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Vieux 17/05/2007, 06h31
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L'absence de tests avant réception des commandes vivement décriée

SERVICE HOSPITALIER Médicaments

L'absence de tests avant réception des commandes vivement décriée


Le gouvernement consacre un budget de Rs 300 m chaque année à l'achat des médicaments pour son service de santé, sans compter une petite enveloppe allouée à chaque hôpital régional pour les urgences. Des sample tests sur la fiabilité de ces produits ne sont réalisés qu'après réception de la cargaison des médicaments commandés. Cependant, ceux travaillant dans les pharmacies des hôpitaux déplorent l'absence d'informations sur les résultats de ces tests.

" Ces sample tests ne sont pas systématiques. La plupart du temps c'est quand il y a des plaintes que les autorités approchent certains laboratoires pour effectuer ces tests, comme c'est le cas en ce moment avec les médicaments qui sont mis en cause ", dit un employé avec plusieurs années d'expérience dans le Service des pharmacies. Ces sample tests sont faits au hasard (" at random ") mais nombreux sont les dispensers de la Santé à déplorer le " manque de transparence " dans le mécanisme en place pour la conduite de ces tests ainsi qu'en ce qui concerne les résultats obtenus. A longueur de journée, les patients nous posent des questions sur les médicaments que nous leur donnons mais malheureusement nous n'avons pas de réponses à leur donner. Les interrogations sont nombreuses dans le milieu du personnel des pharmacies publiques. Quel type de tests ? Quels sont les médicaments qui sont choisis pour être testés et à quelles fréquences ? Quels sont les critères pour les tests ? Comment choisit-on les laboratoires ? Les responsables de la Santé visitent-elles régulièrement les centres de production de nos fournisseurs habituels ? Qu'en est-il du quality control avant la distribution des médicaments dans le service hospitalier ? Mis à part le contrôle de la date de fabrication et celle de péremption des médicaments, y a-t-il un contrôle de leur composition ?

Chaque année, chaque Regional Hospital soumet au ministère de la Santé une liste de ses besoins en médicaments. C'est le Drugs Committee, présidé par un Principal Medical Officer, et composé du Director of Pharmaceutical Services, des consultants pour les différents départements de la Santé et d'autres techniciens, qui analyse ces demandes et finalise le National Drugs Formulary des médicaments qui doivent être commandés pour la prochaine année financière. À partir de là, démarrent les procédures pour l'achat des médicaments et c'est le Central Tender Board qui lance les appels d'offres. La procédure veut que le Drug Committee soit aussi en présence des différentes propositions et fait des recommandations au CTB.C'est sur la base de ces recommandations que le CTB finalise le choix des fournisseurs. Malheureusement, indique-t-on, " on se fie uniquement au track record des fournisseurs " pour affirmer que leurs produits sont fiables. " Il y a certainement une faille dans le système. Il aurait fallu avoir systématiquement des bioavailability data tests au préalable pour les médicaments les plus couramment utilisés, comme c'est le cas ailleurs avant de confirmer la totalité des commandes et après réception des médicaments " declare, pour sa part, Jayen Chellum, le secrétaire de l'ACIM.

Ces bioavailability data tests sont faits pour mesurer la qualité des médicaments en termes d'accessibilité aux parties du corps ciblées dans la dose voulue. Selon cette association des consommateurs, ces tests sont d'autant plus nécessaires de nos jours que certains fabricants dans le monde, ne pouvant répondre à la demande dans une période fixée par leurs clients, sous-contractent les commandes reçues auprès d'autres petits fabricants. " Ces bioavailability tests systématiques agiraient comme un deterent contre les médicaments substantard. Les fournisseurs sont alors prévenus qu'ils ne peuvent fournir n'importe quoi ", expliquent à ce sujet les dispensers de l'Etat.

Cette affaire de médicaments substandards soulève une autre préoccupation ces jours-ci parmi les professionnels de la Santé publique et privé, et d'aucuns pensent que les autorités ne devraient pas l'ignorer : il s'agit des médicaments qui transitent par le port franc pour être réexportés mais qui arrivent à pénétrer le marché local à l'insu des autorités. Cette filière, craint-on, pourrait donner lieu à la pénétration de faux médicaments sur le marché.
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