Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice - Afficher un message - Les touristes vont-ils déserter Maurice?
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Vieux 23/08/2007, 01h32
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L'État condamné à verser Rs 50 000 à une Française


Sandrine Carrère, une ressortissante française qui avait été arrêtée par L'Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) et sur laquelle la police avait trouvé des papiers à cigarette (à rouler), a obtenu des dommages de l'ordre de Rs 50 000. Elle avait réclamé à l'État la somme de Rs 500 000, estimant avoir été humiliée et affectée psychologiquement du fait qu'elle a été fouillée elle et ses bagages avant d'être arrêtée inutilement et traduite en justice.
La plaignante était arrivée à Maurice venant de France le 30 octobre 2002. Après les formalités d'usage à l'aéroport, elle était sur le point de rencontrer son ami, Franco David, un Mauricien, dans l'aire de stationnement lorsqu'un policier l'a interpellé. Les deux ont été conduits à un bureau, où les bagages de la Française ont été fouillés. On y trouva du papier à rouler ainsi qu'un médicament DI Antalvic ; à quoi les policiers lui ont dit qu'ils étaient des produits prohibés. Par la suite, les deux ont subi une fouille corporelle avant d'être conduits aux Casernes centrales. Tard dans l'après-midi, ils ont été autorisés à partir. La femme a donné deux dépositions, l'une à l'aéroport et l'autre aux Casernes centrales. Son lot de papiers à cigarette ainsi que les tablettes de DI Antavic ont été saisis, de même que son passeport.
Concernant le DI Antalvic, la chef de cabinet du ministère de la Santé a, dans une lettre, indiqué que Sandrine Carrère avait le droit d'en avoir en sa possession, eu égard à une prescription provenant de son médecin en France, le Dr Jean Pierre Salles. D'autre part, une lettre du receveur des douanes indiquait que sur les 1212 papiers à cigarette saisis, le Duty s'élevait à Rs 877, pour la taxe à valeur ajoutée (TVA) Rs 114 et le Customs Duty était de Rs 339.
Malgré les documents soumis, la plaignante a dû comparaître en Cour de Mahébourg sous l'accusation de possession of prohibited goods le 18 décembre 2002. Elle a plaidé coupable à l'accusation, mais le magistrat a rayé l'affaire, ayant considéré que l'accusée n'a aucun intérêt délictuel pour faire entrer en contrebande les produits concernés. Le Directeur des Poursuites publiques (DPP) a fait appel contre la décision du magistrat, mais par la suite l'appel a été retiré.
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