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Vieux 09/02/2007, 14h41
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Rambo Morisien
 
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Mo ti croire ene pub Sony ca , j'en ai révé il la fait mais finalement c'est MAURICE ALLET qui fine fer li , alors la qui pas besoin fer pour gagne ene poste ministre????

La girouette


Maurice Allet en a rêvé et il l’a fait. Non, il n’est pas encore ministre, mais il est un homme extasié. C’est parce qu’il a été gratifié d’une rencontre avec le Premier ministre qu’il est si heureux. On peut penser qu’un entretien banal entre deux politiciens est un fait insignifiant mais cela a suffi pour lui mettre le baume au cœur. Comme les fois précédentes, il est ressorti requinqué, hier, du bureau du Premier ministre. Sans doute, la magie de Navin Ramgoolam a encore joué pour maintenir intactes les aspirations ministérielles du leader du PMSD.

Le cas Allet rappelle tristement à quel point la notion de morale est éclipsée en politique. Quand ce n’est pas la realpolitik, c’est le cynisme ou l’opportunisme qui l’emporte sur les convictions. Le PMSD ne peut pas justifier son ralliement au camp de la majorité sauf par la recherche de quelques postes, dans les municipalités pour ses affidés et au Conseil des ministres pour le leader. Cette attitude fait du tort à la crédibilité de ce parti.

Souvent, les analystes affirment qu’une présence accrue des femmes en politique aurait assaini la situation. En tout cas, le bref passage de Sandra O’Reilly en politique tend à accréditer cette thèse. Recrutée par le PMSD en 2005, elle prend ses distances de ce parti lorsque celui-ci se rapproche de l’Alliance sociale en mars de l’année dernière. Sandra O’Reilly justifie alors sa démission par le fait que “les partisans du PMSD n’ont pas apprécié le silence” de leur parti sur la contre-réforme Gokhool. “Je ne peux concevoir de me taire sur ce dossier (…) simplement pour soutenir mon parti qui veut entrer au gouvernement.” Elle était pourtant promise à une belle carrière au PMSD. Mais entre une ascension facile et une détermination claire, elle a opté pour la seconde. Elle a refusé de louvoyer, de transiger avec ses convictions.

Le passage d’un parti d’un camp à l’autre n’est pas en soi un acte condamnable. Il peut arriver qu’un député ou un parti change de famille en cours de route s’il ne se reconnaît plus dans les idéologies du camp au sein duquel il a été élu. Mais le virage du PMSD, en mars dernier, n’était fondé sur aucun principe et reposait uniquement sur des considérations de carrière. Pire, le saut de Maurice Allet était un affront direct aux 15 769 hommes et femmes de la circonscription de Beau-Bassin-Petite-Rivière qui l’avaient élu en deuxième position aux dernières législatives.

De même, les motifs évoqués par l’ex-MMM, Eric Guimbeau, pour justifier sa défection ne tiennent pas à des principes moraux. Il a changé d’allégeance, non pas parce qu’il était en désaccord avec son parti mais parce qu’il avait un ressentiment personnel envers son leader. Quand on lui demande pourquoi il a claqué la porte, il répond : “Parce que la direction ne m’a pas donné la possibilité de m’expliquer par rapport à un différend avec mon colistier Sunil Dowarkasing.” C’est moins grave que de se convertir par opportunisme mais cela contribue également à la perte de légitimité de nos élus.

Les positionnements du PMSD attirent l’attention malgré le fait que ce parti est un poids plume électoral. L’intérêt que porte le PTr à ses deux élus pourrait être lié au fait qu’ils détiennent la clé du poste de leader de l’opposition.




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