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Vieux 01/07/2007, 07h18
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L'envolée des grains secs

Poulet, 23%, et viande, 50%, plus cher en 12 mois


Ici, même si les matières premières pour les élevages sont importées majoritairement de l'Australie et l'Afrique du Sud, les gros producteurs ne veulent pas jouer aux alarmistes, mais préfèrent toutefois se monter "prudents et réalistes." Les éleveurs de volailles, déjà préoccupés par les menaces de grippe aviaire, qui a déjà pénétré le continent africain, n'écartent pas une nouvelle augmentation du prix du poulet, qui se vend actuellement à Rs 90 le kilo. Le prix du poulet a accusé des augmentations successives en 12 mois, soit une augmentation cumulée de 23%. "Cela va surtout dépendre de la matière première. Sinon, on va être obligé d'augmenter. On devrait avoir de meilleures indications dans trois mois", indique-t-on du côté des éleveurs.


Entre-temps, le prix de la viande bovine a littéralement pris l'ascenseur au cours de ces six derniers mois. Dans les boucheries locales, les prix progressent certes plus lentement, mais pas les produits surgelés dans les petits commerces ou dans les rayons des grandes surfaces. Le "top side", produits à grande consommation, a connu une progression frôlant les 50% au cours de ces douze derniers mois. Un demi-kilo surgelé et emballé localement, coûte entre Rs 56 et Rs 99, dépendant de l'origine du produit. Un demi-kilo de "top side" provenant de l'Inde a enregistré une hausse de Rs 4,75 en deux mois, soit Rs 55,75 contre 51. Par contre, le même produit venant de l'Australie, en "vac pac" - compressé et emballé - a atteint les Rs 100, alors que le prix il y a six mois variait entre Rs 54 et Rs 70.


Ces récentes augmentations ne sont pas sans conséquences sur la consommation en général qui selon les sources autorisées a chuté considérablement durant le mois de juin. Les mêmes sources indiquent une baisse légèrement supérieure de 20%. Dans l'immédiat, les importateurs et commerçants, quoique concédant que le pouvoir d'achat s'est profondément effrité et le volume de consommation baissé en général pendant le mois de juin, préfèrent mettre cela sur le compte d'un phénomène social occasionné avant l'exercice budgétaire. "Normalement le moins de juin est toujours une période pas comme les autres, les gens ont tendance à réduire leurs achats, préférant attendre la présentation du budget", explique un responsable de supermarché.


Il reste que la majorité des grandes surfaces échafaudent et réalignent déjà leurs nouvelles stratégies commerciales par rapport aux nouvelles tendances (voir plus loin). Mais les menaces d'augmentation et risques de pénurie seront difficilement contournables. Certains produits de première nécessité, jadis accessibles, risquent fort rapidement de devenir des aliments de luxe pour ne pas dire hors prix pour certaines couches de la population.



L'envolée des grains secs


Les "grains secs", bien ancrés dans nos habitudes culinaires et produits jusqu'ici accessibles à tous, ne sont pas épargnés par les facteurs internationaux au regard des nouveaux prix affichés dans les commerces et les difficultés pour s'en approprier à travers l'île. Du dholl bravate au Dholl petit pois et lentilles noires en passant par les "gros pois" ou les haricots rouges, ces produits devraient coûter encore plus cher dans les jours à venir. Les difficultés pour s'approvisionner sur le marché international reste un des principaux facteurs susceptibles d'entraîner de nouvelles hausses.


Valeur du jour, le gros pois, également connu comme le pois du cap, semble être le plus exposé, le fait étant que le principal fournisseur, Madagascar, n'arrive pas à répondre à la demande. Un demi-kilo de ce produit coûte actuellement Rs 30 chez certains commerçants, alors qu'il y a une année, il se vendait à moins de Rs 20. Le deuxième producteur de "gros pois", la Chine, n'intéresserait pas, pour l'instant, les importateurs qui estiment que le produit d'origine malgache est "unique" en terme de qualité. Ceci dit, il n'est pas à écarter, ajoutent-ils, qu'un demi-kilo de "gros pois" puisse facilement dépasser la barre des Rs 30 d'ici deux mois pour atteindre les Rs 35 durant le dernier trimestre de l'année. Les risques, précisent-ils, de pénurie ne sont pas à écarter.


L'incertitude plane également pour les autres "grains secs" en raison de la baisse de production en Australie, alors que les autres fournisseurs potentiels, notamment l'Inde et le Pakistan ont stoppé l'exportation de cette catégorie de produits. Le Dholl Embrevade figure parmi les "grains secs" pouvant faire l'objet de majoration en raison du "shortage" enregistré sur le marché international
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