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Vieux 23/10/2006, 08h32
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Rambo Morisien
 
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zoué vidéo ene la drogue pour zenfants

Dans ene post mo ti metté la derniere fois , mo ti mette ene lettre ene maman ki ti pé tire sonnete d'alarme lors zoué vidéo à Moris. Sa madame la so zenafant ti meme coquin 2 mille roupies pour alle zoué au lieu alle l'école. Ce matin ena ene dossier lors ban zoué vidéo à Moris. L'article la li longue mais interessant.

LE DOSSIER
Parents, vos enfants se droguent aux jeux vidéo

Adolescents vissés des heures durant devant un écran d’ordinateur ou manette à la main. Perte de repères temporels, désocialisation, agressivité, autant de signaux d’alerte pour l’entourage. La dépendance aux jeux gagne du terrain.
Jeux d’action, d’horreur, play-station, x-box... les joueurs, surtout les plus jeunes, n’arrivent pas à se fixer des limites, d’où leur présence répétée dans des cybercafés et autres salles de jeux.14 heures. Mardi après-midi. Le soleil brille encore de mille feux. A l’étage, dans un lugubre cybercafé de Rose-Hill, il fait déjà nuit si ce n’est une lumière diffuse ici et là. Une quinzaine de “zombis”, les yeux rivés sur leurs écrans, s’acharnent sur leurs claviers. “C’est comme cela tous les jours.”, précise le préposé à la caisse.

Branchés sur le Net en plein cœur du village global ces jeunes s’amusent à des jeux de stratégie et de simulation en ligne, les fameux Massively Multiplayer Online Role Playing Games. Warren, 14 ans, tente tant bien que mal de gravir les échelons de son World of Warcraft. “Je suis au niveau 3 et cela fait plusieurs jours que je suis sur ce jeu. Pour gagner il faut atteindre le stade 60. J’ai un ami qui, en étant très pro et jouant 6 heures par jour, a accédé au niveau 11 au bout de quatre semaines.” Sauf qu’au même moment où il se prend pour l’elfe de la nuit ses camarades de la Form III bûchent sur un exercice de maths. Totalement investi dans son personnage qu’il a lui-même créé, Warren ne peut plus attendre la fin des cours pour s’adonner à sa passion dévorante. Il s’octroie une à deux jours d’école buissonnière par semaine jusqu’à ce que le pot aux roses soit découvert.

Soudain des cris stridents de victoire. Neuf adolescents devant leur ordinateur respectif, alliés sur le même jeu, ont réussi à combattre l’armée ennemie faite d’internautes des quatre coins du monde. “C’est un phénomène de plus en plus inquiétant à voir le nombre de consultations dans mon cabinet. Y défilent les joueurs passifs comme les hardcore gamers. Les space games et cybercafés sont de véritables échappatoires pour ceux en butte à la crise d’adolescence”, explique Véronique Wan Hok Chee, psychologue. “Le jeune n’est pas le plus aimé à la maison, ni le premier à l’école. Il se retrouve, cependant, le plus grand combattant, le plus grand footballeur, le plus grand coureur de formule 1, bref, le maître du monde à l’aide de ses manettes.”

Ce qui, au départ, n’était qu’une distraction a envahi la vie de certains ados au point de devenir pathogène. “On peut effectivement parler de maladie dans le cas de ceux qui vivent dans le déni de la réalité. Ils ont une conduite de complète addiction. C’est une constante recherche du plaisir à travers le jeu. Ils n’arrivent pas à connaître le sentiment de satiété. On peut faire le parallèle avec la boulimie”, souligne la psychologue. Il faut dire que l’industrie du jeu a trouvé le filon. Son chiffre d’affaires flirte avec les sommets. Elle crée des univers d’une imagination débordante, d’une qualité graphique exceptionnelle, d’un réalisme déconcertant. Pour preuve les Sims où le joueur se crée une famille dont il peut, à souhait, tirer les ficelles.

Chaque joueur trouve son compte parmi une panoplie de jeux d’horreur, d’action, de violence pour PC, play-station et x-box. “Cela peut paraître paradoxal mais ces jeux se rapprochent de très près à des animations qui reflètent la réalité. Nous évoluons dans un monde semi-réaliste au sein d’un univers virtuel. De plus, on a le pouvoir de créer l’Autre et d’avoir le contrôle sur lui. Un vrai gamer arrive à s’immerger complètement dans le jeu. Le parallèle qu’il fait entre son personnage et lui est important”, affirme Sailesh, adepte du jeu de rôle en réseau EverQuest.

