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Vieux 29/06/2007, 16h16
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Rambo Morisien
 
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enfants : ENVIRONNEMENT

Les gardiens de la planète



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"Papa, ferme le robinet, la planète manque d'eau !" Une remarque qui fait mouche. Les enfants sont de plus en plus sensibilisés à la protection de l'environnement. Dans certaines écoles, l'éveil commence dès la maternelle et dépasse le cadre de l'écologie pour s'étendre aux cultures. Pas plus haut que trois pommes, ils prennent très au sérieux leurs rôles de gardiens de la planète.
"Lakaz mo ti plant ziromon. Mo ti met so lagrin dan later, apre mo aroze. Bizin aroze sa, sinon li pou mor. Apre mo pou plant kalbas", dit Pravesh, 5 ans. Mettre une plante en terre, tous les élèves de la section préprimaire de l'école du gouvernement de Rivière des Créoles en ont fait l'expérience. Roomaisha, Nushrat, Yashveer, et les autres, ont aussi apporté leur plante dans la classe pour le projet One Child One Plant, initié par le Pre-School Trust Fund. Fleurs, fougères, aromates, plantes médicinales, telles que l'ayapana ou l'aloe vera embellissent ainsi la section, déjà très colorée par les différents travaux d'arts & crafts.
Expériences. Mais le travail ne se limite pas à la décoration. Plusieurs classes sur les plantes sont ainsi prévues et les enfants font aussi leurs propres expériences scientifiques. "Nous voulons donner l'occasion aux enfants de s'occuper des plantes. En se faisant, ils pratiquent également des activités scientifiques. Par exemple, nous prenons deux plantes. L'une sera arrosée, et l'autre non. Les enfants se rendent compte, par eux-mêmes, de ce qui se passe quand on n'arrose pas", dit Nadège Aliphon, institutrice.
Soins. Les enfants eux-mêmes prennent soin du coin nature. Chacun arrose à son tour, et apprend, en même temps, à identifier les plantes. De même, ils prennent connaissance des bienfaits des plantes médicinales. "Kan mo ti malad mo mama ti donn moi bwar dile safran", dit Yashveer, 4 ans. Les parents aussi participent à ce projet. En aidant leurs enfants à mettre les plantes en terre, ils apprennent aussi de nouvelles choses. "J'ai vu, par exemple, des parents qui ont envoyé des plantes dites dilé caillé, qui sont dangereuses pour les enfants, il faut leur en faire prendre conscience", ajoute pour sa part, Zabine Emambacus, Teacher Educator Supervisor du PSTF.
Protéger. La petite section, placée sous la responsabilité de Pyndiah Goonah a, elle, fait l'expérience de la germination. "Les enfants ont mis des graines en terre et ont arrosé tous les jours. Elles commencent tout juste à germer. Nous allons maintenant travailler sur différentes activités en relation avec cette expérience", avance-t-elle.
Qui dit planter, dit aussi protéger. On ne met pas une plante en terre, pour ensuite la détruire. "Les enfants prennent conscience de l'importance des plantes dans la vie de tous les jours. Notamment, pour produire de l'oxygène, nous permettant de respirer", poursuit Rookmatee Gukhool, autre institutrice. À cela, Nushrat lance: "Pa bon bril salte. Lafime pa kapav respire, apre li bril lizye."
Jeux. Autre école, autre approche, même but: éveiller la conscience des tout-petits. Regroupés sur un matelas, les élèves de Playgroup, à Curepipe, sautent en chantant la chanson du dinosaure. Une activité d'exercice physique, où ils prennent conscience de la disparition de l'espèce. "Retourne, retourne dinozor, pran mwa lao lor to ledo…", chantent-ils, d'abord en kreol, puis en anglais. Le chant est extrait du livre Dinododo, que Playgroup a lancé récemment et qui parle de dinosaures et du dodo, deux espèces disparues.
Connaissances. Les enfants se retrouvent ensuite autour de Veda qui tient une tige de capucine, plante sauvage, qu'on ne voit plus dans tous les coins de rue comme auparavant. "Kifer ena fey inn vinn zonn ?", demande-t-elle. "Akoz li pa gagn delo", répond d'emblée Evan. "Zot trouv so lagrin ? Lontan mo granmer ek mo granper ti pe met sa confi apre zot ti manze", poursuit-elle. Veda saisit ensuite une feuille de bégonia. "Zot kone kifer ek sa ? Atann mo pou montre zot." Elle prend un pot en cuivre et commence à frotter avec la feuille. "Ki finn arive ?", demande-t-elle. Et les enfants répondent en chœur: "li'nn vinn prop."
Cultures. Chez Playgroup, les trois trimestres sont divisés en trois thèmes différents: les humains, les animaux et les objets. À travers diverses activités, dont le chant, les histoires et le dessin, les enfants prennent conscience de leur environnement et réalisent qu'il faut le protéger. La panoplie de livres publiés par Playgroup, allant de Abu dan bwa, à Pekoy al lapes, en passant par Sinn sinn s'inscrivent dans cette philosophie. "Mais l'environnement ne se limite pas aux plantes et aux animaux. Les langues et les cultures sont aussi concernées", insiste Pushpa Lallah. Les plus grands élèves sont ainsi exposés aux histoires des peuples amérindiens, aborigènes et maoris. Avenir. Pushpa Lallah ajoute que souvent, les parents lui font remarquer que les enfants d'aujourd'hui sont plus intéressés à l'ordinateur qu'à l'apprentissage des langues ou à la mise en terre de plantes. "Je dis toujours aux enfants: si nous arrêtons de planter, qu'allons-nous manger ? Il faut les sensibiliser en ayant une approche scientifique qui va éveiller leur curiosité."
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