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Discussion: Brutalité Policière
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Vieux 27/09/2008, 22h49
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Un pharmacien accuse des policiers de brutalité

Le jeune homme n’en revient toujours pas. Il n’arrive pas à croire que c’est entre les mains d’agents chargés d’assurer l’ordre qu’il a vécu les pires moments de sa vie. Cela s’est passé le 12 septembre dernier. Et cette agression lui a valu deux jours d’immobilisation à l’hôpital Dr A.G. Jeetoo, à Port-Louis. Selon la version de la victime, âgée de 32 ans et qui a saisi le Police Complaints Bureau, c’est une banale affaire qui a dégénéré et l’a mis en fâcheuse position.

Il est 21 h 30, ce 12 septembre, son frère cadet, au volant de sa voiture, l’appelle pour l’informer que des policiers du poste de Bain-des-Dames envisagent de le prendre en contravention. La police lui reproche la présence sur sa plaque d’immatriculation de l’inscription ‘E.A.L. Man Hin’, le nom d’un concessionnaire d’automobile. Intrigué, le pharmacien, habitant de la capitale, se rend à la route Ménagerie, Cassis, à la rescousse de son frère.

Contravention illogique ...

Arrivé sur place, affirme-t-il, les trois policiers lui auraient balancé, agressifs : « To ène bel mari-là. » Surpris par cette attitude, il devait faire comprendre aux policiers qu’il n’y a aucune logique dans cette contravention. « Les plaques d’immatriculation des véhicules de la police portent également l’inscription du concessionnaire », fait-il remarquer. « Mo dire bane policiers là ki, dan ça cas-là, zotte besoin donne contravention tous bane jeeps la police et bane motards kine écrire Iframac et Emcar lor zotte plaque numéro… » À peine a-t-il fait cette remarque, que les policiers, pris de colère, lui auraient répliqué : « Nou problème pas are zotte, mais are toi… »

Effrayé par le comportement des policiers, le pharmacien leur suggéra de tout régler au poste. Il prit place dans sa voiture et se dirigea vers le poste des Line Barracks. Une fois sur place, la victime allègue avoir été malmenée par les policiers. « Zotte dire moi ki mone vine faire ici, pa ti dire nou alle Bain-des-Dames... Ils m’ont mis dans une fourgonnette, ils m’ont bloqué les deux mains et ont commencé à m’insulter et à me frapper. J’ai reçu plusieurs coups derrière l’oreille, sur la tête et sur le front... »

Puis, le pharmacien a été conduit au poste de police de Bain-des-Dames. Les policiers l’ont alors présenté au sergent de service. « A peine, mo commence explique sergent là ki fine arrivé, mo trouve policier ki ti batte moi so chemise déchirée, li paraître couma abriti, li vine dire sergent ki mone batte li… »

Souffrant de douleurs et choqué, il devait interroger le sergent de police. « Mone dir li ki mo pa capave batte ène dimoune et zotte deux collègues assisé gueter. » Il s’est plaint à nouveau de douleurs, mais le sergent aurait fait la sourde oreille. « A maintes reprises, je leur ai dit que j’avais mal, mais ils ne m’ont pas emmené à l’hôpital. Ils m’ont déposé devant le poste des Line Barracks ». Le pharmacien doit son salut à son frère – qui n’a cessé le va-et-vient entre les Casernes Centrales et le poste de police de Bain-des-Dames – et l’a conduit à l’hôpital Dr A.G. Jeetoo.

Au Police Press Office, on assure que le Police Complaints Bureau mènera son enquête en toute impartialité et en toute transparence.
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