L’adrénaline du jeu, Gilles la connaît depuis trois ans. Il vénère son rendez-vous rituel avec cette “addiction” quotidienne et frénétique sans laquelle, dit-il, le vide apparaîtrait dans toute son horreur. Au point où il a franchi le pas de voler Rs 2 000 dans le portefeuille de sa mère pour se payer sa drogue, des heures de jeu dans son cybercafé préféré. “Comme l’insecte attiré par la lumière, je me rendais dans le cybercafé deux à trois fois par semaine pendant les heures de classe avec un t-shirt de rechange dans mon sac. C’est une véritable obsession. On joue toute une journée en s’accordant une pause d’une heure. De toute façon on oublie le temps qui passe. On pouvait être deux comme on pouvait être une vingtaine sur une partie de Warcraft ou de Counter-strike.” L’école a fini par avertir Géraldine, la mère de Gilles des absences répétées de son fils. Une mère complètement anéantie devant la triste réalité.

Elle découvre que son gamin est loin d’être un cas isolé. Se rendant au cybercafé pour réclamer l’argent que Gilles y a laissé, elle découvre une trentaine d’élèves dans les deux salles de billard et d’ordinateurs. A voir les uniformes, aucun type d’école n’est épargné. Elle ne pardonne pas aux professionnels du jeu vidéo. “Il n’y a aucune réglementation pour protéger les joueurs et les jeux sont conçus pour créer la dépendance. D’autre part, je ne comprends pas comment certains propriétaires de cybercafés peuvent accueillir impunément des élèves durant les heures de classe. Tout comme je me demande ce que fait la brigade des mineurs. Il est temps d’agir.”

Peut-être, en faisant que le jeu ne soit pas la chose la plus excitante dans la vie de ces adolescents car alors, quelle bonne raison auraient-ils de vouloir en sortir.







Témoignage d’un “hardcore” repenti

Bruno Jouana, 23 ans.

Je suis tombé dedans à l’âge de six ans. On débute avec le quasi inoffensif game-boy pour finir avec des jeux beaucoup plus accaparants. Une sorte de petite drogue douce qui mène à une beaucoup plus forte. Il faut dire que je suis issu de cette génération qui a grandi avec toutes ces nouvelles technologies qui ne cessent de s’améliorer. Les jeux deviennent plus réalistes et vastes.

Au début, étant enfant unique, le jeu me permettait de tuer le temps. Mais j’ai été vite projeté dans un univers virtuel où tout un monde de possibilités s’ouvrait devant moi. Chaque jour de 18 h 00 à 23 h 00, j’étais vissé à mon siège devant mon ordinateur sans compter les week-ends où je restais plus longtemps. Mon statut d’enfant seul a fait que j’ai été bichonné tout au long de ma vie, recevant tout sur un plateau d’argent. C’est pour cela que je me suis jeté à corps perdu dans le jeu. Quand j’ai quitté la maison familiale, les deux objets que j’ai pris en premier sont mon ordinateur et ma play-station. C’était un lien hautement affectif.

Avec le recul, je réalise que j’ai raté beaucoup de choses. Mes études, ma vie sentimentale et familiale en ont largement souffert. Je délaissais mes parents qui n’osaient rien me dire. Le jeu m’a bouffé mon temps et de l’argent. A l’époque, je dépensais jusqu’à 500 à 600 roupies par semaine. Il faut savoir que c’est une véritable industrie, une pompe à fric. On néglige son corps, on se ruine aussi la santé par manque d’exercice physique. C’est très bien de jouer au foot mais quand ce n’est qu’avec les doigts et les neurones…

Mon salut est venu à la rencontre d’un joueur beaucoup plus invétéré que moi (parce cela existe). Tel un miroir, il me reflétait tous les défauts que ma passion m’empêchait de voir. Heureusement que j’ai eu ce déclic. Je me suis alors imposé un sevrage de quatre mois. Je n’avais même pas le droit de toucher à mon ordinateur. Mais il faut savoir qu’un gamer ne peut pas décrocher totalement. Je réussis néanmoins, maintenant, à faire la part des choses et à profiter des moments précieux que j’ai avec mes parents.


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