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Vieux 11/09/2006, 08h03
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Rambo Morisien
 
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Aquaculture à Mahébourg

AQUACULTURE À MAHÉBOURG
Une deuxième ferme marine pour tripler la production
Forte d’un premier succès, la ferme marine de Mahébourg renforce son infrastructure. Elle investit Rs 140 millions dans une deuxième ferme qui sera opérationnelle en novembre.
Dans la salle d’algues, une eau aux différents tons de vert, bouillonne dans les éprouvettes. Ces algues servent de nourriture aux rotifères.Passer de 600 tonnes par an à 2 000 tonnes de poissons frais… Comment ? En investissant Rs 140 millions dans une deuxième ferme, la première expérience d’élevage de poissons à Pointe-aux- Feuilles, au sud-est de l’île, étant très concluante. Cette deuxième ferme marine de Mahébourg sera opérationnelle au début de novembre.

La ferme marine met déjà en vente environ 200 tonnes de poissons frais par an localement. Elle exporte le reste vers Dubayy, les Etats-Unis, la Suisse et l’Afrique du Sud. D’ici 2008, elle estime que ses exportations passeront à 3 000 tonnes. Et avec une nouvelle ferme, les exportations devraient tourner autour de Rs 500 millions.

Les mêmes espèces de poissons, seront produites dans la deuxième dont l’“ombrine”, le “cordonnier” et la “gueule pavée”. Des recherches sont en cours pour introduire d’autres espèces.

Une usine de traitement sera également aménagée. “Le poisson sera exporté frais et entier sous glace. D’où l’importance de l’usine de traitement et de conditionnement actuellement en construction. Elle répond aux normes européennes. L’investissement dans cette usine est de Rs 80 millions”, ajoute James Ngan, président de la ferme marine de Mahébourg.

L’usine sera opérationnelle en janvier. Elle a une capacité de production annuelle de 2 000 tonnes de poissons de tailles allant de 500 g à 10 kg. En même temps, le nombre d’emplois augmentera d’une centaine pour passer à 185.

La ferme marine de Mahébourg a aussi l’intention de mettre en vente du poisson frais en filets, en darnes et en barquettes, tant pour le marché local que pour l’exportation. “Les rapports de l’Organisation de l’alimentation et de l’agriculture de ces dix dernières années indiquent qu’il y aura un manque de poissons dans le monde, attribué principalement à la hausse de la consommation. Le secteur de l’aquaculture pourra ainsi suppléer à ce manque”, ajoute encore James Ngan.

En effet, la demande mondiale en produits d’origine aquatique est en croissance rapide. Selon les prévisions de l’Organisation de l’alimentation et de l’agriculture, la consommation mondiale individuelle de ces produits devrait passer de 16 kg actuellement à environ 20 kg/an en 2030. A Maurice, cette consommation est déjà d’environ 20 kg par tête d’habitant.


Elevage de poisson du type “barramundi”

Dans le même temps, la population mondiale devrait dépasser les huit milliards d’individus. La consommation totale de poissons s’établirait ainsi de 150 à 160 millions de tonnes. Le rendement maximal constant annuel des prises marines est estimé à 100 millions de tonnes. Ainsi l’essentiel de l’accroissement de l’offre devra par conséquent venir de l’aquaculture.

Autre projet à l’ouest de l’île : Val Farms Ltd qui concerne l’élevage de poissons “barramundi” pour le marché local. L’élevage se fera sur 10 hectares à Canot avec des juvéniles d’Australie et de Singapour.

Le projet est estimé à Rs 15 millions. Il aura une capacité de production de 45 tonnes de poissons au cours de la première année d’opération. L’objectif du promoteur, Mike Koon Po Yuen, est d’atteindre les 120 tonnes au cours de la seconde année. Initialement, il donnera de l’emploi à une dizaine de personnes, mais la main-d’œuvre devrait doubler après deux ans.

Mais, à ce stade, exceptée la réussite de la ferme marine de Mahébourg, les différentes tentatives de développer l’aquaculture pendant ces 25 dernières années sur une grande échelle n’ont pas donné les résultats escomptés.

Un Master Plan pour ce secteur est en préparation par le ministère de l’Agro-industrie. Il va identifier les espèces à commercialiser et les technologies à adopter de même qu’il ciblera les contraintes et les moyens susceptibles d’attirer de l’investissement dans ce secteur. Ce plan devrait être prêt en octobre. La construction de la deuxième ferme marine aura, elle, déjà décollé...
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