Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice - Afficher un message - Examination Fee SC & HSC
Afficher un message
  #33 (permalink)  
Vieux 04/02/2007, 11h27
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
Suppression des frais d'examens de Cambrige

Le gouvernement ne changera pas d'avis !















Une mobilisation nationale est en chantier pour contester la suppression du subside de 50% sur le paiement des frais d'examens de Cambridge au secondaire. La plate-forme nationale qui a été constituée se réunit mardi prochain à 15h, encouragera les étudiants à réclamer le retour à l'ancien système. Défendant les mesures prises et approuvées vendredi dernier par le Cabinet, le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, explique que le gouvernement se voit dans l'obligation de prendre des décisions difficiles…
Rien ne fera reculer le gouvernement sur sa décision concernant la suppression du subside des 50% sur le paiement des frais d'examens de School Certificate (SC) et de Higher School Certificate (HSC) de Cambridge. C'est ce qu'a laissé comprendre le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, lors de son point de presse, hier à la mi-journée. Cette décision gouvernementale appuyée de mesures d'aide sociale à l'intention des familles les plus vulnérables et d'un plan d'emprunt, vise à soulager les milliers de foyers ne tombant pas dans les deux catégories définies par le gouvernement.
De nombreuses familles perçoivent un revenu mensuel combiné entre Rs 10 500 et Rs 15 000. Entre le remboursement de dettes diverses, l'achat de matériel scolaire, la marmite à faire bouillir et les dépenses quotidiennes, de nombreux foyers se voient désormais confrontés à un problème additionnel, avec le paiement des frais d'examens. Pour s'acquitter de leur devoir, les parents en difficulté financière n'auront d'autre choix que de contracter un emprunt.
C'est cette situation appelant au rallongement de l'endettement qui interpelle. Car elle implique des conséquences sociales et des répercussions sur la scolarité de certains adolescents. Dans un contexte où le surendettement est décrié, une mesure qui incite des familles à recourir à l'emprunt pour financer les études de leurs enfants est une incitation à des risques multiples. "Nous sommes contraints de prendre des mesures difficiles. Mais, nous n'avons pas pour autant oublié ceux au bas de l'échelle !", nous déclare le ministre de l'Éducation à propos de l'endettement des parents de candidats de SC et du HSC.
Selon nos informations, à vendredi après-midi, ni les banques commerciales ni la Development Bank of Mauritius n'avaient reçu de directive quant au loan préconisé par le gouvernement. S'agissant de l'endettement, des associations de parents d'élèves confient que durant les précédentes années, des parents aidés financièrement par des PTA n'ont pu rembourser l'argent emprunté pour payer les examens de Cambridge. Pour éviter des séquelles que pourrait entraîner la suppression de l'allocation des 50% de subventions, le MMM, le MSM et l'Union of Private Secondary School Employees, entre autres, réclament le retour de l'ancien système.
Et quid de l'éducation obligatoire?
Durant tout le débat autour des frais d'examens, des questions ont été soulevées quant aux éventuels choix devant lesquels se retrouveront des parents de classe sociale modeste ayant des enfants scolarisés en secondaire. Devront-ils privilégier un enfant au détriment d'un autre ? Et quid de l'éducation obligatoire ? À cette question de Week-End, le ministre Gokhool répond que "l'éducation est un droit que tout citoyen doit jouir ! Mais le système éducatif demande des ressources considérables. Après l'éducation gratuite, nous avons appliqué le transport gratuit aux étudiants. Quant à moi, je suis serein et confiant et je pense que nous sommes en train de faire ce qui doit être fait !" Steve Obeegadoo, son prédécesseur, pense, lui, que "l'éducation ne peut être un privilège qui s'acquiert selon les moyens financiers !"
Les réactions sur les mesures gouvernementales pour abolir la subvention sur les frais d'examens n'ont pas tardé à pleuvoir dans les secteurs éducatif et politique. Le ministre Gokhool parle de récupération politique, tandis que le syndicat des enseignants des collèges privés insiste sur l'urgence d'une action commune. "Ce n'est pas une question de récupération politique. La question est certes politique, mais au sens large du terme", avance Steve Obeegadoo.
À la rentrée des travaux parlementaires, le 23 février, la députée mauve Françoise Labelle déposera une motion sur la question à l'Assemblée. Lors de sa conférence de presse de mercredi dernier, le MMM rappelait que pendant la campagne électorale de 2005, l'Alliance sociale avait promis de payer la totalité des frais d'examens de Cambridge. "Nou pé payé !", rétorque Dharam Gokhool. Hier, le ministre de l'Éducation a fait comprendre que le gouvernement respecte cette promesse lorsqu'il prend en charge la totalité des frais pour les foyers touchant moins de Rs 7 500. "S'agissant du manifeste électoral, nous avons exprimé une philosophie que nous comptions mettre en pratique dans l'exercice budgétaire. Dans un manifeste, nous ne pouvons entrer dans de menus détails !"
Mobilisation des étudiants
Le leader de l'opposition, Nando Bodha, rappelle que pour mettre en place cette politique de subvention, l'ancien gouvernement avait prévu une somme de Rs 70 millions sur les Rs 6 milliards du budget total alloué à l'éducation. "Ceci concerne un peu plus de 1% de ce budget, et nous avons pu aider 1 600 enfants en payant la totalité de leurs frais d'examens, y compris la subvention de 50% pour quelque 29 000 étudiants. Avec un même budget, pourquoi revoir la subvention qui été allouée ?", s'interroge-t-il.
L'affaire des frais d'examens de Cambridge verra la création d'une plate-forme nationale où l'opposition représentée par le MSM et le MMM mènera cause commune aux côtés de l'UPSEE de Yahya Paraouty. "Le MSM et l'UPSEE ont un objectif commun: celui de revenir à l'ancienne formule de subvention de 50% pour tous les candidats. L'UPSEE sera le fer de lance de cette plate-forme", indique le leader de l'opposition, après une rencontre avec le syndicat, hier matin.
Des forces vives, des organisations non-gouvernementales et d'autres stakeholders ont été invités à s'y joindre. Cette plate-forme vise à sensibiliser les étudiants et les parents sur un sujet qui les concerne. Dès mardi prochain, une réunion fixée entre toutes les parties concernées au centre social Marie-Reine de la Paix à 15h donnera une idée sur l'implication des parents dans le combat que souhaite mener la plate-forme nationale. Car il faut garder en tête que jusqu'ici, les parents d'élèves scolarisés sont restés imperméables aux actions nationales entreprises à l'issue des mesures touchant de près la vie scolaire. Notamment l'introduction du A+ au Certificate of Primary Education (CPE), la distribution du pain…
Samedi prochain, les représentants des conseils d'étudiants des collèges seront invités à une prise de contact au bureau de l'UPSEE en vue de la manifestation prévue le 21 février. Ce jour-là, une marche pacifique démarrera au centre social Marie-Reine de la Paix, à 14h30, pour converger au Jardin de la Compagnie. Des étudiants interviendront dans des discours qu'ils liront à l'intention du gouvernement. "Si celui-ci ne réagit pas à l'appel des étudiants, ce sera à eux de prendre la décision sur la marche à suivre", affirme Yahya Paraouty.
Réponse avec citation