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Vieux 10/12/2006, 17h19
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Double drame de Circonstance

Le père des enfants avoue les avoir immolés







Ragini, la mère des cinq enfants, inconsolable hier soir, au moment où son époux arrivait sur les lieux du drame, peu après être passé aux aveux










Jaganaden Virahsawmy, alias Vicki, 28 ans, père de Delila, huit ans, Darshinee, sept ans, Nundini, quatre ans, Shiwashnee, deux ans et Jayen, 14 mois, est passé aux aveux en fin d'après-midi d'hier, lors de son interrogatoire par les éléments de la Major Crime Investigation Team (MCIT) et la Eastern Division CID. L'incendie qui a coûté la vie à Nundini et Jayen, et a causé de vives brûlures aux trois autres enfants était bel et bien d'origine criminelle. Lors de ses aveux, Vicki Virahsawmy devait blâmer la pauvreté comme étant à l'origine de l'infanticide. "Mo ti plin truv mo zenfants viv sa lavi miser la", a-t-il déclarer en substance. Il devait, aux alentours de 17h15, expliquer les circonstances de son acte, alors qu'il avait maintenu avoir été absent de la maison au moment du drame. Suite à ses aveux, le suspect a pris part à une reconstitution des faits durant environ une demi-heure sur les lieux du double infanticide. Un exercice qui se déroula dans un climat tendu.
C'est en fin d'après-midi que Vicky Virahsawmy devait craquer et passer aux aveux. Jusque-là, il maintenait une version des faits qui ne tenait pas du tout la route, à l'effet qu'il était sorti de la maison afin d'aller à la rencontre de son épouse. "Mo ti plin ar sa lavi miser la. Mo ti plin truv mo zenfants vivre sa lavi miser la. Mo fami pe viv dan la miser, mo finn perdi mo travay…", devait-il faire comprendre en substance aux enquêteurs. C'est alors qu'il a expliqué comment il a procédé. Selon Vicky Virahsawmy, il buvait, dans la soirée de jeudi, en compagnie de son demi-frère. À un moment donné, il quitta celui-ci afin d'aller jeter un coup d'œil sur les cinq enfants, afin de s'assurer qu'ils dormaient. Dans un premier temps, après être entré dans la maison, il se rendit dans la cuisine, afin de se procurer du pétrole se trouvant dans le primus utilisé pour la cuisson. Après être entré dans la chambre subrepticement, il aspergea le lit des enfants avec du pétrole. Il en jeta entre les enfants, afin de ne pas les réveiller. Ensuite, il alluma une bougie dans la chambre et la placa tout près du lit avant de s'en aller chez son cousin, qui habite à côté. Là, en compagnie de celui-ci, il devait griller une cigarette. Après quoi, il devait faire comprendre à son cousin qu'il devait aller à la rencontre de son épouse, qui travaille depuis deux mois dans un snack de la localité. C'est ainsi qu'en son "absence", l'incendie éclata dans la chambre des enfants.
Selon les recoupements effectués par Week-End, l'apport d'une des filles de Vicky, à savoir l'aînée, Delila, aura été crucial aux enquêteurs. En effet, de son lit d'hôpital vendredi, Delila, qui se trouve à la Burns Unit en compagnie de ses deux sœurs, devait faire comprendre aux enquêteurs qu'à un moment donné, alors qu'elle était au lit en compagnie de ses trois sœurs et de son petit frère, elle avait vu son père s'introduire dans leur chambre. Cependant, elle a avoué aux limiers de la MCIT qu'elle ne l'a pa vu mettre le feu. A un moment donné, le feu a pris dans la chambre. "Letan difé finn pran, ti ena buku lafime", aurait-elle laissé entendre.
Du pétrole ou du kérosène
Cet élément capital, à savoir la confirmation de la présence de Vicky Virahsawmy dans la chambre des enfants alors que Delila était encore éveillée, aura un été des axes centraux de l'interrogatoire qui aboutit aux aveux du père. Déjà, depuis vendredi matin, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer (PPMO) avait apporté une confirmation de taille aux enquêteurs, à l'effet qu'un Fire Accelerant, en l'occurrence du pétrole ou du kérosène, aurait été utilisé. Lors des autopsies, le Dr Gungadin devait attribuer le décès de Nundini à des Extensive Burns, tandis que le petit Jayen est mort suffoqué par la fumée.
D'autre part, à l'issue des aveux obtenus du suspect, ce dernier fut conduit sur les lieux du drame, à Circonstance, en début de soirée d'hier. Il était aux alentours de 19h15 quand Vicky Virahsawmy arriva sur le pas de sa porte, sous très forte escorte policière. Il portait un casque et un gilet pare-balles. A son arrivée, il devait être vilipendé par un membre de sa famille en ces termes: "To finn fer nu fami gagyn honter ! La honte lor nu fami ! La honte lor twa ! Kuma to kapav inn fer sa ar to bann propre zenfan ? To pa kapav dir nu pa finn aide twa ! Nu finn fer tu pu aide twa !" Sur ces entrefaites, les enquêteurs de la MCIT devaient calmer le membre de la famille Virahsawmy afin que la reconstitution des faits puisse se dérouler sous les meilleurs auspices. Un nombre important d'éléments de la Special Supporting Unit (SSU) était également présent afin de parer à toute éventualité, compte tenu qu'à cette heure, tout le voisinage était dans la rue. L'exercice dura environ 25 minutes, après que le photographe de la police, le constable Lee Choo a pris des clichés du suspect dans la chambre du drame.
Vicky Virahsawmy devra comparaître en Cour de Moka demain, lundi, sous une accusation provisoire de "Murder".
Lorsque l'incendie éclate, André Laurence et son épouse Lina sentent une odeur de brûlé et entendent des cris dans la chambre des enfants. "Ti a pepre 8h45 letan mo senti enn loder brilé. Loder la ti pe sorte depi dan lasam akote kot bann zenfan la ti pe dormi. Letan moi ek mo madam nu ale guetter, dife partout dan lasam. Nu finn seye rentrer, pa ti pe kapav. Mo finn persister pu rentrer. Mwa ek mo madam nu finn ressi tire trois zenfants. Pu de lezot la, nu pa finn kapav fer narien. Ti tro tard", devait déclarer en substance André Laurence, de nationalité seychelloise à Week-End vendredi matin.
Bravant les flammes, lui et son épouse, qui est enceinte, réussissent à sortir Delila, Darshinee et Shiwashnee des flammes. Pour Nundini et Jayen, il n'y a plus rien à faire, en dépit des efforts des pompiers de Quatre-Bornes. Lorsque les deux petits corps brûlés sont extraits des décombres fumants de la chambre, c'est la désolation la plus totale chez les membres de la famille Virahsawmy.
Vendredi matin, alors que les corps des enfants étaient attendus à la maison mortuaire, les hypothèses allaient bon train chez les proches et les voisins des Virahsawmy. Cependant, ce sont les policiers qui étaient présents sur les lieux du sinistre qui ont eu le dernier mot: "Ti ena enn loder petrol bien fort dan sa lasam là…"



Bien triste pou la famille, mé bann zanfents la pa mérite ene morts atroce coume sa, malgré ki zot dan la misère, zanfents innoncent la dan. péna mot pou ene tel acte. Personnes mérite sa. mé la mère des zanfents est enceinte, encore ene lot victime de la pauvrété. Mo pa trouve sa normal si zot dan la misère
ki sanla ki pou souffère, touzours bann zanfents.
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