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Vieux 24/10/2006, 08h38
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Rambo Morisien
 
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Nous ban maires moris en place

Ban Maires Moris pe vivre lor zot acquis , pena aucun projet ,
éléctions changement le maire dans ene mois , ki zot besoin faire?
Tristes villes
A un mois des élections des maires, le constat est sévère. L’euphorie qui avait succédé à l’arrivée des élus de l’Alliance sociale dans les cinq municipalités du pays laissait penser qu’on allait être témoins d’une nouvelle gestion des collectivités locales. Un an plus tard, le bilan est fade. Et, cela, à tous les niveaux. Nos maires continuent à assurer l’intendance municipale sans imagination aucune. On promettait de changer nos villes. En fin de compte, il y aura eu de tout sauf du changement. Le problème est de fond. Les efforts de décentralisation sont demeurés stériles. La réforme promise des collectivités locales semble buter sur une aporie insurmontable.

Fonctionnant dans un cadre extrêmement coercitif, les collectivités locales souffrent du jacobinisme du pouvoir central. La décentralisation est restée un vœu pieux. Nos élus locaux ne sont bons qu’à gérer les services qui s’occupent du ramassage d’ordures ou de l’éclairage des routes… C’est une conception bien réductrice des collectivités locales. Certains maires de l’Alliance sociale n’ont d’ailleurs pas caché leur déception devant l’attitude du gouvernement central qui les réduit à quantité négligeable. Certes, il y a eu des tentatives de moderniser le fonctionnement des municipalités. Mais cette volonté d’action ne touche pas la structure archaïque des collectivités locales.

Nous demeurons loin de cette ambition d’une démocratie et d’une gestion de proximité. Les marchands ambulants restent un problème infranchissable. A Port-Louis, le lord-maire s’est surtout évertué à préserver le dialogue. Ailleurs, on continue à aménager des espaces, destinés aux marchands ambulants, qui sont singulièrement déserts. Des villes comme Vacoas-Phoenix, Quatre-Bornes et Curepipe continuent à être des modèles de sous-urbanisation. Beau-Bassin-Rose-Hill fantasme toujours sur un glorieux passé. La capitale, quant à elle, perpétue la tradition d’une évolution non planifiée.

Les idées pourtant ne manquent pas. Mais, pendant une année, on a eu affaire à une politique d’effets d’annonce. Il faudrait croire que le manque de moyens, humains et financiers, est la cause principale de l’immobilisme de nos municipalités. Sur le plan des ressources humaines, on a perpétué des pratiques électoralistes malsaines. Les municipalités servent encore de gratification pour des agents. Comment attendre de conseillers qu’ils s’investissent dans leur travail s’ils ne bénéficient d’aucune forme de reconnaissance ? D’où la relative médiocrité d’une bonne partie de ce personnel politique.

La démocratie de proximité suppose une culture de participation et de dialogue. Le constat est sans équivoque : aucune volonté d’innovation, de politique culturelle, sportive et sociale audacieuse. L’amateurisme à plusieurs niveaux. Et un manque de foi patent dans les élus locaux. Le plaidoyer en faveur d’un dialogue entre collectivités locales et administrés ne sert pas qu’à alimenter la galerie. C’est le principe d’une responsabilisation de tous les protagonistes.

Sans une redistribution des pouvoirs, les choses ne vont pas évoluer. Pourtant la décentralisation ne peut que servir les intérêts du gouvernement central. Elle permettrait de réduire les pesanteurs qui peuvent l’enrayer. Elle revaloriserait les élus locaux . Elle formerait les citadins à une participation citoyenne dans la vie de leurs villes.

La réforme des collectivités locales est un impératif que les dirigeants politiques sous-estiment. Dans la modernisation des institutions, il importe d’ouvrir un passage vers ces collectivités. Question d’approfondir les pratiques démocratiques. Question fondamentale.








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