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Vieux 23/12/2007, 12h46
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Braquage : cinq minutes chrono !
Tout s’est joué en une poignée de secondes. Quatre individus se sont introduits dans le bureau de change de Shibani France, à Quatre-Bornes, jeudi, et ont volé, sans grandes difficultés, un peu moins de Rs 1 million. Un suspect a été arrêté vendredi.

Le bureau de change de Shibani France, à Quatre-Bornes, peu après le braquage. L’action s’est déroulée en moins de cinq minutes. Les quatre individus, dissimulés sous leurs casques intégraux, avaient tout planifié. Ils ont choisi d’agir en plein jour, sans se soucier des dizaines de personnes présentes à ce moment dans le bureau de change de Shibani France, à Quatre-Bornes. Une témérité qui étonne encore les enquêteurs qui essaient de comprendre comment ils ont réussi à se faire la malle avec un butin estimé un peu moins d’un million de roupies.

L’opération, semble-t-il, était bien rodée. Jeudi, vers 13 heures, deux individus, le visage dissimulé sous leurs casques, garent leur motocyclette devant le bureau de chan-ge de Shibani France, avant d’y faire irruption, aussitôt suivis par deux complices. L’un des suspects, armé d’un revolver, fait feu sur la vitre séparant le guichetier des clients. L’employé a juste le temps de plonger à terre pour éviter d’être atteint par la balle.

Sans dire un mot, l’un des braqueurs, armé d’un pied de biche, enjambe le guichet et entasse tout l’argent qu’il trouve dans un sac de couleur bleue. Deux coups de feu supplémentaires sont tirés. Dans l’action, l’un des agents de sécurité affecté au bureau de change, est blessé à la hanche.

Les braqueurs savent qu’ils ne disposent pas de beaucoup de temps. Les détonations ont vite fait d’attirer l’attention des passants qui ne manqueront pas d’alerter la police. Ils prennent donc la fuite aussi vite qu’ils sont arrivés. À cet instant précis, Rajiv, employé comme coursier dans une entreprise située non loin de là, passe justement devant le bureau de change. « J’ai entendu une détonation et les gens ont commencé à courir. J’ai même vu un homme sortir en courant de la succursale. Je n’ai compris ce qu’il se passait seulement quand j’ai vu les quatre hommes prendre la fuite sur leurs motos », explique-t-il.

Les suspects slaloment tant bien que mal entre les voitures et prennent la direction de St-Jean sous le regard ébahi des passants qui s’étaient regroupés à proximité du bureau de change pour tenter de savoir ce qui s’y passait. Presque au même moment, ceux qui se trouvaient à l’intérieur se ruent à l’extérieur en hurlant.


« Bien préparé leur coup »

Mais il est déjà trop tard, ces derniers sont déjà loin. Cependant, dans la panique, deux des braqueurs perdent le contrôle de leur moto et heurtent un véhicule. Sans hésiter un instant, ils l’abandonnent et s’enfuient à pied. Blessés, l’agent de sécurité et l’employé de la compagnie sont transportés d’urgence à l’hôpital Victoria, à Candos, pour y recevoir des soins. Leur état de santé n’inspire toutefois aucune inquiétude.

Les enquêteurs se disent surpris par la rapidité avec laquelle les braqueurs ont exécuté le vol. D’autant plus que, selon les dires des témoins, les agresseurs n’ont presque pas adressé la parole aux personnes présentes durant toute l’opération. « Ils savaient ce qu’ils avaient à faire et ils n’ont pas perdu de temps », fait ressortir un témoin de la scène, encore sous le choc des récents événements. « Ils avaient vraisemblablement très bien préparé leur coup. Agir comme ils l’ont fait, en pleine journée, démontre qu’ils étaient prêts à prendre beaucoup de risques », laisse entendre un policier proche du dossier.

Les soupçons semblent se diriger vers deux anciens détenus de la prison de Beau-Bassin, relâchés il y a peu. Un autre suspect, un videur de 24 ans, a par ailleurs été arrêté vendredi. Ce dernier, propriétaire de la moto abandonnée par les malfaiteurs, a expliqué se l’être fait voler jeudi dernier.

Il aurait consigné une déposition le même jour pour signaler le vol.
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