Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice - Afficher un message - Les Mauriciens qui brillent sur la scéne internationale
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Vieux 06/08/2004, 18h29
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Un Mauricien sur le toit du monde


Stéphane Buckland

Malgré sa quatrième place vendredi soir à Paris, Stéphan Buckland demeure le numéro un mondial du 200 mètres. Un niveau jamais atteint par un fils du sol jusqu’ici. Chapeau bas…

Pas besoin de vous pincer pour en être sur… Vous ne rêvez pas ! Stéphan Buckland est, depuis le 12 juillet, le numéro un mondial du demi-tour de piste au classement de l’IAAF World Rankings, avec un total de 1 326 points.

Fort de ses six derniers meilleurs résultats lors de compétitions internationales, en l’occurrence Mondiaux, Golden League et Super Grand Prix, Stéphan Buckland, 27 ans, s’impose aujourd’hui comme le meilleur spécialiste mondial du 200 mètres.

Notre compatriote succède ainsi à des athlètes de la trempe de Michael Johnson, Frank Fredericks ou encore Ato Boldon. Franchement, un Mauricien numéro un mondial, ça n’arrive pas tous les jours !

Mieux encore, toujours selon l’IAAF World Rankings, dans le sprint court (100 m-200 m), Stéphan Buckland est actuellement le cinquième sprinter de la planète, il devance même l’Américain, Maurice Greene. Impressionnant non ?

Fidèle à sa personnalité, Stéphan Buckland reste très cartésien par rapport à tout ce qui lui arrive cette année. « Je ne #me prend pas trop la tête avec ça ! C’est sûr que c’est formidable d’être numéro un mondial, mais il faut aussi garder en tête que cela peut être éphémère et partir du jour au lendemain », précise-t-il.

Peut-être ne s’accorde-t-il, tout simplement pas le droit d’être trop euphorique pour le moment, car il sait que le véritable objectif reste le rendez-vous athénien, dans vingt jours.


Buckland fait trembler les meilleurs

Depuis le mois de juillet, l’île Maurice a pris l’habitude de voir Stéphan Buckland gagner, faire trembler les meilleurs, à l’exemple du Jamaïcain Assafa Powell, ou encore le champion olympique de Sydney, le Grec Konstadínos Kedéris, ou même le vieux briscard namibien Frank Fredericks.

Et quand les choses se passent moins bien, c’est difficile de l’accepter. Déception vendredi à Paris, lors de la troisième étape de la prestigieuse Golden League où il a pris la quatrième place du 200 mètres ? Peut-être, mais cela n’empêche que Stéphan Buckland réalise son quatrième chrono de la saison et surtout, malgré tout, il conserve son statut de numéro un mondial du demi-tour de piste selon l’IAAF World Rankings.

C’est sûr que Stéphan Buckland affichait la déception, mais elle est davantage d’ordre technique. « J’ai mal couru. C’était une course où je me voyais dans les trois premiers. La machine n’a pas répondu », affirmait-il à chaud, vendredi soir.

Mais, il faut accepter le fait qu’une saison d’athlétisme est aussi une saison en dents de scie. Il y a des hauts et des bas, et quelque part, mieux vaut connaître le pire aujourd’hui pour que demain ne puisse être que meilleur.

D’ailleurs, même Maurice Greene a été battu sur la distance reine, alors qu’il était le grand favori de la course. Mais cela ne remet nullement en cause sa quête de l’or olympique dans une vingtaine de jours…

Il ne faut pas non plus être trop exigeant. Savourons ce moment d’intense émotion en voyant l’un des nôtres au départ des plus prestigieuses courses de la planète, et de surcroît avec sur ses épaules le statut de numéro un mondial. Non, vous ne rêvez pas, c’est bien la réalité…

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