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Vieux 27/04/2007, 12h09
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Rambo Morisien
 
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sida



SANTÉ/SOCIÉTÉ : VIH/SIDA

La prévention reste primordiale






La méconnaissance entourant le VIH & SIDA permet à la maladie et au virus de gagner du terrain dans le pays. Des nouvelles infections continuent à être enregistrées à un rythme inquiétant tandis que les jeunes se montrent toujours vulnérables.
La situation reste alarmante. Le virus du SIDA continue à se propager au sein de la population à une vitesse inquiétante. Pas uniquement à travers le partage de seringues - entre usagers de drogues -, mais aussi par relations sexuelles non protégées (principalement entre hétérosexuels). Des cas de contamination mère/enfant ont aussi été notés, selon les derniers chiffres de la AIDS Unit du ministère de la Santé. Indiquant qu'il n'y a pas d'amélioration dans la situation, le constat souligne la nécessité de la mise sur pied d'une réelle campagne soutenue pour l'éducation de la population sur les questions liées au VIH & SIDA. Mais 20 ans après l'identification du premier cas mauricien, la prévention continue à se faire de manière sporadique, butant contre des tabous et l'absence de volonté. Certes, le SIDA, tout un chacun en a - d'une manière ou d'une autre - entendu parler, mais la méconnaissance entourant le virus et la maladie demeure. Ce qui explique les comportements à risque qui perdurent, surtout auprès des jeunes. Mieux exposés aux informations traitant de la maladie, ces derniers restent paradoxalement les plus vulnérables. Le VIH & SIDA reste toujours l'affaire des autres. 73,3% des cas positifs concernent les 15 à 39 ans.
2 684. Depuis 1987, les services de santé ont enregistré 2 684 cas de contamination au VIH auprès des Mauriciens. Ce qui comprend 2 217 hommes et 467 femmes - pour un ratio de 4.7 : 1. Quinze enfants - 8 filles et 7 garçons - âgés de 1 à 14 ans ont également été testés positifs. Ces derniers ont, pour la plupart, été contaminés par leurs mères. Si les officiers de la AIDS Unit restent à la disposition des membres du public dans les centres de Voluntary Councelling and Testing (VCT), plusieurs personnes ont été testées grâce aux procédures de vigilance établies dans les services hospitaliers et autres. En 2006, 18 cas ont été détectés chez les donneurs de sang, 18 chez les femmes enceintes en traitement, 77 chez des patients admis dans des hôpitaux et 120 au sein des prisons. Référés par les centres de réhabilitation et d'encadrement ou touchés par des sessions de sensibilisation ciblées, 462 usagers de drogues ont été trouvés positifs l'année dernière. En janvier et février de cette année, la tendance continue. Les tests de dépistage ont révélé 79 cas chez les toxicomanes, 40 en prison, 7 chez les femmes enceintes, 16 chez les patients, entre autres.
Faits. À Maurice le taux de prévalence du VIH & SIDA demeure à 0,2%. Mais les autorités reconnaissent que les chiffres officiels sont nettement en deçà de la situation réelle. Hormis les chiffres fournis par la AIDS Unit, il n'existe toujours aucun autre système de surveillance qui - à travers des recherches et des calculs - aurait pu fournir des statistiques plus élaborées sur la situation. Un tel système aurait aussi aidé à mieux définir les priorités en fonction de l'évolution de l'épidémie. L'année dernière, le ministre de la Santé avait laissé entendre que la question serait mise à l'étude… Entre-temps, les experts considèrent que les chiffres officiels devraient être multipliés par 6 à 10…



Drogues


Le nombre de toxicomanes par voie intraveineuse est estimé de 17 000 à 20 000. Selon les estimations, la prévalence du VIH & SIDA au sein de cette communauté est de 35%. Ce qui représente de 5 950 à 7 000 individus. À Maurice, le partage du matériel d'injection entre usagers de drogues reste le principal mode de contamination au VIH (de même qu'aux hépatites B & C). En 2006, 85,6% des 542 cas enregistrés chez les Mauriciens concernaient les toxicomanes. C'est de cette communauté que proviennent les 81,4% de cas enregistrés en janvier et février 2007. Comme lors de la conférence de Toronto, l'année dernière, au niveau international, Maurice est l'exemple le plus cité pour illustrer la relation entre les VIH et la consommation de drogues injectables.
Depuis l'année dernière, pour réduire les risques d'infection (et de co-infection), la possibilité est donnée aux usagers de drogues d'avoir accès à du matériel d'injection stérile. Avant le début du programme définitif d'échange de seringues, des projets pilotes ont été lancés dans des régions sensibles. Ayant pris cette responsabilité, le Collectif d'ONG Urgence Toxida présentera son bilan de la situation prochainement. Les retombées du programme du traitement médical à la Méthadone sont aussi attendues suivant le projet lancé il y a quelques mois. À travers l'introduction de cette substance, Maurice s'est engagée à offrir un service mieux adapté aux personnes souffrant de dépendance aux opiacés.
Cette situation aurait été moins complexe si, dès le départ, le gouvernement avait su faire preuve de volonté dans la lutte contre la drogue. Mais, comme souligné lors d'une table ronde organisée par le Centre Goomany la semaine dernière, la corruption et le copinage à différents niveaux ont permis au trafic de prospérer au fil des années.



170 décès


Depuis 1987, 170 Mauriciens - 127 hommes, 41 femmes et deux enfants - sont morts des complications liées au SIDA, qui est une maladie qui détruit le système immunitaire. Toutefois, dans cette partie du monde - l'une des plus touchées par la pandémie - Maurice est parmi les rares à offrir des traitements aux anti-retroviraux (ARV) aux patients. S'il n'existe toujours aucun traitement définitif contre la maladie, les ARV permettent aux malades d'avoir moins de complications de santé et, de ce fait, une meilleure qualité de vie. Ce qui appelle à un suivi médical régulier et à quelques précautions, les effets du traitement dépendant grandement de l'hygiène de vie du patient. Mais nombreux sont-ils à ne pas observer ces précautions.



Aids Candlelight Memorial

La campagne de mobilisation de l'International AIDS Candlelight Memorial Maurtius 2007 a été lancée vendredi dernier lors du vernissage de l'expo d'Evazyon et des Zarbiens au Foyer du Théâtre de Port-Louis. Suivront jusqu'au 20 mai, jour de la commémoration, une série d'activités de sensibilisation sur le VIH & SIDA. Organisée pour la première fois à Maurice en 2006 à un niveau national sur le parvis du Plaza, à Rose-Hill, la 2e édition de cette commémoration sera régionale et se tiendra dans six régions de l'île, notamment à Baie-du-Tombeau, Curepipe, Rivière du Rempart, Mahébourg, Camp-Levieux (Rose-Hill) et Camp-Firinga (Pointe-aux-Sables). Un projet coordonné par Danny Philippe, initiateur de cette commémoration à Maurice. Sous la thématique Avans ensam ver enn lil Moris san sida, l'International AIDS Candlelight Memorial 2007, qui a débuté en 1983, est fondé sur trois axes essentiels : (i) honorer et commémorer les personnes mortes des causes liées au Sida; (ii) supporter les gens vivant avec le virus, et (iii) défendre tous ceux qui ne sont pas infectés par la maladie. L'année dernière, des bougies allumées avaient été placées dans la fontaine du Plaza en mémoire des personnes mortes de cette maladie.


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