Maurice estiment que les réclamations de ce groupe d'ouvriers seraient " injustifiées ". " Leurs demandes sont injustifiées. Nous ne défendons la cause de personne. Toutefois, il est un fait que lorsqu'un ouvrier formule une demande pour venir travailler à Maurice, l'agence de recrutement lui réclame une somme de Rs 50 000 (12 000 yens). Il est faux de dire que cette somme devrait lui être remboursée une fois qu'il se trouve ici à Maurice ", affirme un observateur de la cause des ouvriers chinois à Maurice.
Rappelons que cette grève a débuté jeudi dernier sur les sites de travail. Et le lendemain, massés, aux heures de pointe du trafic routier, sur un site en bordure de la route, à proximité de leur lieu de travail et non loin des conteneurs qui leur servent de dortoirs, les grévistes exhibaient une banderole alertant l'opinion publique sur leur situation. Et hier matin, ils devaient se rendre à l'ambassade de Chine pour y entamer de nouvelles démarches.
Permis révoqués
Selon nos renseignements, le contracteur Super Construction a informé le ministère du Travail que 160 des 200 ouvriers chinois, engagés sur quatre sites, à savoir Infinity (Ebène), B. S Tower (Ebène), Kensington Flats (Quatre-Bornes) et JSS Academy (Vacoas), ont débrayé jeudi dernier. Le contracteur considère cette situation " intenable et inconcevable ", en raison des problèmes que cause ce mouvement de grève sur leurs sites de construction. Compte tenu du fait que ces ouvriers refusent de reprendre le travail, l'employeur a pris la décision de demander la révocation de leurs permis de travail. Par ailleurs, cette grève couvait déjà depuis un bout de temps puisque quatre d'entre eux considérés comme des meneurs, nommément Tian Chun Xin, Shi Mong Wei, Sun Aijun et Sun Yong Jun, ont déjà fait l'objet de révocation de permis, suite à une demande formulée le 29 septembre " on grounds of fostering trouble and unrest on site of work and dormitory ". La demande a été agréée le 17 octobre dernier. Ces quatre ouvriers auraient dû être rapatriés depuis le 18 octobre, mais en vain, vu que leurs collègues auraient empêché la police de les conduire à l'aéroport. Les huit policiers engagés dans cette tâche auraient été contraints de " give up in front of their threatening and violent attitude as the 50 chinese workers present on that day nearly overturned the police jeep. "






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