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Vieux 06/02/2007, 18h39
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Pourquoi on abolit les subventions de 50 % sur les ‘fees’ de SC et HSC
«Nous avons trouvé que les deux tiers de ceux qui bénéficient des 50 % de subsides sont parmi les riches», nous dit le ministre de l’Éducation. Il explique la philosophie du gouvernement par rapport aux récentes décisions prises dans le secteur éducatif…
Q : Que pensez-vous des réactions que provoque la suppression des subventions des frais d’examens au niveau du SC et du HSC ?
R : Il faut placer les réactions dans leur contexte par rapport au programme gouvernemental orienté vers le développement de l’économie tout en venant en aide aux gens qui sont dans le besoin. La réforme du système éducatif va dans ce sens. Il n’y a pas de suppression des subventions des frais d’examens. Les candidats dont les parents ont un revenu de moins de Rs 7 500 n’auront rien à payer. L’an dernier, environ 1 600 enfants ont bénéficié de ces subventions totales des frais d’examens.
Cela dit, ceux qui ont toujours des difficultés peuvent se rendre au bureau de la Sécurité sociale; on va faire une enquête sociale pour analyser leur cas. Mais je dois rappeler que c’est le PTr qui a introduit le paiement des 50 % des frais d’examens en 1999. Vu le contexte actuel difficile, nous avons voulu garder ce filet de protection pour les démunis car, quand nous avons analysé la situation, nous avons constaté que les deux tiers de ceux qui bénéficient des subventions de 50% étaient parmi les riches.
Q : Des familles dont les revenus sont entre Rs 8 000 et Rs 10 000 ne font pas partie de ces deux tiers de riches que vous citez…
R : Effectivement, et c’est là que nous avons établi un barème de Rs 7 500. Remarquez que ceux dont les revenus ne dépassent pas Rs 7 500 bénéficient de 100 % de subventions des frais d’examens. (NdlR) le cabinet a décidé vendredi de payer 50 % des frais d’examens pour les familles dont deux enfants ou plus prennent part au SC ou/et HSC et dont les revenus mensuels ne dépassent pas Rs 10 000. (Voir pages 12-13).
Q : D’un côté, l’Alliance sociale introduit le transport scolaire gratuit, de l’autre, il supprime les subventions des frais de deux examens importants dans la vie d’un élève. Est-ce le changement que vous apportez ?
R : Nous avons voulu démocratiser l’accès à l’éducation et c’est ce que nous faisons à travers le transport gratuit. Nous avons le souci de soutenir ceux qui sont dans le besoin en leur accordant des subventions de 100 %. C’est la philosophie de justice sociale du gouvernement que nous maintenons.
Pour favoriser l’accès à l’éducation et la démocratiser, nous avons, après l’éducation gratuite, considéré la possibilité d’accorder le transport scolaire gratuit. Cela touche plus de 230 000 enfants. Et les frais d’examens concernent environ 30 000 élèves. Si nous faisons un calcul, chaque famille économise en moyenne, avec le transport scolaire gratuit, Rs 24 000.
Q : Êtes-vous conscient que l’arrêt des subventions désavantage certains enfants pauvres à cause d’un manque de moyens financiers ?
R : Nous prenons tout cela en considération. Mais il faut définir un plafond quelque part. Et pour le gouvernement, ce seuil a été établi à Rs 7 500. Mais nous ne nous arrêtons pas là, car si d’autres cas sont éligibles, ils seront traités.
Q : Vous aviez évoqué la possibilité de permettre aux parents de payer les frais d’examens par tranche alors que le MES rejette cette option. Est-ce à dire que vous vous êtes avancé trop vite à l’Assemblée nationale ?
R : Pas du tout. C’était une suggestion. Je crois que j’ai le droit d’en faire. Le MES a étudié les implications et il a conclu que ce sera difficile à gérer. Suite à cela, nous avons étudié la possibilité d’introduire un loan scheme et nous venons bientôt avec des propositions.
Q : Le MMM lance bientôt une vaste campagne nationale contre la suppression des subventions. Quel regard jetez-vous sur cette action ?
R : Le MMM a été au gouvernement pendant quatre ans et demi. Et ce fut un échec total. Cela me fait pitié car c’est de la pure démagogie et de l’opportunisme.
Q : Le MMM peut répondre que le gouvernement auquel il a fait partie n’a pas supprimé les subventions…
R : Le MMM et le MSM ont proposé un targeting pour ceux qui obtiennent un revenu de Rs 30 000. Mais, dans le cadre des élections de 2005, ils n’ont pas appliqué cette proposition. Mais l’idée était là. Je vois que le MMM chevauche des problèmes ponctuels. Exemple : A+, DWC, Sale by levy et, maintenant, les frais d’examens. Je crois que c’est une pauvreté intellectuelle manifeste d’un parti qui manque de vision et est à court d’idées. Je lance un appel pour que la population comprenne les efforts que fait le gouvernement. Il faut trouver des solutions et non pas faire de la surenchère comme le fait le MMM.
Q : Compte tenu de la polémique que suscite la cherté des frais d’examens de Cambridge, n’est-il pas temps d’arrêter la collaboration avec cette université britannique ?
R : C’est un problème complexe. On ne peut pas tout arrêter d’un coup et faire des changements brusques. Il faut passer par plusieurs étapes. Le MES prend déjà en charge la correction de certaines épreuves. Il y a aussi la crédibilité de Cambridge qui est mondialement reconnue. J’ajoute que, dans le cadre de la réforme du curriculum, nous avons déjà proposé des examens conjoints MES-Cambridge ou MES et d’autres organismes. On travaille en ce sens car il faut bien se préparer et tout planifier pour gérer ce problème complexe. À ce stade, je dois dire que nous ne sommes pas prêts pour écarter Cambridge et organiser les examens localement.
Q : Le flou persiste sur l’éventuelle fermeture de trois collèges privés. Quelle est la position du ministère ?
R : Il y a des paramètres bien établis par la PSSA et celle-ci a pris la décision de demander à des collèges de ne pas aller de l’avant avec la Form 1, mais ils peuvent continuer. Quant à la fermeture, nous allons voir la position par rapport aux résultats du SC. J’attends un rapport de la PSSA qui va établir la situation de la population estudiantine et, à partir de là, on décidera de la marche à suivre tout en consultant les stakeholders : syndicats et managers.
Q : Vous présenterez bientôt au cabinet le national curriculum framework dans lequel les pédagogues préconisent l’abolition du CPE alors que, dès l’arrivée de l’Alliance sociale au pouvoir, le grading fut introduit pour avoir accès aux collèges nationaux. N’est-ce pas contradictoire ?
R : Non. Dans le document Towards a quality curriculum, ce qu’on a dit, c’est qu’on travaille pour que dans trois, quatre ans, on arrive à abolir le CPE. Et on a mis sur pied un comité qui travaille sur le national curriculum framework qui va en établir les objectifs. Je ne vois donc aucune contradiction, mais une amélioration qu’on propose parce que le grading est un élément qui est là. Et, à ce stade, on ne va pas l’enlever. Ce qu’on propose, c’est que le CPE soit remplacé par d’autres formes d’évaluation auxquelles travaille ce comité. Et quand on sera en présence de ses propositions, on étudiera le mode d’évaluation qu’il propose. On attend aussi ce document pour savoir comment se passera la transition entre le primaire et le secondaire.
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