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Vieux 04/02/2007, 11h01
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Rambo Morisien
 
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FRAIS D’EXAMENS DU SC ET DU HSC
Dharam Gokhool : « Nous faisons le maximum »



Dharam Gokhool a assuré que tout est mis en œuvre pour garantir l’accès à l’éducation au plus grand nombre.Tout en annonçant les mesures prises par le Conseil des ministres pour soulager ceux qui se trouvent en difficulté, le ministre de l’Éducation a fait appel à la responsabilité sociale des entreprises privées. Le citoyen doit aussi faire des efforts.

Malgré le contexte économique difficile, l’État met tout en œuvre pour élargir l’accès à l’éducation. C’est ce qui ressort du point de presse du ministre de l’Éducation, Dharam Gokhool, à l’IVTB House hier, concernant les frais d’examens du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC). « C’est vrai que l’éducation est un droit, mais elle demande des ressources considérables. Après le transport gratuit, nous faisons le maximum pour garantir l’accès à l’éducation au plus grand nombre sans oublier ceux se trouvant au bas de l’échelle, en ce qu’il s’agit des frais d’examens. L’effort doit être partagé », a-t-il dit.

Les mesures annoncées hier devraient soulager les familles dont le revenu mensuel ne dépasse pas Rs 10 000. L’État leur reversera la moitié des frais d’examens si deux enfants ou plus se présentent aux examens du SC et du HSC. Ceux qui perçoivent un salaire se trouvant dans la fourchette de Rs 7 500 à Rs 10 000, pourront bénéficier d’un prêt des banques commerciales à un taux d’intérêt préférentiel. « Les pourparlers avec la Mauritius Bankers’Association ont été positifs. Le taux d’intérêt n’a pas été fixé, mais il devrait être en dessous du taux normal pratiqué », assure le ministre de l’Éducation.

Le remboursement du prêt devrait s’étaler sur une période de 18 à 24 mois. Un appel a été lancé aux entreprises privées pour qu’elles fassent preuve de responsabilité sociale envers leurs employés en mettant à leur disposition un plan d’emprunt. L’aide sociale accordée à ceux qui perçoivent moins de Rs 7 500 par mois sera maintenue. Le ministre estime que plus de 1 600 élèves en bénéficieront cette année. C’est maintenant aux responsables des collèges d’agir. Ils devront soumettre la liste des élèves souhaitant bénéficier d’une aide de l’État.

Ces mesures d’aide toucheront 20 % de la population, au nombre de laquelle figurent ceux qui perçoivent entre Rs 7 500 et Rs 10 000 par mois. « Ce chiffre est assez représentatif des Mauriciens qui se trouvent au bas de l’échelle. » Pourtant plusieurs voix se sont élevées contre le fait que la majorité des personnes touchant en moyenne Rs 10 500 à Rs 12 000, ne recevra aucune aide. « Il a fallu trancher quelque part. Nous pensons que le barème de salaire proposé pour être éligible à ces mesures d’aide est raisonnable. D’ailleurs, rien n’empêche d’autres, qui sont en difficulté, de négocier un prêt auprès d’une institution bancaire. »





L’opposition rejette les mesures

« C’est un trompe-l’œil. Il est évident que le gouvernement est acculé par la colère de l’opinion publique. Il veut donner l’impression qu’il est en train de chercher un moyen pour alléger le poids des frais d’examens dans le budget des ménages. Mais en réalité, il refuse de changer de direction. La solution, c’est un recours à l’ancienne formule qui assurait une subvention de 50 % des frais d’examen indistinctement à tous les candidats. » Tel est le commentaire de Steven Obeegadoo, ex-ministre de l’Éducation, sur la dernière proposition du Conseil des ministres. Il souligne que le ministre n’a pas permis d’indiquer le pourcentage de gens qui bénéficieront d’une subvention à 100 % des frais d’examens. Il estime que le nombre de familles dont les revenus se situent dans la fourchette de Rs 7 500 à Rs 10 000 et qui est éligible à une subvention de 50 % serait bien infime.

« Il est peu probable que le recours à un plan de prêt bancaire contribue à alléger le fardeau des ménages. Aucune banque ne prêtera à perte. » De son côté, Nando Bodha, le leader de l’opposition, se dit scandalisé. « Alors que le budget du ministère de l’Éducation s’élève à Rs 6 milliards, l’aide apportée aux enfants ne se chiffre qu’à Rs 60 millions. Il est inadmissible que le gouvernement aille dans la direction choisie. C’est la négation du droit à l’éducation. »



Bindu BOYJOO
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