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Vieux 04/09/2008, 12h49
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Rambo Morisien
 
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Le Premier ministre nommera le président le 19 septembre

Le Premier ministre nommera le président le 19 septembre

Moment de détente entre Madan Dulloo, Paul Bérenger et Navin Ramgoolam (de g. à dr.) hier, lors des célébrations de Ganesh Chaturthi.Le Premier ministre l’a confirmé hier – il procédera à la nomination du prochain président de la République le 19 septembre. C’était lors des célébrations officielles de Ganesh Chaturthi par la Marathi Mandali Federation à Moka. Navin Ramgoolam a aussi commenté le jugement de la Cour suprême portant sur la nomination des vice-Premiers ministres : il s’agit là d’observations, a-t-il fait remarquer, précisant qu’il n’y a aucun ordre de la cour.

«Le mandat du président arrive à terme le 30 septembre; je crois que c’est une bonne chose de fer li avan», a déclaré Navin Ramgoolam en réponse à une question de la presse.


Ambiance bon enfant

Mais de faire quoi avant ? S’agit-il de renouveler le mandat de sir Anerood Jugnauth ? S’agit-il de nommer un nouveau président ? Navin Ramgoolam ne répond pas et préfère prendre congé des journalistes avant que d’autres questions ne lui soient posées. Laissant planer une ambiguïté.

Ambiguïté qui expliquerait peut-être cette ambiance bon enfant qui régnait hier entre les politiciens de tous bords, présents à la cérémonie. Paul Bérenger, le leader de l’opposition bavardant avec son nouvel allié Madan Dulloo… Puis les deux hommes échangeant des propos pendant un moment avec le Premier ministre… Des échanges qui avaient l’air amicaux. Un peu plus loin, à l’écart, se tiennent Pravind Jugnauth et Nando Bodha du Mouvement socialiste militant… Le Premier ministre échangera quelques mots avec eux au moment du départ.

Paul Bérenger et Pravind Jugnauth, par contre, ne semblaient pas particulièrement enthousiasmés de se voir – c’était l’une des rares fois d’ailleurs que les deux frères d’hier se sont croisés en public. Quant à Nando Bodha, habituellement plus amical envers ses adversaires, il a préféré tenir compagnie à son leader.

Navin Ramgoolam a par ailleurs aussi commenté le jugement de la Cour suprême sur la constitutionalité de nommer trois vice-Premier ministres et sur l’attribution du portefeuille de ministre de la Justice à un candidat non élu, en l’occurrence Rama Valayden.

Visiblement agacé, le PM répondra néanmoins aux questions à ce sujet. Il rappellera cependant que «le plaignant a perdu son procès et aura à payer les frais de la cour». Il ajoute aussi qu’il «n’y a pas d’ordre de la Cour suprême, juste des recommandations.» Recommandations qu’il faudra étudier, ajoute-t-il, dans la mesure où elles «ont des implications». Ramgoolam se propose d’en discuter avec le président de la République qu’il rencontrera vendredi et affirme en avoir déjà discuté brièvement avec SAJ «quand je suis rentré». Au téléphone, selon toute vraisemblance.


«Moins de privilèges»

Interrogé par l’express qui voulait savoir s’il a été surpris par les commentaires faits justement par le président de la République à ce sujet, Navin Ramgoolam esquive la question. (NdlR : SAJ a condamné les nominations des deux vice-Premiers ministres officieux et a déclaré qu’il allait soulever la question avec le PM à son retour, en ajoutant qu’à l’époque, il n’était pas en position de protester.)

Il dira simplement qu’il «serait bon de savoir que les vice-Premier ministres actuels bénéficient de moins de privilèges que leurs collègues VPM dans le passé». Ramgoolam a tenu à ajouter qu’il a «un profond respect pour les institutions» et que «contrairement à certains politiciens, je n’utilise pas les institutions pour faire de la politique». Il n’a pas précisé le fond de sa pensée.






Deepa BHOOKHUN
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