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Vieux 01/09/2006, 09h23
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Rambo Morisien
 
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Programme Contre Le Diabète

PROGRAMME CONTRE LE DIABÈTE
Des cliniques spécialisées au centre des discussions
Les professionnels de la santé définissent actuellement les contours du National Service Framework for Diabetes Care. Un plan pour la prévention et le traitement de la maladie.

De nombreux Mauriciens sont atteints du diabète mais ne le savent pas. Ici, un test de dépistage auquel a recours un nombre insuffisant de personnes.Plus de 50 % de la population diabétique ne sait pas qu’elle souffre de cette maladie et seuls 8% des diabétiques sont contrôlés de manière efficace. Une situation pour le moins alarmante que le National Service Framework for Diabetes Care (NSFDC) devrait aider à améliorer. Ce plan stratégique vise à la fois à prévenir la maladie et à la traiter. Les professionnels de la santé se penchent actuellement sur les modalités du plan à l’hôtel La Plantation. Une des propositions dont ils ont discuté hier était la mise en place de cliniques spécialisées pour le diabète.

Le ministre par intérim, Madun Dulloo, précise que le NSFDC est un des projets prioritaires du gouvernement. D’autres projets devraient aussi être discutés lors de cet atelier de travail de deux jours, notamment la création d’un registre national, la mise en place d’un Diabetes Prevention Programme, la nécessité d’“empower” les diabétiques, la révision des “clinical care”, la mise en place de cliniques spécialisées, dont les diabetes and pregnancy clinics, comment trouver les moyens de faire un dépistage précoce pour mieux gérer les complications, un programme de retinal screening, la formation, comment revoir la structure organisationnelle pour les soins, de même que la recherche sur cette maladie à Maurice.

Une fois les pistes de discussions finalisées avec tous les partenaires concernés demain, ce sera aux autorités de faire le suivi pour la mise en place du NSFDC. Le Dr Uvarajen Paratian, président du steering committee sur la Biomedical Research & Technological Innovation au bureau du Premier ministre, qui pilote ce projet, explique qu’“il s’agit de mettre en place un cadre légal et administratif qui chapeautera un plan d’action”.

Ce plan d’action devra toutefois reposer sur quelques piliers. Une étape importante qui doit ainsi être franchie, selon le Dr Uvarajen Paratian, est de faire du test HBA1C une réalité. Il s’agit là d’un meilleur moyen de contrôle, vu qu’il permet de détecter le niveau de glucose dans le sang sur les trois derniers mois. Il est, insiste-t-il, crucial. Cela étant, il coûte assez cher mais, précise-t-il, le Premier ministre n’a pas manqué de donner son soutien au projet.

L’autre axe d’intervention sera une forte mobilisation de la communauté à travers une formation dispensée à toute une série de personnes. “Il nous faut adopter une bottom-top approach et pas l’inverse. Sinon, nous ne réussirons jamais. Il nous faut démystifier cette maladie en encourageant une plus grande participation communautaire.” Un point sur lequel le ministre Dulloo a également insisté lors de son intervention.

Car, outre de démontrer que plus de 50 % des diabétiques ne savent pas qu’ils en souffrent, les chiffres disponibles mettent aussi l’accent sur l’insuffisance de contrôle en ce qui concerne la maladie. Comme seuls 8 % des diabétiques (au nombre de 150 000) sont contrôlés de manière efficace, la NSFDC essaiera aussi d’encourager les autres à un meilleur contrôle.


Dépistages précoces

Les nombreuses complications liées au diabète ont ainsi été rappelées, dont les problèmes rénaux, les risques de maladies cardiovasculaires, la rétinopathie diabétique – qui peut sérieusement affecter la vision sur le long terme –, l’impuissance et des problèmes au pied nécessitant des amputations. Le programme entend aussi cibler les hypertendus et leur faire comprendre la nécessité de faire des exercices physiques et de manger sainement.

Ces deux jours de discussions ont la collaboration de la compagnie Novo Nordisk, un des leaders en matière de soins diabétiques à travers le monde. Elle commercialise plusieurs médicaments de grande importance pour les diabétiques. Le principal intervenant, le Professeur David Owens, est le directeur de la Diabetes Research Unit à Cardiff, en Grande-Bretagne, où il mène des enquêtes cliniques mettant l’accent sur les nouvelles thérapies destinées aux diabétiques. C’est aussi le directeur de Diabetes Research Networks, pour le Pays de Galles, où il a déjà été question d’un National Strategic Framework for Diabetes Care. Racontant cette expérience, David Owens suggère que tous les diabétiques subissent des tests très poussés pour prévenir les complications au tout début de la maladie.

Ces dépistages précoces au niveau des yeux, des pieds et en ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, entre autres, sont impératifs. Ils permettent surtout un suivi régulier pour éviter les amputations, les problèmes aigus aux yeux, etc.

Répondant à cette proposition, un des autres professionnels de la santé présents à cet atelier de travail devait, lui, préciser que Maurice a un handicap majeur : compte tenu du système et du manque de médecins, surtout des spécialistes du diabète – notamment des podologues et autres médecins qui se consacrent uniquement à cette maladie – ce suivi rigoureux est bien moins possible.
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