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Vieux 28/03/2007, 10h37
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Les plaies de l’hôpital sont loin d’être cicatrisées.

Les hôpitaux soignent leurs lacunes:


Les plaies de l’hôpital sont loin d’être cicatrisées. Entre autres problèmes, le cafouillage aux urgences, le dysfonctionnement de certaines salles (wards), le manque de personnel et le recours aux stagiaires devront avoir l’attention urgente des autorités. Une réunion de l’état-major du ministère de la Santé, sous la présidence du ministre Satish Faugoo, en fixe les objectifs.

Les autorités vont engager des discussions avec le personnel médical et paramédical, en vue d’apporter des changements dans les hôpitaux. Si le système de tri dans les cas qui se présentent aux urgences (casualties) a quelque peu décongestionné le service, il n’en demeure pas moins que certaines anomalies demeurent. La file d’attente reste la plaie de ce département. Sans compter qu’une fois qu’il a été vu par un généraliste, si le patient est référé à un spécialiste, il doit encore attendre un bon bout de temps.

C’est pour cette raison qu’il est proposé, entre autres, que le medical superintendent, dont les fonctions se rapprochent davantage de celui de l’adjoint au regional health director, assume la responsabilité des urgences. “Actuellement, il y a bien un système, mais sans qu’il y ait quelqu’un qui dirige les opérations, dépendant des circonstances et des jours. Il y a certes un responsable, mais nous sommes d’avis qu’il faudrait que cette personne ait un bureau permanent à côté de ce service, pour mieux le gérer”, soutient-on du côté du ministère de la Santé.

Ce même interlocuteur note que, souvent, les patients s’adressent aux urgences alors qu’ils auraient pu se rendre au centre de santé de leur localité, comme pour des cas de moindre importance. Il a déjà été question que l’hôpital n’accueille que ceux qui ont été eux-mêmes référés par les centres de santé régionaux. Sauf, bien entendu, pour les cas évidents d’urgences.


Manque d’hygiène

Le ward manager, responsable de la gestion globale des salles, se retrouve actuellement à faire de l’administration. Le résultat en est qu’il assure une gestion au jour le jour, parant au plus pressé, avec, pour conséquence, un manque d’hygiène, des toilettes dégageant des odeurs nauséabondes.

En précisant davantage le rôle et les responsabilités du ward manager, les autorités veulent s’assurer de plus de rigueur. Mais le porte-parole du ministère tient cependant à préciser : “Toutes ces réformes que nous envisageons ne pourront se faire sans qu’il y ait des consultations préalables avec le personnel. Il n’est pas question d’être en antagonisme avec quiconque.”

Les discussions ont aussi porté sur les déséquilibres qui existent quant aux effectifs dans les différents hôpitaux, tant pour personnel soignant que non soignant. Des transferts pourraient être envisagés pour un ré équilibrage des équipes, en vue d’assurer une meilleure qualité de service.

D’autres aménagements sont proposés, telle la création d’un bureau de renseignements (desk) pour ceux qui veulent connaître l’évolution de la santé de leurs proches admis à l’hôpital et un programme plus élaboré de formation pour les médecins stagiaires actuellement postés dans différents départements sans formation structurée

Tant l’élaboration de ces différentes mesures que leur mise en pratique seront suivies de près par la Santé. Le procès-verbal des réunions de formation médicale continue (continuous medical education), qui doivent se tenir régulièrement entre les médecins, devra désormais être à la disposition du ministére

La décision du ministre Faugoo face à la position adoptée par Siv Potayya (à dr.) était très attendue dans le milieu médical.
CENTRE CARDIAQUE

Pratique privée des spécialistes : Faugoo désavoue Potayya

Toute demande des médecins du centre cardiaque pour pratiquer dans le privé sera acceptée. Le ministre Faugoo a tranché la polémique soulevée par Siv Potayya, président du Trust Fund.

“Compte tenu du fait que nous n’avons pas de compétences dans ce domaine, nous ne pouvons pas nous permettre de prendre une position antagoniste contre ces professionnels. C’est ainsi que j’ai décidé que toute demande des médecins au Trust Fund for Specialised Medical Care, pour avoir droit à la pratique privée doit être acceptée.” Par ces propos, le ministre de la Santé, Satish Faugoo, a tranché le conflit opposant les spécialistes du centre cardiaque et la présidence du Trust Fund for Specialised Medical Care.

Il y a deux semaines, le président de ce fonds, qui gère le centre cardiaque de Pamplemousses, Siv Potayya, était monté au créneau pour s’élever contre le fait que ses chirurgiens et ses médecins pratiquent dans le privé.

Cette prise de position de Siv Potayya n’a pas manqué de soulever un tollé dans le milieu médical. La décision du ministre, Satish Faugoo, était très attendue sur ce dossier : des ajustements devront alors être faits aux règlements du board. D’autant qu’il est connu que le pays ne compte que trois chirurgiens cardiaques. Les cardiologues, qui sont au nombre d’une douzaine, ne sont pas tous dans les hôpitaux. Et le ministre de préciser “qu’au fait les spécialistes de ce centre vont se retrouver dans la même situation que les autres spécialistes de l’Etat. Les règlements du trust avaient pour conséquence qu’il y avait deux catégories de spécialistes”. A cela, Siv Potayya avait argué, dans de précédentes déclarations, que les conditions de ces médecins n’étaient pas les mêmes que celles des autres spécialistes des hôpitaux.

Réagissant à la décision du ministre de la Santé, Siv Potayya, soutient que “j’avais exprimé un point de vue à la lumière des contrats qui lient les médecins au centre cardiaque. Mais maintenant que le gouvernement a fait connaître sa décision sur la question, je suis tributaire de cette politique. Il y avait un flou et le gouvernement a tranché.” Ce dernier de même que son directeur exécutif avait rencontré le ministre Faugoo, lundi après-midi.


Une démarche isolée

Siv Potayya avait réagi vivement après qu’il avait été mis au courant qu’une équipe paramédicale du centre devait accompagner le chirurgien cardiaque, le Dr Sunil Guness, pour une intervention dans une clinique privée. Il avait alors brandi leur contrat. Il s’est appuyé sur un point légal en se référant à leur contrat d’embauche qui est différent des autres spécialistes du service public. Il a ajouté que leurs conditions ne sont pas alignées sur le Pay Research Bureau, comme c’est le cas pour les autres spécialistes.

Son prédécesseur, Dick Ng Sui Wa, se range de son avis mais admet qu’il avait pour sa part été accommodant car “l’on ne peut retenir un chirurgien cardiaque avec Rs 45 000”.

Mais finalement, Siv Potayya, sera isolé dans sa démarche. Le lendemain, lors de la réunion du conseil d’administration, ce dernier ne suivait pas non plus ses pas. Le représentant de la Santé siégeant sur ce conseil lui fera part de la politique du gouvernement sur la question…





Jane L. O’NEILL
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