Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice - Afficher un message - Deuxieme agression Sexuelle de Marie Linley Savriacooty
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Vieux 30/05/2008, 15h34
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Rambo Morisien
 
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Marie Linley Savriacooty acquittée

JUGEMENT
Marie Linley Savriacooty acquittée


Le calvaire de M.L Savriacooty est terminé. Elle a été blanchie du délit d’«affecting public mischief». Marie Linley Savriacooty, sur qui pesait une charge d’«affecting public mischief», en vertu de l’article 289 du code criminel, a été acquittée hier, par la cour intermédiaire. La magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen a trouvé que «c’est la cour qui a demandé qu’une enquête soit initiée, pas l’accusée». Elle ne peut donc être poursuivie pour avoir fait une fausse déclaration. Marie Linley Savriacooty était défendue par Me Jacques Panglose.

Marie Linley Savriacooty avait été retrouvée nue, le 27 juin 2006, dans un champ de cannes, par une patrouille policière. Le Dr Satish Boolell, en l’examinant à l’hôpital de Flacq le même jour, avait conclu qu’elle avait subi des sévices sexuels. Elle portait également plusieurs blessures sur le corps.

Dans une déposition consignée à la police alors qu’elle était encore hospitalisée, elle a allégué avoir été enlevée par trois individus. Ces derniers l’auraient endormie avec du chloroforme. Ce rapt se serait produit en plein jour dans un des quartiers les plus fréquentés de Rose-Hill.

En reprenant conscience, elle s’est retrouvée dans un champ de cannes. Il y avait trois hommes à ses côtés. Ils l’auraient contrainte à avaler des pilules. Et l’un de ses ravisseurs aurait enfoncé un morceau de canne dans ses parties intimes alors que les deux autres auraient déchiré ses vêtements.


Un cas «d’automutilation»

Selon ses dires, elle aurait entendu un des hommes prononcer le nom «Dev». Elle a immédiatement pensé qu’il s’agissait d’une personne contre qui elle avait fait des allégations d’agressions sexuelles. En l’occurrence, Dev Manna.

Arrêté quelques jours après la déposition de Marie Linley Savriacooty, Dev Manna a finalement été blanchi, la police ne détenant pas suffisamment de preuves contre lui. Et c’est finalement Marie Linley Savriacooty qui s’est retrouvée dans le box des accusés. Le procès a débuté en septembre 2006.

Dans sa déposition en cour, le Dr Boolell a déclaré ne pas écarter la possibilité que Marie Linley se soit infligé, elle-même, ces blessures. «Il y a une grande possibilité que ce soit un cas d’automutilation», indique le médecin légiste. Ce que réfute le Dr Amar Charya Gujjalu, médecin légiste exerçant dans le privé. Selon lui, c’est pratiquement impossible pour une femme d’insérer un tel objet dans son vagin. Ce serait trop douloureux.

Dans son verdict, la magistrate a trouvé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour soutenir la thèse de l’automutilation.


«Crucifiée par la presse»

De plus, la magistrate n’a pas trouvé crédible le témoignage du témoin de la poursuite, Anil Goreeba. Ce dernier a allégué avoir vu l’accusée qui marchait dans la rue, le jour de l’agression, à 17 h 15.

La magistrate note, par ailleurs, que Marie Linley Savriacooty n’a jamais déclaré que Dev Manna était à l’origine de l’enlèvement et l’agression dont elle a été victime. «La police a procédé à l’arrestation de Dev Manna bien que Marie Linley Savriacooty ait déclaré ne pas être en mesure d’identifier ses agresseurs.» Autre irrégularité notée dans le dossier de la poursuite : la police a enquêté sur un cas de viol alors que Marie Linley Savriacooty n’a jamais fait état de ce délit.

Pour Me Jacques Panglose, cet acquittement est venu réparer une injustice faite contre sa cliente. «Je suis très content pour ma cliente. Elle a obtenu justice en cour après avoir été crucifiée par une section de la presse pendant des années, sans pouvoir se défendre.»






Nilen KATTANY
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