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Vieux 01/04/2007, 08h20
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Affections Coronariennes

AFFECTIONS CORONARIENNES


Quand le profil du malade change


Un examen médical est préconisé pour prévenir les maladies coronariennes.
Le profil de l’individu qui souffre d’infarctus du myocarde a changé. La maladie frappe ceux qui présentent parfois un seul facteur de risque, le tabagisme, par exemple.

L’infarctus du myocarde survient quand il y a une occlusion complète d’une artère coronaire. Chacune des trois (et non deux comme nous avions malencontreusement indiqué dans une récente interview du Dr Balmick Gopaul, consultant du service de cardio-logie de l’hôpital du Nord) artères coronaires pourvoit le muscle cardiaque (le myocarde) en oxygène et autres nutriments nécessaires à sa survie.

Quand une artère est bouchée, la portion du muscle cardiaque qui en dépend souffre par manque d’oxygène et, finalement, si aucun traitement n’est appliqué, il perd toutes ses fonctions.

« Il y a plusieurs années, le profil type de la personne qui risquait de faire un infarctus était le chef d’entreprise bedonnant, stressé, qui fumait beaucoup et menait une vie sédentaire. Or, de nos jours, ces données ont changé », explique le Dr Gopaul. Il voit arriver dans son service, et ce, de plus en plus, des hommes qui, il y a quelques années encore, n’auraient pas souffert d’une maladie coronarienne.

Ce sont des travailleurs manuels, maçons et autres laboureurs qui sont touchés. Cette catégorie de personnes n’est pas à l’abri du stress qui, couplé à une alimentation déséquilibrée et au tabagisme, donne un cocktail explosif.


Des proportions alarmantes

« Ils sont de poids normal et présentent très peu de facteurs de risques », affirme le médecin. L’éventualité de développer une affection coronarienne augmente dramatiquement si l’individu souffre de maladies comme l’hypertension, le diabète, ou s’il présente un taux élevé de cholestérol dans le sang. L’obésité, la sédentarité et le tabagisme sont, par ailleurs, des facteurs tout aussi déterminants.

L’âge auquel une personne fera un premier infarctus tend aussi à diminuer. Ainsi, il devient assez courant de voir des jeunes de 30 à 35 ans souffrir d’un infarctus en présentant un seul facteur de risque comme le tabagisme. La tragédie, souligne le Dr Gopaul, c’est que ces décès précoces ne sont pas sans conséquences économiques et sociales pour les conjoints et les enfants.

Il faut dire que le tabagisme prend des proportions alarmantes. Ainsi, 36 % de la population masculine fume. Et malgré les efforts consentis pour freiner ce phénomène, force est de constater que les jeunes commencent à fumer dès l’adolescence. La Global Youth Tobacco Survey, effectuée en 2003, a révélé que parmi les 13 — 15 ans, 14,8 % sont des fumeurs et que l’âge auquel ils grillent la première cigarette est de 12 ou 13 ans.


La prévention est la meilleure arme

D’autre part, l’âge auquel les femmes font un infarctus du myocarde tend également à diminuer. Il n’est pas rare de voir des femmes de 35 à 40 ans, toujours en âge de procréer, et qui sont touchées. Dans ces cas-là, les facteurs de risque sont le diabète, l’obésité, le tabagisme et quelquefois la prise de la pilule contraceptive pendant plusieurs années.

Face aux maladies coronariennes, la prévention reste la meilleure arme. Mener une vie saine, consommer des fruits et des légumes quotidiennement et faire de l’exercice contribuent à diminuer les risques. La recherche de maladies non transmissibles chez les jeunes qui, en apparence, sont en bonne santé, est l’un des aspects fondamentaux de la prévention. Le ministère de la Santé a ainsi débuté un programme de bilan de santé chez les élèves du secondaire.

« Un diagnostic précoce et un traitement opportun aideront à assurer les élèves qu’ils sont en bonne santé, tandis que ceux qui présentent des facteurs de risques ou qui montrent des signes de maladies non transmissibles obtiendront des traitements et autres conseils appropriés », affirmait le ministre de la Santé, Satish Faugoo, lors du lancement du School Health Pro-gramme for Secondary Schools en février.

Cela devrait améliorer considérablement leur qualité de vie et prévenir, ou retarder, le début des complications. De plus, ce programme inculquera une culture de bilan de santé chez nos jeunes. Elle n’existe pas encore chez ceux qui sont âgés de 30 ans et plus. « Il est important de faire un examen médical avec une prise de tension artérielle, la vérification du taux de cholestérol et de triglycérides dès la trentaine », indique encore le Dr Gopaul. Souhaitons que son appel soit entendu…


Bindu BOYJOO
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